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Posts Tagged ‘dictature’

Retraite : les femmes iront donc se faire foutre …

octobre 22, 2010 Poster un commentaire

 

Le Sénat vient d’adopter la Réforme des retraites de la famille Sarkozy … Ras le bol de la DICTATURE !

Naomi Klein : à qui profite le désastre en Haïti …

janvier 26, 2010 Poster un commentaire

Haïti : Naomi Klein, les arrêter avant qu’ils imposent le ’choc’ encore une fois

mercredi 20 janvier 2010, par Primitivi

Une intervention de Naomi Klein jeudi 14 janvier, dans le programme d’Amy Goodman de Democracy Now !, sur les événements d’Haïti et sur ceux qui tirent déjà profit de cette tragédie.

Amy Goodman :
retournons à Naomi Klein. Son commentaire sur ce qui se passe actuellement en Haïti et qui en profite déjà.

Naomie Klein :
Comme je l’ai écrit dans "The Shock Doctrine" ("La doctrine du choc"), ils profitent des crises comme prétexte pour imposer les politiques qu’ils ne peuvent pas mettre en place dans des conditions de stabilité. Durant les périodes de crises extrêmes, les peuples sont assez désespérés pour recevoir une aide humanitaire de toute nature, toute forme de financement, et ils ne se trouvent pas dans une position favorable pour négocier les conditions de cette aide.

Je veux juste faire une petite pause pour lire un document extraordinaire. Je viens juste de le publier sur mon site web [NDT :naomiklein.org]. Le titre est "Haïti : les arrêter avant qu’ils imposent le ’choc’ encore une fois". L’information dont je parle étaient présente il y a encore quelques heures sur le site de l’Heritage Foundation (l’un "think-tank" de l’élite de la classe dominante américaine qui formule les politiques et les idéologies mises en application par les gouvernements US).

"Au milieu de la souffrance, la crise en Haïti offre des opportunités aux États-Unis. En plus de fournir une aide humanitaire immédiate, la réponse des États-Unis face au tragique tremblement de terre donne l’occasion, en plus d’améliorer l’image des États-Unis dans cette région, de restructurer le gouvernement et l’économie d’Haïti qui sont en dysfonctionnement depuis un certain temps". Et le document continue…

Maintenant, je ne sais pas si les choses sont entrain de s’améliorer ou non, parce que ça a demandé 13 jours à l’Heritage Foundation pour sortir 32 propositions néolibérales pour l’ouragan Katrina. Nous avons publié également ce document là sur notre site web. Leurs propositions pour les victimes de la Nouvelle-Orléans étaient d’arrêter les projets de logements publics, de transformer la côte du Golfe du Mexique en une zone franche et de se débarrasser du droit du travail qui oblige les entrepreneurs à payer un salaire minimum à leurs employées. Super, alors cela leur a pris 13 jours avant qu’ils ne fassent cela dans le cas de Katrina. Pour le cas d’Haïti il n’ont même pas attendu 24 heures.

Maintenant, pourquoi je dis que ’je ne sais pas s’ils améliorent les choses’ parce il y a deux heures ils ont enlevé ce document de leur site web. Alors quelqu’un a dû leur dire que ça n’était pas correct. Alors ils ont mis un document beaucoup plus sensible. Heureusement, les journalistes de Democracy Now ! ont réussi à découvrir le précédent document dans le cache de Google. Mais ce que vous trouverez maintenant est beaucoup plus doux "Ce dont il faut tenir compte pendant que nous aidons Haïti" ["Things to Remember While Helping Haiti"]. Et plus bas, il est dit "Pour la démocratie haïtienne et son économie les réformes sur le long terme sont aussi très en retard".

Mais le point important est que nous devons nous assurer que l’aide qui va en Haïti est un don, pas un prêt. C’est absolument crucial. C’est un pays qui est déjà lourdement endetté. C’est un désastre qui, comme le disait Amy, d’un côté est naturel, le tremblement de terre, et d’un autre côté créé, accentué par la pauvreté dans laquelle nos gouvernements ont aidé Haïti à plonger. Les crises, les catastrophes naturelles sont pires dans les pays comme Haïti, par exemple, parce qu’il y a une forte érosion du sol parce que la pauvreté pousse les gens à construire de manière très, très précaire, alors les maisons glissent parce qu’elles sont construites dans des endroits où elles ne devraient pas. Tout ceci est interconnecté. Mais il doit être absolument clair que cette tragédie, qui est en partie naturelle, en partie non-naturelle, ne doit, sous aucune circonstance, être utilisé, un, pour endetter Haïti et deux, pour pousser les intérêts de nos compagnies au travers de politiques corporatistes impopulaires. Et ceci n’est pas une théorie de la conspiration. Ils font cela encore et encore.

Source : Democracy Now ! Naomi Klein Issues Haiti Disaster Capitalism Alert : Stop Them Before They Shock Again
Traduction : Primitivi

Article en provenance de Primitivi

le pompon des bourdes du "président" …

septembre 28, 2009 Poster un commentaire

glané aujourd’hui sur un article du Monde cet extrait à propos de Clearstream :

"C’est le patron des sénateurs UMP, Gérard Longuet, qui a, le premier, mis les pieds dans le plat. " Chacun est présumé innocent tant qu’il n’est pas définitivement condamné", a-t-il dit, rappelant que lui-même avait été relaxé trois fois. Avant d’évoquer le précédent de Michel Poniatowski qui, alors ministre de l’intérieur de Valéry Giscard d’Estaing, avait, en 1976, préjugé coupable Patrick de Ribemont, accusé injustement du meurtre de Jean de Broglie. "Michel Poniatowski (…) avait été menacé d’être renvoyé en Haute Cour de justice", a-t-il rappelé. Deux heures plus tard, M. Longuet, tancé par les conseillers de l’Elysée, a tenté de corriger : "Nicolas Sarkozy a eu une réaction d’homme, j’aurais eu la même", a-t-il temporisé, regrettant de s’être laissé emporter par un "excès d’érudition"."

Notez bien : "Nicolas Sarkozy a eu une réaction d’homme" qu’aurait été un réaction de femme dans la bouche de Longuet, j’aimerai bien le savoir … Et l’"excès d’érudition" ça c’est bien le pompon – la cerise sur le "gâteux"  – je crois que j’ai jamais rien lu d’aussi débile de toute ma vie pour trouver une plate excuse sous la menace … Si Sarkozy avait été capable d’avoir le moindre excès d’érudition en matière de droit il aurait dû fermer sa gueule … point.

Patience … ça finira bien par arriver


le droit d’être laide … ^^ (sequence humour )

août 30, 2009 Poster un commentaire

Après EDVIGE, voici le temps de HERISSON

avril 30, 2009 Poster un commentaire

23.03.2009

Corinne Lepage:

Après EDVIGE, voici le temps de HERISSON

Le projet HERISSON risque de faire couler autant d’encre que le fichier EDVIGE et ce d’autant plus qu’il convient de le rapprocher du projet de loi HADOPI.

De quoi s’agit-il ?

Hérisson signifie Habile Extraction du Renseignement d’Intérêt Stratégique à partir de Sources Ouvertes Numérisées. Un appel d’offres avait été lancé en 2007 par la délégation générale de l’armement avec pour objet, la conception, réalisation et évaluation d’une plate-forme dédiée au traitement des sources ouvertes pour le renseignement militaire d’intérêt stratégique.

Il s’agit en réalité de surveiller tous les réseaux avec des technologies extrêmement poussées permettant le cas échéant de surveiller en réalité tous les acteurs du Web, en dehors de tout contrôle. En effet, le système s’intéresse à tous les contenus qui transitent sur les chats IRC, les mailings liste les forums, les réseaux sociaux, les newsgroups, les flux RSS, les blogs, podcasts, et les systèmes P2P , le système peut également gérer tous les e-mails et tous les formats de telle sorte qu’il n’y a plus aucun secret de la correspondance. Les radios et télévisions sont également visées puisque quel que soit le contenu (texte , image, son et vidéos), Hérisson peut les suivre. Il peut même faire mieux. En effet il accède aux caractéristiques brutes et aux métadonnées d’une image, peut identifier une personne dans une vidéo . Il peut bien sûr reconstituer les liens cachés et prendre ainsi en compte la problématique du Web invisible.

Toutes les informations sont ensuite stockées, mises à jour, archivées et peuvent être exploitées par un moteur multicritère. Ainsi, non seulement les messages, l’image d’une personne pourront être aisément fichée par hérisson mais encore, les liens de cette personne avec d’autres qu’elle aura ou non choisis pourront faire l’objet de toute une série d’extrapolation. Bien sûr, personne ne peut être opposée à ce que la défense nationale ne fasse évoluer ses moyens de contrôle de la sécurité nationale mais la difficulté vient précisément de ce que aucune assurance n’existe bien au contraire que cet immense instrument de contrôle ne sera pas utilisé à d’autres fins. Pensons un instant au nouveau rôle d’internet dans les campagnes politiques !

En réalité, c’est bien une société de surveillance généralisée qui se met en place. Ainsi, rappelons qu’en novembre 2008 Xavier Darcos et Valérie Pécresse avaient chacun lancé, un appel d’offre, respectivement d’un montant de 100.000 et 120.000 euros dont l’objet est «la veille de l’opinion dans les domaines de l’éducation, de l’enseignement supérieur et de la recherche». La veille devait porter sur l’Internet ainsi que sur la presse écrite, les dépêches d’agence de presse, les baromètres études et sondages

Selon le cahier des clauses particulières, il s’agissait notamment d’«anticiper et évaluer les risques de contagion et de crise», d’«alerter et préconiser en conséquence» ou encore de «repérer les leaders d’opinion, les lanceurs d’alerte et analyser leur potentiel d’influence….

Le projet de loi HADOPI qui permet la riposte graduée, est contraire au demeurant à une résolution votée le 10 avril 2008 par le Parlement européen qui "invite la Commission et les États membres à éviter de prendre des mesures qui entrent en contradiction avec les libertés civiques et les droits de l’homme et avec les principes de proportionnalité, d’efficacité et de dissuasion, telles que l’interruption de l’accès à l’Internet."

Lors des Assises du numérique, le président de l’Autorité de Régulation des Mesures Techniques et probable futur président de l’Hadopi s’est dit prêt à mettre en place "un processus de traitement automatisé permettant l’envoi de 10 000 messages d’avertissements par jour". 10.000 messages par jours, ce sont 3,65 millions de messages par an.

Pour les envoyer, il faut connaître l’adresse IP de l’abonné, et demander l’adresse e-mail correspondante au FAI. Pour mettre en oeuvre la riposte, le nom de l’internaute devra être inscrit dans un registre communiqué aux fournisseurs d’accès à internet. Or par le passé, la CNIL n’a autorisé ce type de fichage qu’à la condition expresse que le nom de la personne soit retiré dès lors que le dommage qu’il a causé est réparé Or ici, le fichage reste actif pendant un an, sans que l’abonné n’ait la possibilité de mettre fin au dommage qu’il a causé par sa négligence. Pour cette raison, la CNIL a rendu un avis très réservé sur le projet Hadopi en termes d’opportunité et pour des raisons juridiques en raison de l’absence de proportionnalité entre l’atteinte à la vie privée (collecte de masse d’adresses IP, coupure de l’accès Internet) et le respect du droit de propriété (la protection des ayants droit), via une base de données personnelle monstre.

Ainsi, ce fichage des les internautes qui se met en place vient s’ajouter aux 45 fichiers déjà existants sans compter les 12 qui sont en préparation (contre 34 en 2006). Près de 8 millions de personnes sont aujourd’hui répertoriés dans les fichiers STIC et JUDEX , dont des victimes, des témoins et des personnes innocentées.

Il est clair qu’au nom de la sécurité , qu’elle soit intérieure ou extérieure, nous sommes en train d’entrer dans une société de surveillance généralisée dans laquelle non seulement les organes de contrôle, à commencer par la CNIL n’ont pas les moyens nécessaires pour remplir leur mission, mais de surcroît ne sont pas suivies quand il donne des avis négatifs et ne sont même pas consultés pour les menaces les plus graves comme le projet HERISSON. Il ne reste plus qu’ aux citoyens de défendre leur liberté.

Tribune France-Culture du lundi 23 mars

Message pour L’ignoble Levebvre

avril 20, 2009 Poster un commentaire

Bonjour Frédéric Lefebvre. Nous sommes les Anonymes. Depuis des mois, nous vous regardons. Vos campagnes de désinformation, de décrédibilisation de vos opposants, votre comportement outrancier, tout cela a a attiré notre attention. Vos dernières déclaration sur internet, sur Hadopi et sur Ségolène Royal ont fini de nous convaincre de la nature néfaste de votre influence sur le débat politique.

Les Anonymes ont décidé qu’il fallait vous faire taire. Pour le bien de ce qui croient ce que vous dites, pour le bien de l’humanité, nous allons vous bouter hors du réseau internet et systématiquement contrer vos propos. Sachez que nous sommes un adversaire très sérieux et que nous sommes prêts pour une longue, très longue lutte. Vous ne pourrez pas y échapper.

Vos méthodes, votre hypocrisie et votre grossièreté ont sonné le glas de votre existence médiatique.
Vous ne pourrez plus vous cacher, nous serons partout. Nous ne pouvons pas mourir, nous sommes éternels. Nous sommes chaque jour plus nombreux, uniquement mus par la force de nos idées.
Si vous voulez mettre un nom sur votre nouvel adversaire, appelez-nous légion, car nous sommes nombreux. Vous nous trouvez excessifs ? Nous le sommes beaucoup moins que vous, même si nous utilisons les mêmes méthodes outrancières que celles que vous employez au quotidien.

Sans doute tenterez-vous de nous décrédibilisez auprès du public en lui expliquant que nous vous persécutons. Faites le, l’opinion publique jugera.

Nous ne nous tairons que lorsque vous vous tairez, que vous reconnaitrez que vos propos ne sont que pure démagogie, outrance et provocation destinées à défendre des idées indéfendables.

Internet n’est pas un repaire de voleurs, de violeurs, de pédophiles, ni de terroristes. Internet est un espace de liberté, de résistance et de connaissance.

Notre combat n’est pas mu par la haine.

Nous sommes les Anonymes

Notre nom et légion.

Nous ne pardonnons pas.

Nous n’oublierons pas.

Nous sommes là, nous vous regardons.

Interdiction de parler politique au Jardin des plantes !

avril 11, 2009 Poster un commentaire


A DIFFUSER TRES LARGEMENT

Je suis inquiet, très, très inquiet..

Par Claude-Marie Vadrot,
journaliste à Politis
et chargé de cours à Paris 8 souhaite diffuser largement ce message.

Vendredi dernier, à titre de solidarité avec mes collègues enseignants de l’Université de Paris 8 engagés, en tant que titulaires et chercheurs de l’Education Nationale, dans une opposition difficile à Valérie Pécresse, j’ai décidé de tenir mon cours sur la biodiversité et l’origine de la protection des espèces et des espaces, que je donne habituellement dans les locaux du département de Géographie (où j’enseigne depuis 20 ans), dans l’espace du Jardin des Plantes (Muséum National d’Histoire Naturelle), là où fut inventée la protection de la nature. Une façon, avec ce «cours hors les murs», de faire découvrir ces lieux aux étudiants et d’être solidaire avec la grogne actuelle mais sans les pénaliser avant leurs partiels.

Mardi, arrivé à 14 h 30, avant les étudiants, j’ai eu la surprise de me voir interpeller dés l’entrée franchie par le chef du service de sécurité, tout en constatant que les deux portes du 36 rue Geoffroy Saint Hilaire était gardées par des vigiles…

« Monsieur Vadrot ?
- euh…oui
- Je suis chargé de vous signifier que l’accès du Jardin des Plantes vous est interdit.
- Pourquoi ?
- Je n’ai pas à vous donner d’explication….
- Pouvez vous me remettre un papier me signifiant cette interdiction ?
- Non, les manifestations sont interdites dans le Muséum.
- Il ne s’agit pas d’une manifestation, mais d’un cours en plein air, sans la moindre pancarte.
- C’est non ! »

Les étudiants, qui se baladent déjà dans le jardin, reviennent vers l’entrée, le lieu du rendez vous. Le cours se fait donc, pendant une heure et demie, dans la rue, devant l’entrée du Muséum. Un cours qui porte sur l’histoire du Muséum, l’histoire de la protection de la nature, sur Buffon. A la fin du cours, je demande à nouveau à entrer pour effectuer une visite commentée du jardin. Nouveau refus, seuls les étudiants peuvent entrer, pas leur enseignant. Ils entrent et, je décide de tenter ma chance par une autre grille, rue de Buffon. Où je retrouve des membres du service de sécurité qui, possédant manifestement mon signalement, comme les premiers, m’interdisent à nouveau l’entrée.

Evidemment, je finis pas le fâcher et exige, sous peine de bousculer les vigiles, la présence du Directeur de la surveillance du Jardin des Plantes. Comme le scandale menace il finit par arriver. D’abord parfaitement méprisant, il finit pas me réciter mon CV et le contenu de mon blog. Cela commence à ressembler à un procès politique, avec descriptions de mes opinions, faits et gestes. D’autres enseignants du département de Géographie, dont le Directeur Olivier Archambeau, président du Club des Explorateurs, Alain Bué et Christian Weiss, insistent et menacent d’un scandale.

Le directeur de la Surveillance, qui me dit agir au nom du Directeur du Muséum (où je pensais être honorablement connu), commençant sans doute à discerner le ridicule de sa situation, finit par nous faire une proposition incroyable, du genre de celle que j’ai pu entendre autrefois, comme journaliste, en Union soviétique?:

« Ecoutez, si vous me promettez de ne pas parler de politique à vos étudiants et aux autres professeurs, je vous laisse entrer et rejoindre les étudiants «

Je promets et, évidemment, ne tiendrai pas cette promesse, tant le propos est absurde.
J’entre donc avec l’horrible certitude que, d’ordre du directeur et probablement du ministère de l’Education Nationale, je viens de faire l’objet d’une « interdiction politique ». Pour la première fois de mon existence, en France.

Je n’ai réalisé que plus tard, après la fin de la visite se terminant au labyrinthe du Jardin des Plantes, à quel point cet incident était extra-ordinaire et révélateur d’un glissement angoissant de notre société. Rétrospectivement, j’ai eu peur, très peur…

Source http://www.desirsdavenir.org/le-forum/nouveau-forum-de-soutien/je-suis-inquiet-tres-tres-inquiet-interdiction-politique-dun-prof-

VICTOIRE ! ? Hadopi rejetée à l’Assemblée !

avril 9, 2009 Poster un commentaire

Hadopi rejetée à l’Assemblée !

Paris, le 9 avril 2009 -

L’Assemblée nationale a rejeté le texte, dans un revirement suprenant, lors de la discussion finale sur la loi HADOPI issue de la commission mixte paritaire, avec 15 voix pour et 21 contre. La voix des citoyens et des innombrables critiques1 qui se sont élevé contre ce texte absurde et dangereux aura fini par se faire entendre. Devant une majorité décomposée, elle-même en proie au doute2, le vote à main levé a définitivement rejeté ce texte, contre toute attente.

« Il s’agit d’une formidable victoire pour la démocratie. Ce vote prouve qu’il est encore possible de faire entendre la voix des citoyens. C’est un fantastique exemple de l’utilisation du Net pour contrer ceux qui tentent de le contrôler. Les libertés individuelles n’auront finalement pas été sacrifiées pour tenter de préserver les intérêts corporatistes de quelques industries obsolètes.

La loi HADOPI a été enterré plus tôt que prévu. » déclare Jérémie Zimmermann, co-fondateur et porte-parole de La Quadrature du Net. La Quadrature du Net invite toutefois ses soutiens à rester vigilants. Le rejet de l’HADOPI ne signifie en rien la fin de la volonté de contrôle d’Internet du gouvernement. Il est indispensable de continuer à user de l’intelligence collective et de la puissance du réseau pour rendre hommage à la justice et à la vérité.

Nous allons récolter la tempête … si nous ne faisons rien …

mars 29, 2009 2 commentaires

Cette chanson à bercé mon adolescence … elle n’a pas pris une ride … je ne m’affole plus et j’attends la tempête !

Tarnac : La journée d’hier a été l’occasion de pseudos rebondissements …

mars 27, 2009 Poster un commentaire

Pseudos rebondissements dans l’affaire dite de Tarnac

La journée d’hier a été l’occasion de pseudos rebondissements dans l’affaire dite de Tarnac. Dans un premier temps, un article du journal Le Monde revient à nouveau sur l’enquête judiciaire, une journaliste ayant visiblement eu accès à l’intégralité du dossier d’instruction. Décrivant sur toute une page ce qu’elle y a découvert, elle en arrive à cette conclusion (la même que tous ceux qui ont pu accéder à ces informations) : la justice ne dispose d’aucun élément matériel permettant d’étayer l’accusation "d’association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste". L’article détaille par ailleurs les mesures toujours plus délirantes qui furent mises en oeuvre pour surveiller Julien pendant plusieurs mois : écoutes, caméras dans les arbres, intervention des services financiers, courrier ouvert, filatures, enquêtes de voisinage, etc. Quelques heures après la sortie de cet article, l’accusation s’est fendue d’une brève contre-attaque. "Non non le dossier n’est pas vide" : la police prétend avoir "découvert" plusieurs documents informatiques permettant de légitimer l’accusation de terrorisme : des textes évoquant l’ouvrage "l’Insurrection qui vient", une quittance EDF ("qui aurait pu servir à d’éventuelles falsification"), et un "manuel" de 60 pages (!) expliquant la fabrication de bombes artisanales.

La police et le parquet sont visiblement à la peine pour tenter de relancer l’intérêt pour cette affaire. Personne ne croira sérieusement à la "découverte", sur des ordinateurs saisis il y a 4 mois déjà, de "nouveaux" documents accablants. Il ne faut pas plus de quelques heures pour faire le tour d’un disque dur. Une partie du matériel informatique a d’ailleurs été inspectée durant les gardes à vues. Ces documents sont-ils si crédibles qu’il n’a même pas été nécessaire de les évoquer plus tôt dans l’enquête ? Où découlent-ils de pures falsifications ? Ces basses manoeuvres sont celles d’une accusation visiblement en perte d’arguments. Malgré la grossièreté de telles opérations, il n’en a pas fallu beaucoup plus à certains médias pour relayer cette information "croustillante", participant (encore une fois) pleinement à cette nouvelle opération de propagande qui vise à faire oublier la faiblesse du dossier d’instruction.

La police se délecte : elle a non seulement réussi à réactiver l’imaginaire terroriste (grâce au simple mot "bombe"), mais elle prétend à partir de ces "nouveaux éléments" pouvoir user de cette spécificité française qu’est l’accusation d’"association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste" – qui permet des condamnations préventives sur des présomptions d’intention, même quand aucun acte ne peut être imputé aux inculpés. Gageons que ces pseudo-révélations feront long feu, comme nombre d’éléments dans cette affaire qui, avant d’être totalement décrédibilisés, furent brandis victorieusement par les fins limiers de la SDAT. Il serait d’ailleurs temps que l’accusation cesse de se ridiculiser jour après jour. Rappelons enfin que cette offensive intervient alors que les inculpés ont publié il y a peu une lettre ouverte à leurs juges, et tandis que le pouvoir accentue les opérations répressives dans la crainte de troubles sociaux : poursuites judiciaires à la suite de la manif du 19 mars, lois anti-bandes, réincarcération de Farid, sommet de l’OTAN.

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