Archive

Posts Tagged ‘Congrès de reims’

jospin à pêté sa durite …

novembre 21, 2008 2 commentaires

Communiqué d’Ariane MNOUCHKINE :

"Dans le socialisme, les ‘néos’, ceux qui ont été contre le vieux et pour le neuf, n’ont pas toujours laissé de très bons souvenirs"
Peut-être certains très jeunes militants socialistes n’ont-ils pas encore l’age, ou les connaissances historiques pour reconnaître toute l’ignominie d’un tel sous-entendu. C’est donc à nous de les éclairer.
À quoi se réfère donc Lionel Jospin? De qui parle-il? Qu’insinue-t-il? À qui compare-il Ségolène Royal, ceux qui l’accompagnent dans son projet et ceux qui votent pour elle? C’est à peine croyable, mais il les compare aux néo-socialistes. Oui, à Marcel Déat, chef de file des néo-socialistes, pacifiste radical, puis fasciste, puis, logiquement, pétainiste et jusqu’à la fin collaborationniste!
Voilà jusqu’où, prisonnier d’une hostilité devenue pathologique, Lionel Jospin pousse l’intoxication. Voilà jusqu’où Lionel Jospin est prêt à aller dans la falsification? Voilà jusqu’où il tente d’entraîner ceux qu’il influence encore.
Socialistes vous devez répondre. Vos amis, vos électeurs aussi sont blessés. Les citoyens attendent de vous une dignité dans le débat. Le combat d’idées oui, l’injure haineuse et mensongère, non.

Ariane Mnouchkine

CONGRES NATIONAL REIMS : TEXTE DE L’INTERVENTION DES "EgalEs"

novembre 19, 2008 Poster un commentaire

CONGRES NATIONAL REIMS

dimanche 16 novembre 2008, par Geneviève Couraud

TEXTE DE L’INTERVENTION DES "EgalEs".

Mes cherEs camaradEs,

Je m’exprime ici à cette tribune du congrès de Reims, au nom des 800 signataires – dont 35 % d’hommes – de la Contribution des "EgalEs" dont les auteures sont avec moi, Yvette ROUDY, Claire DONZEL, Brigitte PERILLIE et Maud OLIVIER.

Nous, les EgalEs venons de toutes les fédérations socialistes.

Si je suis pour ma part signataire de la motion E, notre contribution est, ainsi que nous nous y sommes engagéEs dès le début de notre aventure, trans-motions. D’autres EgalEs se retrouvent dans toutes les motions de notre congrès. Et je salue celles et ceux qui sont présentEs dans cette salle.

Nous parlons ici d’une seule voix.

Ce qui nous réunit, ce que nous voulons, c’est aller vers plus d’égalité entre les femmes et les hommes dans notre parti, dont nous voulons que soit renouvelé à cet égard le mode de fonctionnement .

Et nous avons des propositions à faire !

Bien sûr les femmes sont aujourd’hui présentes à égalité – c’est la loi- dans les Conseils Municipaux et Régionaux, et au Parlement Européen, mais où sont-elles dans les collectivités urbaines (EPCI), où sont-elles dans les Conseils généraux ?

Où sont-elles dans les assemblées parlementaires ?

Et si l’on considère globalement la place des femmes département par département, tous partis confondus, sur 105 départements, 46 ne sont représentés par aucune députée (et le parti socialiste n’y est pas pour rien), 61 par aucune sénatrice, sans compter les 3 départements qui n’ont aucune femme conseillère générale.

Et qu’il s’en trouve un pour n’avoir ni députée, ni sénatrice, ni conseillère générale !

Oui, le P.S. a, quant à lui, fait des progrès, il est ainsi passé en 2007 de 23 femmes députées à l’Assemblée Nationale à 50, il a de même gagné en 2008, 8 sénatrices.

Un progrès, certes… mais ce n’est pas la parité !

Nous pensons, nous les "EgalEs", que nous devons, parce que nous sommes socialistes, donner l’exemple et commencer, au fait, par nous appliquer la parité à nous-mêmes.

Alors, comment ? Rien de plus facile :

en prenant 4 dispositions que nous pouvons mettre en place le temps de deux mandats (2x5ans).
- non-cumul des mandats dans l’espace,
- non-cumul dans le temps (pas plus de trois mandats successifs),
- mise en place d’un dispositif paritaire pour les élections intermédiaires et partielles, et ce dès à présent,
- statut de l’EluE à construire là, tout de suite, maintenant.

Dispositif bien entendu assorti de règles et de sanctions.

Et puis nous voulons en finir en interne de notre parti avec les pratiques archaïques qui sont trop souvent les nôtres. Nous voulons une parité stricte dans nos instances, toutes nos instances, fédérales et nationales.

Nous demandons encore la mise en place d’un Conseil Mixte de l’Egalité – et cela tout de suite, au sortir du Congrès de Reims- fonctionnant comme une instance de vigilance, doté de moyens qui établira des règles de fonctionnement, et veillera à l’application de la parité.

Nous savons très bien que le pouvoir dans notre parti n’est pas là où il devrait être, dans ses instances élues, mais qu’il est dans des cénacles quasi-exclusivement masculins : nous voulons qu’il revienne là où il doit être démocratiquement.

L’histoire nous enseigne que c’est lorsqu’elles sont enfin visibles en politique que la vie des femmes, de toutes les femmes, peut enfin changer dans le bon sens. Et à cet égard, l’arrivée des femmes en politique, ce n’est pas 1944, l’année où le droit de vote leur est enfin accordé, c’est 1965, l’élection au suffrage universel du Président de la République où elles ont enfin été prises en considération parce que formant 53% du corps électoral.

Et c’est justement alors qu’arriveront en 1967, la libéralisation de la contraception, en 1975 la loi qui autorise et encadre l’avortement, puis après 1981, les grandes lois sur l’égalité professionnelle que nous devons à Yvette Roudy, et au gouvernement de Pierre Mauroy.

La trop faible place laissée aux femmes dans les postes de responsabilité et de décision, et donc la médiocre prise en compte des sujets qui les touchent de plus près conduisent notre parti à être absent de toutes les vraies grandes réflexions de l’avenir de notre pays : vieillissement de la population, santé des femmes et des hommes, retraites, éducation des enfants, violences envers les femmes ( vous le savez, 1 femme meurt tous les 2 jours sous les coups d’un homme) travail des femmes, pauvreté.

Et que dire du recul de la laïcité dont Yvette Roudy m’a recommandé de parler, qui nous touche de plein fouet, en particulier dans notre droit à disposer de notre corps ?

Que dire du devenir des associations travaillant dans la sphère des droits des femmes ?

Non, mes chers camaradEs, ce ne sont pas des sujets de "bonnes femmes", ce sont des questions qui concernent les hommes et les femmes ensemble, à égalité.

3 motions ont répondu favorablement à notre interpellation, ce sont les motions B (pôle écologique), E, et F (Utopia), et nous les en remercions.

Nous ne sommes pas loin de penser, mes cheEs camaradEs, que notre élan des EgalEs dépasse le débat fratricide des motions, et nous vous demandons à toutes et tous, à égalité, d’écrire à Reims une nouvelle page de notre histoire socialiste et féministe.

Je vous remercie.

Votez massivement le 20 pour la rénovation du Parti Socialiste !

novembre 18, 2008 Poster un commentaire

Le 20, votez massivement pour Ségolène Royal comme 1er secrétaire national du Parti, David Assouline comme 1er secrétaire fédéral de Paris (professions de foi et appel à voter joints).

C’est la meilleure façon d’effacer le triste spectacle du congrès de Reims et de redonner une chance à notre parti.

A Reims, Ségolène Royal et les représentants de la motion E ont tout fait pour tenter de réaliser le rassemblement des socialistes. Ils ont proposé un texte ouvert qui pouvait être amendé de toutes les contributions non contradictoires souhaités par les autres motions. Ils ont proposé une formulation qui ne laisse aucune ambiguïté sur la nature du parti : un parti de militants ouvert, où chacun trouve sa place et apporte son énergie et ses compétences, sans que le prix de la cotisation ne soit dissuasif. Ils ont proposé une formulation sur les alliances qui ne laisse aucune ambiguïté : la stratégie d’Epinay, toute la stratégie d’Epinay, rassembler d’abord toute la gauche, tendre la main –bien sûr sur la base du programme de la gauche !- aux démocrates, pour gagner face à Sarkozy. Ils se sont heurtés au cynisme, au double langage, aux procès d’intentions des autres motions. Nous avons ainsi assisté au triste spectacle d’éminents responsables socialistes qui rejetaient en pratique la stratégie du Front Populaire, dans lequel la gauche a entraîné à ses cotés le grand parti centriste qu’était le parti radical de l’époque, et celle d’Epinay à travers laquelle François Mitterrand proposait de rassembler toute la gauche et de tendre ensuite la main à ceux qu’il appelait les “libéraux”. Le parti socialiste est menacé de cette maladie qui a tué à petits feux la vieille SFIO : le mollétisme, parler à gauche et agir à droite, le désaccord permanent entre le dire et le faire, qui fait perdre toute crédibilité à un grand parti de gouvernement et de transformation sociale.

Il est encore possible d’éviter cet enfermement et cette dérive. Si Ségolène Royal obtient une majorité dès jeudi, le rassemblement et un nouveau départ seront à nouveau possible. Pas une voix ne doit manquer pour donner cette chance au Parti Socialiste, à la gauche et à celles et ceux qui nous attendent ! C’est notre responsabilité à tous : le 20, votez !

Bien à vous, en amitiés socialistes.
Daniel Assouline

les 8 points d’arguments de la motion E

novembre 17, 2008 4 commentaires

Grande rencontre avec Ségolène Royal et son équipe : Vincent Peillon, Julien Dray, Manuel Valls, Delphine Batho, Aurélie Filippetti, David Assouline, Dominique Bertinotti, Jean-Louis Bianco, etc.

Elle aura lieu :
le mercredi 19 novembre à partir de 19 h 30
au Gymnase Japy
2, rue Japy
75011 Paris
M°Charonne
Bus : 56, 76

Venez très nombreux, et avec tous vos amis, à la veille du jour qui doit changer le Parti socialiste !
Amitiés socialistes,
L’équipe de la motion E

—————–

8 points à diffuser pour argumenter en faveur d’un vote "Ségolène Royal" jeudi prochain :

1- Nous avons conscience du décalage entre ce qui se passe dans le monde, dans le pays et ce qui s’est passé au Parti Socialiste. Cela prouve simplement qu’il faut que notre formation politique change. Change ses codes, ses comportements, ses méthodes. C’est de cela dont les militants vont décider jeudi (et éventuellement vendredi) prochain. Cela prouve aussi que notre formation est vivante et qu’elle débat. Cette vie démocratique doit être mieux accompagnée, moins douloureuse et plus constructive.

2- Ségolène Royal et son équipe ont tout tenté pour rassembler et ils continuent de le faire. Sur le fond, nous avons soumis un document de travail aux autres motions qui explique clairement nos positionnements, nos éventuelles divergences et nos toujours possibles rapprochements.

3- Nous continuons le rassemblement par une proposition très claire : nous associerons tous les talents de toutes les motions pour combattre la droite, pour proposer et pour nous faire entendre, ici en France, mais aussi en Europe et sur la scène internationale.

4- Les militants (de toutes les motions) refusent la personnification du débat et souhaitent le renouvellement profond du Parti, la fin des vieilles méthodes, de l’opacité des tractations, du centralisme de la direction. C’est ce que Ségolène Royal, Vincent Peillon et leur équipe souhaitent également.

5- Ségolène Royal a la volonté de mettre en avant une nouvelle gouvernance de notre parti, renouvelée, rajeunie, resserrée et transparente. C’est une équipe qu’elle met en avant, et non une personne.

6- Cette équipe solidaire qui agira collectivement met en avant à la fois une nouvelle génération (Delphine Batho, Najat Belkacem, Aurélie Filippetti, Vincent Peillon, Manuel Valls, etc.), des élus expérimentés (Jean-Louis Bianco, François Rebsamen, etc.), et des élus de terrain (Éric Andrieu, Dominique Bertinotti, Gérard Collomb, Jean-Noël Guérini, Jean-Jack Queyranne, etc.).

7- Tout au long du congrès, l’équipe de la motion E a joué à chaque fois la carte de la transparence. Ségolène Royal a ainsi annoncé très clairement devant l’assemblée des délégués ce qui allait être dit par les porteurs de notre motion lors de la commission des résolution (la nuit du samedi au dimanche). Cette transparence sera garantie pour toutes les discussions internes de notre parti.

8- Nous sommes fiers d’être socialistes et Ségolène Royal est la première à porter le socialisme du 21ème siècle : nous avons besoin sur certains sujets d’une certaine radicalité, par exemple pour empêcher les licenciements des entreprises largement bénéficiaires recevant d’importantes aides publiques, en les conditionnant. Mais nous savons aussi qu’il faut renforcer l’efficacité économique des entreprises, favoriser un apaisement des relations sociales, créer un environnement général favorable à une activité économique saine. Cela implique de l’ambition, du pragmatisme, des valeurs fortes et n’est pas contradictoire avec le fait d’être ancré à gauche.

II. Vous trouverez ci-dessous 8 orientations proposées par Ségolène Royal et son équipe :

1- Par la clarification de nos procédures, mettre un terme effectif aux échanges violents entre nous quand le vrai combat est face à la droite.

2- Respecter les militants, leurs votes, leur travail, et mettre à profit leurs compétences et ceux des territoires, avec un système ascendant et non descendant au sein du parti.

3- Respecter strictement la parité, et consacrer les 8 millions d’euros d’amende notamment à la baisse de nos cotisations pour les plus démunis (pour avoir demain 400 ou 500 000 militants actifs et bien formés) et pour mettre en place des universités populaires de la connaissance.

4- Ouvrir notre parti à la société pour qu’il en soit le plus représentatif (et ouvert à toutes les diversités), pour le re-connecter à sa base et aux associations.

5- Être à nouveau présent dans toutes les luttes aux côtés des victimes de la politique destructrice de la droite. Par ailleurs, la première initiative que nous prendrons si Ségolène Royal est élue est l’organisation d’un forum global pour discuter en parallèle du G20 avec les forces sociales, associatives, les consommateurs, chefs d’entreprises, etc. pour débattre et acter de nos propositions face à la financiarisation de l’économie et aux dérives de la spéculation.

6- Réussir à fédérer toute la gauche quand cela est nécessaire, comme nous avions réussi à le faire lors de l’élection présidentielle où même Arlette Laguiller avait appelé à voter pour nous.

7- Ne pas avoir peur de constituer un nouveau front populaire (peut-être lors de la prochaine élection présidentielle, si les militants le votent), de la gauche de la gauche aux démocrates, pour mobiliser toutes les forces progressistes face au sarkozysme.

8- Être fiers d’être socialistes. Cela suppose notre fierté des progrès sociaux portés par les socialistes depuis 70 ans : les congés payés, le CNR et Jean Moulin, l’abolition de la peine de mort avec Robert Badinter, le RMI avec Michel Rocard, la CMU avec Martine Aubry, le PACS avec Lionel Jospin et nos victoires locales avec François Hollande. Cela suppose aussi que nous n’avons pas peur d’assumer aujourd’hui le socialisme du 21ème siècle et notre mobilisation constante en faveur des Français, avec nos dizaines de milliers d’élus et de militants qui œuvrent chaque jour pour le progrès social sur leurs territoires.

=> Au moment où la crise financière aggrave les souffrances, ici et dans le monde, la France attend les socialistes. Elle les appelle. Ils doivent répondre, forts, déterminés, audacieux, énergiques et ambitieux pour la France et pour l’Europe.

——–

Amitiés socialistes et bonne campagne !

L’équipe de coordination de la motion E.

la colère de Julien Dray …

novembre 16, 2008 1 commentaire


il a raison sur toute la ligne …

le discours de Segolène Royal à Reims…

novembre 15, 2008 2 commentaires

Le discours de Reims

Segoléne Royal a fait un discours d’envergure ce soir à Reims. Il faudra en premier lieu le diffuser massivement, car la TV Sarkozy à volontairement tronqué les passages applaudis et les passages essentiels – pour tenter une fois de plus de dénigrer l’importance de son influence.

Les discours de Segoléne Royal se font toujours en trois temps – un premier temps de démarrage ou elle se pose … où elle eut paraître maladroite, un peu hésitante, puis un temps ou elle se renforce de plus en plus pour finir dans un temps fort – voir très fort … Ce soir encore elle n’a pas dérogé à la règle.

Et les trois temps de ce soir ont toute leur importance :
Le premier temps use de mots comme "prendre soin du parti", "guérir","fraternité", "réparations" qui font ricaner une partie de la salle – ce ne sont pas des mots qui font parti du vocabulaire des guerriers politiques – mais ce sont les siens et elle y tient car ils symbolisent une autre vision de la politique, celle du respect, de l’entraide, de la fraternité, de l’ouverture. Ces mots se détachent de l’usus traditionnel militant, mais ils sont aujourd’hui essentiels pour dégager une autre voie, une autre attitude, une autre façon de concevoir et de dire la politique. "inversons le rapport de force dans le combat social" …

Le deuxième temps recadre le rôle du parti socialiste hors des querelles, le fait revenir aux urgences du combat social. "le malheur fait son miel de nos impuissances " … elle prône l’ouverture – la représentativité du peuple, son accès à la politique avec une cotisation a prix modique pour l’adhésion du plus grand nombre – il n’y a pas de problème de financement direct avec une telle mesure puisqu’on pourra en plus des financement publics de 20 millions d’euros gagner 8 millions d’euros supplémentaires en appliquant enfin la loi sur la parité – et là ça devient énorme … waou ! Merci Mme Royal ! Merci de rappeller que le PS a préféré payer 8 millions d’euros de pénalité depuis 2002 plutôt que de partager le pouvoir avec les femmes ! Merci !
Elle est lancée … les visages ricanant de tout à l’heure se font graves – Delanoé ne regarde même plus, quand il lève le visage son regard est noir …
"tenir la barre dans un esprit d’équipe et de concertation permanente"
Elle aborde le problème de l’alliance en renvoyant Aubry et Delanoé dans leurs buts – Aubry ne ricane plus … et face à Delanoé Royal affirme qu’elle proposera devant la commission la consulation directe des militants pour trancher sur la question des alliances, ainsi ce faux problème cessera définitivement de servir de pretexte à discorde pour se rassembler autour de la motion E ! Excellent ! Cette annonce est extrêmement applaudie – mais vous ne l’aurez pas au journal de TVSarkozy !!!

A partir de là elle rebondit et aborde sa dernière phase sur le nécessité de regrouper toutes les forces républicaines dès lors qu’il s’agit de contrer des gouvernances de type Sarkozy … là encore très applaudie … la mobilisation démocratique s’impose – elle évoque la création d’un nouveau front populaire – je comprends que TVsarkozy la zappe !
Un grand parti démocrartique et populaire voilà son objectif.

Humaniser le monde, donc changer la France, donc changer la gauche, donc changer le parti socialiste.

Merci !!!!! Merci !!!!! Merci !!!!!

Aubry et Delanoé ne rigolent plus du tout – mais ça vous ne le verrez pas non plus sur TVSarko …

écouter également sur france info l’indignation d’ Edwy Plenel

delanoé s’accroche encore …

novembre 15, 2008 Poster un commentaire

delanoe_640

certaines images valent plus qu’un long discours – je trouve celle-ci prise ce matin à Reims assez éloquante … tout y est : l’expaspération, la crispation, les doigts sont littéralement tordus de rage … quand on sait que son discours était anti-Royal – on comprend de suite à qui ces doigts vengeurs s’adressent …

la lettre de segolène Royal à Benoit Hamon …

novembre 13, 2008 3 commentaires

Cher Benoît,

Notre congrès est un moment fort que nous avons la responsabilité de réussir. Les
militants attendent que nous agissions au mieux, avec un nouvel état d’esprit serein et
confiant.

Je te remercie du climat constructif de notre échange. J’en ai rendu compte à notre
conseil politique et nous t’adressons les précisions suivantes, dans un esprit de
franchise et de recherche de l’unité que les militants attendent.

Tu as évoqué lors de cet entretien, ainsi que publiquement, trois principes qui te
tiennent à cœur, à toi et tes camarades de motion, pour ce congrès : «le
renouvellement », « l’ancrage à gauche », « le refus d’un accord de gouvernement
avec le Modem »
.

Depuis le début de notre débat de congrès, nous avons porté dans notre motion les
thèmes du renouvellement générationnel et de la diversité, ainsi que celui de la
transformation du parti socialiste. Notre motion fait des propositions précises qui
pourront être enrichies par d’autres idées.

Sur l’ancrage à gauche de notre parti, nous avons fait depuis plusieurs mois déjà,
avant même l’aggravation de la crise financière fin août, des propositions qui
témoignent de notre conviction qu’une combativité nouvelle face au libéralisme est
nécessaire et que nos orientations doivent renouer avec un volontarisme dans la
transformation sociale.

Sur la question des alliances, nous tenons une nouvelle fois à lever toute ambiguïté.
Nous n’avons jamais prôné, dans notre contribution puis dans notre motion,  un
« renversement d’alliance » pour la stratégie de rassemblement qui doit être celle du
parti socialiste.

Nous sommes tous socialistes. Des valeurs communes nous rassemblent tous et sont
très fortes. Les militants attendent notre unité autour de ces valeurs. Ils ont voté le 6
novembre. Par leur vote, ils ont affirmé leur désir d’une transformation profonde de
notre parti et leur soif de fraternité et d’unité.

Ils l’ont fait dans un contexte où le monde change, où le libéralisme échoue et où
monte la demande d’un projet de gauche. Face aux souffrances sociales qui
s’accumulent, nos responsabilités ne peuvent plus être différées. Il y a urgence.

Agir pour que les valeurs humaines s’imposent, porter haut l’exigence de justice
sociale et d’émancipation de la personne humaine, c’est depuis toujours l’ambition
des socialistes. Nos valeurs sont d’une vibrante actualité. Le temps est venu d’écrire
une nouvelle page de notre histoire. Celle du socialisme du 21ème siècle.

La France a besoin d’un Parti socialiste à la hauteur des grands choix politiques qui
l’attendent, capable de faire bloc pour s’opposer et proposer.

Le congrès de Reims doit être le point de départ d’un patient et passionnant travail de
reconquête idéologique autour de nos valeurs et de nos idées face à la droite,
d’élaboration programmatique fondée sur une démocratie militante, participative et
active, de mobilisation pour attirer les forces de la jeunesse, les salariés, les
catégories populaires et moyennes et construire un nouveau rapport de force
politique. Un travail considérable nous attend.

Nous avons la ferme volonté de mettre en avant une équipe cohérente, voulant
vraiment rénover et fédérant tous les talents, toutes les intelligences, toutes les
convictions.

Les socialistes peuvent réussir cette transformation nécessaire avec notamment les
grands défis suivants.

1 – Répondre d’abord à l’urgence de la crise financière et sociale

Nombreux sont celles et ceux, personnes âgées, jeunes, salariés précarisés, chefs de
PME qui ressentent durement les conséquences de la crise. Nous devons leur dire
qu’une autre politique est possible. C’est au Parti socialiste de la proposer.

La France entre en récession. Nous devons partout sur les territoires évaluer les effets
de cette crise. Ce bilan, dressé par les fédérations en lien avec les élus locaux, sera le
préalable à l’organisation d’un grand forum global associant le mouvement social,
syndicats, représentants des services publics, salariés en lutte, entrepreneurs,
associations, universitaires, altermondialistes, consommateurs, petits épargnants…

Ce forum global aura une dimension européenne. La réponse à la crise du capitalisme
n’est pas le domaine réservé des cercles technocratiques et des sommets
intergouvernementaux. L’efficacité de la réponse en dépend.

2 – Cinq orientations pour bâtir le socialisme du 21ème siècle

1) La finance doit être au service de l’économie productive et non pas au service
d’elle-même. Et l’économie productive doit être au service de l’épanouissement
humain. Cela suppose un nouvel ordre économique et social juste, contre la précarité
et pour la société du travail bien rémunéré, rééquilibrant le rapport capital/travail.

2) Il faut un Etat préventif et stratège qui change les rapports de force. Distribuer
après coup ne suffit plus. Cela suppose un nouveau modèle de croissance associant
dynamisme économique, politique industrielle, progrès social et écologie.

3) Faire partout le choix écologique de l’excellence environnementale. Urgence
sociale et urgence environnementale sont désormais liées. Cela suppose de favoriser
une croissance sobre qui tienne compte de la rareté des ressources, d’organiser
l’après-pétrole et de promouvoir de nouvelles révolutions technologiques.

4) Oser la démocratie jusqu’au bout et refonder le pacte républicain. Cela suppose de
nouvelles institutions, de nouveaux pouvoirs pour les territoires, une réelle
démocratie sociale et participative, le pluralisme médiatique, l’indépendance de la
justice. Cela suppose d’avoir pour objectif de l’égalité réelle et de reconnaître la
France métissée comme une chance.

5) Réorienter l’Europe pour la relancer.

3 – Faire du Parti Socialiste une force neuve

Notre objectif est de faire du Parti Socialiste le grand parti démocratique, populaire et
de mobilisation sociale dont la France a besoin.

Le respect du vote des militants sera la règle absolue, car c’est la condition première
d’une unité nouvelle des socialistes.

Nous voulons construire un parti de masse. Le montant de l’adhésion ne doit plus être
un obstacle au militantisme qui est d’abord un don de temps.

Des responsabilités seront décentralisées aux fédérations pour que le parti fonctionne
de façon ascendante en s’appuyant sur notre action concrète dans les régions, les
départements et les communes. Des dotations financières plus importantes leur seront
attribuées aux fédérations.
Une université populaire de la connaissance sera créée dans chaque région pour
permettre à tous les citoyens d’accéder à la culture politique qui permet à chacun
d’avoir les outils de compréhension et d’analyse pour intervenir dans les débats
d’idées.

Le parti organisera de nouvelles formes de militantisme : réseaux de solidarité
concrètes, actions en direction des salariés, implantation dans les quartiers, place des
nouvelles technologies, recrutement de nouveaux adhérents etc.

4 – Fédérer la gauche
La stratégie des socialistes a toujours consisté d’abord à rassembler la gauche, toute
la gauche, autour d’un contrat de gouvernement.

Celui-ci doit être préparé par un comité d’action de la gauche, ouvrant la perspective
à terme d’une fédération. Ce comité ouvrira largement ses débats en associant les
militants, en organisant des campagnes de mobilisation et d’actions.

C’est à partir de cette stratégie que les socialistes ont vocation à s’adresser seulement
ensuite à toutes les forces susceptibles de se reconnaître dans le projet socialiste pour
battre la droite.
¤

Tous les sujets sont ouverts et il appartient à la future majorité de notre parti à
laquelle nous souhaitons que toi et tes amis participent, de les faire avancer pour les
appliquer.

Amicalement

Ségolène Royal et les responsables de la motion E

Peillon met les points sur les I …

novembre 12, 2008 Poster un commentaire

Face à l’intox de ces dernières 48h (alliances avec le modem, mise en place d’un front TSS, fuite prématuré de la condidature etc) Peillon recadre le débat …

http://les-4-verites.france2.fr/

Segolène Royal et la Motion E : l’heure du rassemblement est à l’odre du jour … suspense !

novembre 11, 2008 Poster un commentaire

Chers amis,
Vous trouverez ci-joint le document ouvert proposé par Ségolène Royal et l’équipe de la motion E aux représentants des autres motions pour construire la base politique d’un rassemblement majoritaire lors du Congrès de Reims.

Comme vous le constaterez, ce document propose le rassemblement et l’unité du parti socialiste sur la base de sa rénovation, de son ouverture et d’une politique offensive pour en faire le moteur de l’opposition et de l’alternative de gauche à la politique de Nicolas Sarkozy. Il ne donne aucune prise aux procès d’intention que certains ténors socialistes ont cru bon d’étaler dans la presse pour justifier leur souhait d’une alliance excluant Ségolène Royal et la motion E (alliance avec le MODEM, nature du parti).

Ainsi, chacune et chacun est mis devant ses responsabilités. Elles ne sont pas celles d’un clan ou d’une motion, mais celles de chaque socialiste pour doter le pays et tous ceux qui souffrent de la brutalité des choix politiques actuels, de l’outil indispensable à la reconquête et au changement, selon les principes de justice, de solidarité et de redistribution sociales.

Avec mes fidèles amitiés socialistes
Daniel ASSOULINE

75ème CONGRES SOCIALISTE  14, 15 ET 16 NOVEMBRE 2008 à REIMS

POUR L’UNITE ET LE
RENOUVEAU DU PARTI
SOCIALISTE

Document de travail ouvert proposé par Ségolène ROYAL et l’équipe
de la motion E à toutes les autres motions du Congrès de Reims

«  Pour l’unité et le renouveau du Parti Socialiste Les militants ont voté le 6 novembre. Par leur vote, ils ont affirmé leur désir d’une transformation profonde de notre parti et leur soif de fraternité et d’unité. Ils l’ont fait dans un contexte où le monde change, où le libéralisme échoue et où monte la demande d’un projet de gauche. Face aux souffrances sociales qui s’accumulent, nos responsabilités ne peuvent plus être différées. Il y a urgence. Agir pour que les valeurs humaines s’imposent, porter haut l’exigence de justice sociale et d’émancipation de la personne humaine, c’est depuis toujours l’ambition des socialistes. Nos valeurs sont d’une vibrante actualité. Le temps est venu d’écrire une nouvelle page de notre histoire. Celle du socialisme du 21ème siècle. La France a besoin d’un Parti socialiste à la hauteur des grands choix politiques qui l’attendent, capable de faire bloc pour s’opposer et proposer. Le congrès de Reims doit être le point de départ d’un patient et passionnant travail de reconquête idéologique autour de nos valeurs et de nos idées face à la droite, d’élaboration programmatique fondée sur une démocratie militante, participative et active, de mobilisation pour attirer les forces de la jeunesse, les salariés, les catégories populaires et moyennes et construire un nouveau rapport de force politique. Un travail considérable nous attend. Nous proposons de mettre le parti en mouvement autour de quatre grands chantiers destinés à redonner au PS toute sa place auprès des Français. Avec la ferme volonté de mettre en avant une équipe cohérente, voulant vraiment rénover et fédérant tous les talents, toutes les intelligences, toutes les convictions. Tous ensemble, les socialistes peuvent réussir cette transformation nécessaire

. 1 – Répondre d’abord à l’urgence de la crise financière et sociale Nombreux sont celles et ceux, personnes âgées, jeunes, salariés précarisés, chefs de PME qui ressentent durement les conséquences de la crise. Nous devons leur dire qu’une autre politique est possible. C’est au Parti socialiste de la proposer. La France entre en récession. Nous devons partout sur les territoires évaluer les effets de cette crise. Ce bilan, dressé par les fédérations en lien avec les élus locaux, sera le préalable à l’organisation d’un grand forum global associant le mouvement social, syndicats, représentants des services publics, salariés en lutte, entrepreneurs, associations, universitaires, altermondialistes, consommateurs, petits épargnants… Ce forum global aura une dimension européenne. La réponse à la crise du capitalisme n’est pas le domaine réservé des cercles technocratiques et des sommets intergouvernementaux. L’efficacité de la réponse en dépend.

2 – Cinq orientations pour bâtir le socialisme du 21ème siècle
1) La finance doit être au service de l’économie productive et non pas au service d’elle-même. Et l’économie productive doit être au service de l’épanouissement humain. Cela suppose un nouvel 2
ordre économique et social juste, contre la précarité et pour la société du travail bien rémunéré, rééquilibrant le rapport capital/travail. 2) Il faut un Etat préventif et stratège qui change les rapports de force. Distribuer après coup ne suffit plus. Cela suppose un nouveau modèle de croissance associant dynamisme économique, politique industrielle, progrès social et écologie. 3) Faire partout le choix écologique de l’excellence environnementale. Urgence sociale et urgence environnementale sont désormais liées. Cela suppose de favoriser une croissance sobre qui tienne compte de la rareté des ressources, d’organiser l’après-pétrole et de promouvoir de nouvelles révolutions technologiques. 4) Oser la démocratie jusqu’au bout et refonder le pacte républicain. Cela suppose de nouvelles institutions, de nouveaux pouvoirs pour les territoires, une réelle démocratie sociale et participative, le pluralisme médiatique, l’indépendance de la justice. Cela suppose d’avoir pour objectif de l’égalité réelle et de reconnaître la France métissée comme une chance. 5) Réorienter l’Europe pour la relancer.

3 – Faire du Parti Socialiste une force neuve Notre objectif est de faire du Parti Socialiste le grand parti démocratique, populaire et de mobilisation sociale dont la France a besoin. Le respect du vote des militants sera la règle absolue, car c’est la condition première d’une unité nouvelle des socialistes. Nous voulons construire un parti de masse. Le montant de l’adhésion ne doit plus être un obstacle au militantisme qui est d’abord un don de temps. Des responsabilités seront décentralisées aux fédérations pour que le parti fonctionne de façon ascendante en s’appuyant sur notre action concrète dans les régions, les départements et les communes. Des dotations financières plus importantes leur seront attribuées aux fédérations. Une université populaire de la connaissance sera créée dans chaque région pour permettre à tous les citoyens d’accéder à la culture politique qui permet à chacun d’avoir les outils de compréhension et d’analyse pour intervenir dans les débats d’idées. Le parti organisera de nouvelles formes de militantisme : réseaux de solidarité concrètes, actions en direction des salariés, implantation dans les quartiers, place des nouvelles technologies, recrutement de nouveaux adhérents etc.
4 – Fédérer la gauche La stratégie des socialistes a toujours consisté d’abord à rassembler la gauche, toute la gauche, autour d’un contrat de gouvernement. Celui-ci doit être préparé par un comité d’action de la gauche, ouvrant la perspective à terme d’une fédération. Ce comité ouvrira largement ses débats en associant les militants, en organisant des campagnes de mobilisation et d’actions. C’est à partir de cette stratégie que les socialistes ont vocation à s’adresser seulement ensuite à toutes les forces susceptibles de se reconnaître dans le projet socialiste pour battre la droite. »

Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.