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Posts Tagged ‘liberté et internet’

Brigitte Fontaine souhaite un bon anniversaire à Nicolas Sarkozy

janvier 29, 2010 1 commentaire

Frederic Mitterrand n’a pas aimé son bashing : il se venge en publiant illico un nouveau décret pour la presse.

octobre 30, 2009 1 commentaire

extrait de PC Impact :

"La presse en ligne doit modérer tous les commentaires illicites

Un décret, réalisé sous l’impulsion de Frédéric Mitterrand, le ministre de la Culture, et Éric Woerth, le ministre du Budget, vient d’être publié. Ce décret, « pris pour application de l’article 1er de la loi n° 86-897 du 1er août 1986 portant réforme du régime juridique de la presse », comporte dans son article 1 un passage pour le moins étonnant :

Sur les espaces de contribution personnelle des internautes, l’éditeur met en œuvre les dispositifs appropriés de lutte contre les contenus illicites. Ces dispositifs doivent permettre à toute personne de signaler la présence de tels contenus et à l’éditeur de les retirer promptement ou d’en rendre l’accès impossible ;
Le décret ciblant la presse en ligne, les "espaces de contribution personnelle des internautes" sont donc les commentaires et les forums principalement. Et le décret spécifie que l’éditeur doit "retirer promptement" ou "rendre l’accès impossible" aux contenus illicites."
On pouvait dêja déplorer sur les blogs politiques une large pratique de l’autocensure de manière générale et bien évidemment la censure tout court – habilement camouflée derrière un discours souvent un tantinet faux-cul, prétextant qu’ un blog c’est comme chez soi etc … on connait la suite.
Bref.
On a Hadopi également qui va servir à fermer le clapet de pas mal de monde et le dernier décret de Fredo va donner des ailes à tous les modérateurs d’opinion.
Le Post va jouir littéralement ! Et le patron(ne)s de blog trouveront une excuse de plus pour bétonner leur gestes à défaut de savoir argumenter sur le fond ou d’être tout simplement un peu courageux.
J’en profite pour en placer une dernière : Evrard passe dans la presse pour une prédateur incurable, on le décrit comme implacable et froid – C’est un monstre etc … jamais rien de tel n’ à été prononcé pour décrire Polanski par exemple. Mitterrand encore moins. Mitterrand a le droit d’être excité par le marché aux esclaves des bordels thailandais  – Pour Evrard, aucune excuse.  Et c’est pas Evrard qui pourra passer un décret … ça c’est sûr ! ^^

Lire l’article chez MauvaiseHerbe qui vient en écho à mes propos :

Pornographie, rapports sociaux de sexe et pédophilisation
Richard Poulin

"Dans cet article inédit, il rappelle d’abord que la pornographie, et notamment la pornographie pédophile, n’est pas neuve, en revanche ce qui est nouveau, c’est sa visibilité et sa disponibilité dans l’espace public, son explosion commerciale, qui en fait un des secteurs économiques les plus rentables, et plus encore sa banalisation voire sa légitimation."

Postez ici vos commentaires censurés …

octobre 12, 2009 Poster un commentaire

Devant la recrudescence de la censure sur les blogs, Le Post et les wall Facebook – je propose ce billet pour qu’on puise venir y déposer ce qui a été censuré dans la semaine … ça peut donner des éclairages très intéréssants selon les sujets.

LA LIGUE APPELLE À LA DÉSOBEISSANCE CIVILE

septembre 23, 2009 Poster un commentaire

——– LA LIGUE APPELLE À LA DÉSOBEISSANCE CIVILE ————————

La Ligue ODEBI constate sans grand étonnement le vote final du texte de loi
‘Internet et Création’ dit ‘HADOPI’ du nom de l’instance de surveillance
mise en place.

HADOPI est la 4éme loi successives que les internautes subissent depuis 7
ans maintenant. Nous avions eu le projet de loi LSI sous le gouvernement
socialiste de Jospin puis les LCEN, DADVSI sous les gouvernements Villepin et
enfin HADOPI sous Fillion / Sarkozy.

Ces lois n’avaient qu’un seul et unique objectif : contraindre la parole
libre dans des endroits confinés, restreindre et confiner la parole libre,
la mettre sous surveillance et l’empêcher de vivre.

Les droits d’auteur, la pédophilie (pour la LCEN) ou le terrorisme (pour la
LSI et la futur LOPPSI) n’étaient que des prétextes visant à jouer sur les
affects du peuple Français pour lui faire peur et le contraindre à accepter
des privations de libertés indignes d’une démocratie moderne.

Ce n’est pas un combat politique mais philosophique. Ce n’est pas un combat
"de droite" ou "de gauche" mais un combat que chacun, selon ses opinions
politiques, peut comprendre et entamer ; il n’est le monopole d’aucune
inclinaison politique.

La Ligue est en particulier profondément déçue par un personnel politique
médiocre, inadapté à son époque temps et dont les faits et gestes sont
enveloppés d’une odeur nauséabonde de corruption.

Que dire quand nous savons qu’en juillet dernier une petite loi "entre amis"
sauve la vie à la scientologie [1] alors que dans cette même séance les
dernières retouches à la mise en place d’un contrôle de notre vie privée
sont mises en place ou encore quand un député PS passe avec l’accord des
députés UMP un amendement visant à supprimer l’inéligibilité pour
"manquements au devoir de probité ". [2]

Pendant 7 ans, les députés et les sénateurs se sont comportés en
prostituées de luxe à la solde de quelques lobbys rétrogrades et sont
restés sourds aux arguments de la société civile démontrant largement
l’inutilité de ce qu’ils s’apprêtaient à faire.

Nous avons expliqué, débattus et encouragés les internautes à écrire à
nos députés et sénateurs, croyant encore que le sens de l’honneur ou le
simple bon sens suffiraient à faire obstacle à l’absurdité de ces lois
inefficaces, dangereuses et rétrogrades.

Nous, citoyens français, nous sommes fait traiter de Nazis, de collabos,
avons été décrits comme des pédophiles un brin terroristes alors même
que ne nous demandions plus de transparence et d’équité.

Le gouvernement soutient des capitaines d’industrie dépassés et qui n’ont
jamais su s’adapter, à coups de millions d’euros prélevés sur le dos des
contribuables traités de collabos par ces mêmes lobbys

Comment, qu’on soit libéral de droite, libéral de gauche, communiste,
socialiste ou Gaulliste, peut-on continuer à supporter de tels affronts à
l’intelligence.

Comment pouvons-nous expliquer à nos enfants qu’il faut respecter des
institutions qui ne se respectent plus elles-mêmes ?

Nous ne pouvons plus l’expliquer.

Le vote de l’HADOPI marque une rupture fondamentale et durable entre notre
classe politique et les citoyens français.

Ce vote marque la victoire finale de la corruption contre la démocratie dans
ce qui convient d’appeler maintenant la République Banannière de France.

La Ligue ODEBI appelle donc tous les citoyens, quelles que soient leurs
opinions politiques, à la désobéissance civile.

[1] http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/09/14/01016-20090914ARTFIG0

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/09/14/01016-20090914ARTFIG0…

[2] http://www.lemonde.fr/politique/article/2009/09/22/amendement-surprise-d

http://www.lemonde.fr/politique/article/2009/09/22/amendement-surprise-d…

http://www.addtoany.com/share_save?linkurl=http%3A%2F%2Fwww.odebi.org%2Fcontent%2Fla-ligue-appelle-%25C3%25A0-la-d%25C3%25A9sobeissance-civile-0&linkname=La%20Ligue%20appelle%20%C3%A0%20la%20d%C3%A9sobeissance%20civile

hadopi : pas de féminisme possible sans liberté de l’internet ! Il reste 24 h pour convaincre votre député(e)

Paris, le 11 mai 2009 – L’HADOPI sera soumise au vote solennel de l’Assemblée nationale ce mardi 12 mai. En plein « Hadopigate », la pression est très forte sur les députés. Quelques jours après la condamnation du texte par le Parlement européen pour la quatrième fois consécutive, il reste 24h pour appeler les députés et les convaincre de rejeter le texte.

Mode d’emploi pour contacter son député : howto

Après EDVIGE, voici le temps de HERISSON

avril 30, 2009 Poster un commentaire

23.03.2009

Corinne Lepage:

Après EDVIGE, voici le temps de HERISSON

Le projet HERISSON risque de faire couler autant d’encre que le fichier EDVIGE et ce d’autant plus qu’il convient de le rapprocher du projet de loi HADOPI.

De quoi s’agit-il ?

Hérisson signifie Habile Extraction du Renseignement d’Intérêt Stratégique à partir de Sources Ouvertes Numérisées. Un appel d’offres avait été lancé en 2007 par la délégation générale de l’armement avec pour objet, la conception, réalisation et évaluation d’une plate-forme dédiée au traitement des sources ouvertes pour le renseignement militaire d’intérêt stratégique.

Il s’agit en réalité de surveiller tous les réseaux avec des technologies extrêmement poussées permettant le cas échéant de surveiller en réalité tous les acteurs du Web, en dehors de tout contrôle. En effet, le système s’intéresse à tous les contenus qui transitent sur les chats IRC, les mailings liste les forums, les réseaux sociaux, les newsgroups, les flux RSS, les blogs, podcasts, et les systèmes P2P , le système peut également gérer tous les e-mails et tous les formats de telle sorte qu’il n’y a plus aucun secret de la correspondance. Les radios et télévisions sont également visées puisque quel que soit le contenu (texte , image, son et vidéos), Hérisson peut les suivre. Il peut même faire mieux. En effet il accède aux caractéristiques brutes et aux métadonnées d’une image, peut identifier une personne dans une vidéo . Il peut bien sûr reconstituer les liens cachés et prendre ainsi en compte la problématique du Web invisible.

Toutes les informations sont ensuite stockées, mises à jour, archivées et peuvent être exploitées par un moteur multicritère. Ainsi, non seulement les messages, l’image d’une personne pourront être aisément fichée par hérisson mais encore, les liens de cette personne avec d’autres qu’elle aura ou non choisis pourront faire l’objet de toute une série d’extrapolation. Bien sûr, personne ne peut être opposée à ce que la défense nationale ne fasse évoluer ses moyens de contrôle de la sécurité nationale mais la difficulté vient précisément de ce que aucune assurance n’existe bien au contraire que cet immense instrument de contrôle ne sera pas utilisé à d’autres fins. Pensons un instant au nouveau rôle d’internet dans les campagnes politiques !

En réalité, c’est bien une société de surveillance généralisée qui se met en place. Ainsi, rappelons qu’en novembre 2008 Xavier Darcos et Valérie Pécresse avaient chacun lancé, un appel d’offre, respectivement d’un montant de 100.000 et 120.000 euros dont l’objet est «la veille de l’opinion dans les domaines de l’éducation, de l’enseignement supérieur et de la recherche». La veille devait porter sur l’Internet ainsi que sur la presse écrite, les dépêches d’agence de presse, les baromètres études et sondages

Selon le cahier des clauses particulières, il s’agissait notamment d’«anticiper et évaluer les risques de contagion et de crise», d’«alerter et préconiser en conséquence» ou encore de «repérer les leaders d’opinion, les lanceurs d’alerte et analyser leur potentiel d’influence….

Le projet de loi HADOPI qui permet la riposte graduée, est contraire au demeurant à une résolution votée le 10 avril 2008 par le Parlement européen qui "invite la Commission et les États membres à éviter de prendre des mesures qui entrent en contradiction avec les libertés civiques et les droits de l’homme et avec les principes de proportionnalité, d’efficacité et de dissuasion, telles que l’interruption de l’accès à l’Internet."

Lors des Assises du numérique, le président de l’Autorité de Régulation des Mesures Techniques et probable futur président de l’Hadopi s’est dit prêt à mettre en place "un processus de traitement automatisé permettant l’envoi de 10 000 messages d’avertissements par jour". 10.000 messages par jours, ce sont 3,65 millions de messages par an.

Pour les envoyer, il faut connaître l’adresse IP de l’abonné, et demander l’adresse e-mail correspondante au FAI. Pour mettre en oeuvre la riposte, le nom de l’internaute devra être inscrit dans un registre communiqué aux fournisseurs d’accès à internet. Or par le passé, la CNIL n’a autorisé ce type de fichage qu’à la condition expresse que le nom de la personne soit retiré dès lors que le dommage qu’il a causé est réparé Or ici, le fichage reste actif pendant un an, sans que l’abonné n’ait la possibilité de mettre fin au dommage qu’il a causé par sa négligence. Pour cette raison, la CNIL a rendu un avis très réservé sur le projet Hadopi en termes d’opportunité et pour des raisons juridiques en raison de l’absence de proportionnalité entre l’atteinte à la vie privée (collecte de masse d’adresses IP, coupure de l’accès Internet) et le respect du droit de propriété (la protection des ayants droit), via une base de données personnelle monstre.

Ainsi, ce fichage des les internautes qui se met en place vient s’ajouter aux 45 fichiers déjà existants sans compter les 12 qui sont en préparation (contre 34 en 2006). Près de 8 millions de personnes sont aujourd’hui répertoriés dans les fichiers STIC et JUDEX , dont des victimes, des témoins et des personnes innocentées.

Il est clair qu’au nom de la sécurité , qu’elle soit intérieure ou extérieure, nous sommes en train d’entrer dans une société de surveillance généralisée dans laquelle non seulement les organes de contrôle, à commencer par la CNIL n’ont pas les moyens nécessaires pour remplir leur mission, mais de surcroît ne sont pas suivies quand il donne des avis négatifs et ne sont même pas consultés pour les menaces les plus graves comme le projet HERISSON. Il ne reste plus qu’ aux citoyens de défendre leur liberté.

Tribune France-Culture du lundi 23 mars

VICTOIRE ! ? Hadopi rejetée à l’Assemblée !

avril 9, 2009 Poster un commentaire

Hadopi rejetée à l’Assemblée !

Paris, le 9 avril 2009 -

L’Assemblée nationale a rejeté le texte, dans un revirement suprenant, lors de la discussion finale sur la loi HADOPI issue de la commission mixte paritaire, avec 15 voix pour et 21 contre. La voix des citoyens et des innombrables critiques1 qui se sont élevé contre ce texte absurde et dangereux aura fini par se faire entendre. Devant une majorité décomposée, elle-même en proie au doute2, le vote à main levé a définitivement rejeté ce texte, contre toute attente.

« Il s’agit d’une formidable victoire pour la démocratie. Ce vote prouve qu’il est encore possible de faire entendre la voix des citoyens. C’est un fantastique exemple de l’utilisation du Net pour contrer ceux qui tentent de le contrôler. Les libertés individuelles n’auront finalement pas été sacrifiées pour tenter de préserver les intérêts corporatistes de quelques industries obsolètes.

La loi HADOPI a été enterré plus tôt que prévu. » déclare Jérémie Zimmermann, co-fondateur et porte-parole de La Quadrature du Net. La Quadrature du Net invite toutefois ses soutiens à rester vigilants. Le rejet de l’HADOPI ne signifie en rien la fin de la volonté de contrôle d’Internet du gouvernement. Il est indispensable de continuer à user de l’intelligence collective et de la puissance du réseau pour rendre hommage à la justice et à la vérité.

N’attendez pas Hadopi aidez le gouvernement à faire le ménage tout de suite

Organisons le «black-out» du Net français !!! Urgent !!!

février 25, 2009 Poster un commentaire

Paris, le 25 février -

Devant le ridicule d’un gouvernement qui s’entête à vouloir déconnecter du Net des familles entières sans preuves valables ni procès, la Quadrature appelle les citoyens épris de liberté à procéder au « black-out » de leurs sites, blogs, profils, avatars, etc. Comme en Nouvelle-Zélande, seul pays avec la France où la « riposte graduée » devait être imposée par la loi, pour finalement être repoussée : le Net français s’il veut repousser cette loi imbécile et sa « liste blanche » de sites autorisés doit agir et se draper de noir.

La Nouvelle-Zélande était à ce jour le seul autre pays à part la France ou devait être votée une loi aussi stupide que la « riposte graduée » voulue par N. Sarkozy, défendue par C. Albanel dans la loi HADOPI, et bientôt votée à l’Assemblée nationale. Elle vient d’être repoussée grâce à une mobilisation massive, durant laquelle le web néo-zélandais a procédé à son « black-out » volontaire.

« C’est un signal fort qui illustre la bêtise et la dangerosité de cette loi. La "riposte graduée" fera condamner des innocents, sans preuve valable et sans procès. Elle ne fera pas gagner un centime de plus aux artistes et ne changera rien aux problèmes stratégiques et structurels à l’origine de la crise que traversent les industries qui la demandent. » déclare Jérémie Zimmermann, porte-parole de La Quadrature du Net.« Pour aller au bout de cette logique répressive, le gouvernement a déclaré qu’il imposerait de filtrer tous les accès wi-fi publics à une "liste blanche"1 de sites autorisés. Cela n’a pas de sens. Il faut réagir en montrant l’immensité de ce web décidé à ne pas devenir définitivement noir. »

La Quadrature invite tous ses soutiens, individus et collectifs, à :

Peindre leurs sites, blogs, profils, courriers, commentaires ou avatars de la couleur noire du « black-out », au besoin en utilisant les images mises à leur disposition2.
Afficher un message expliquant les motivations de cette protestation contre une loi absurde, inapplicable et dangereuse qui met en péril le web français, l’innovation, et les libertés fondamentales3.

Faire un lien vers le « tableau de bord HADOPI »4 de La Quadrature du Net.
Contacter son député5 pour lui annoncer que l’on a procédé au « black-out » de son espace sur le Net pour protester contre la loi « Création et Internet », lui transmettre le dossier de La Quadrature6 et lui demander ce qu’il en pense.
Inviter ses proches et ses contacts à faire de même.

ajouter sur votre site :

« Cet appel est un hommage rendu aux citoyens néo-zélandais qui ont pu faire entendre la raison à leur gouvernement. Il s’agit d’un remix, d’une réappropriation d’une idée qui, comme la culture, n’existe que pour être partagée. Ce sont ceux qui traitent leurs clients de " pirates " et les députés qui votent leurs lois qu’il faudrait déconnecter !»7

« Le Net s’est fait pour et par ses utilisateurs. Quelques entreprises archaïques et les politiciens qui tentent de le contrôler n’ont toujours pas compris comment fonctionnait le Net. Tous ensemble nous sommes infiniment plus intelligents et puissants qu’eux et devons le leur montrer, agir pour protéger nos libertés et l’architecture ouverte du réseau. » conclut Zimmermann, légèrement courroucé.

1. Voir à ce sujet :
Riposte graduée: une "liste blanche" annonce les heures sombres d’Internet en France – http://www.laquadrature.net/fr/riposte-graduee-une-liste-blanche-annonce-les-heures-sombres-d-internet-en-france

2. Les images sont disponibles ici: http://www.laquadrature.net/fr/HADOPI-blackout-images-bandeaux-boutons-bannieres. Plus d’informations sur la page wiki du « black-out » : http://www.laquadrature.net/wiki/HADOPI_BlackOut

3. Chacun est invité à publier ses messages sur une page wiki dédiée : http://www.laquadrature.net/wiki/HADOPI_BlackOut

4. http://www.laquadrature.net/HADOPI

5. L’outil Mémoire Poltique est disponible pour trouver les coordonnées de son député ainsi que ses prises de position, notamment sur la loi DADVSI: http://www.laquadrature.net/wiki/Memoire_politique. Une page d’aide sur comment contacter son député est également en cours d’amélioration : http://www.laquadrature.net/wiki/HADOPI_contacter-son-depute_HOWTO

6. Le dossier est disponible ici : http://www.laquadrature.net/files/LaQuadratureduNet-Riposte-Graduee_reponse-inefficace-inapplicable-dangereuse-a-un-faux-probleme.pdf , ainsi qu’une note de synthèse de deux pages : http://www.laquadrature.net/files/LaQuadratureduNet-20090207_Riposte-Graduee_inefficace-inapplicable-dangereuse_2pages.pdf

7. Même les militants de l’UMP rejettent massivement cette loi d’un autre âge : http://blog-ump.typepad.fr/blog/2009/02/piratage-moi-non-plus-/comments/page/2/ !

Piqûre de rappel pour tous ceux qui tentent de réguler internet : la Déclaration d’indépendance du Cybermonde de Perry Barlow

janvier 19, 2009 Poster un commentaire

Déclaration d’indépendance du Cybermonde
par John Perry Barlow

écrite à Davos en 1996

HIER, le grand invertébré de la Maison-Blanche a apposé son sceau sur la loi de «réforme» des télécommunications de 1996 (1), tandis que Tipper Gore prenait des photographies numériques de l’événement pour les faire figurer dans un livre intitulé: Vingt-quatre heures dans le cyberespace.

On m’avait demandé de participer, moi aussi, à la rédaction de ce livre en écrivant un texte pour la circonstance. Étant donné le monstrueux traitement que cette loi se propose d’infliger au Net, j’ai décidé que le moment était aussi bien choisi qu’un autre pour apporter un peu d’eau au moulin virtuel.

Après tout, la loi sur la «réforme» des télécommunications (2), adoptée par le Sénat avec seulement cinq voix contre, rend illégal et passible d’une amende de 250 000 dollars le fait de dire «merde» en ligne ou n’importe lequel des sept autres gros mots (3) qu’il est interdit de prononcer dans les médias; ou encore de parler explicitement de l’avortement, ou d’évoquer les diverses fonctions corporelles autrement qu’en termes strictement cliniques.

Cette loi tente de soumettre la conversation dans le cyberespace à des contraintes plus sévères que celles actuellement en vigueur dans la caféteria du Sénat, où j’ai eu l’occasion de dîner plusieurs fois et où j’ai toujours entendu des représentants du Sénat des États-Unis d’Amérique parler en employant des expressions fort colorées et indécentes.

Ce projet de loi a été mis en oeuvre contre nous par des gens qui n’ont pas la moindre idée de ce que nous sommes, ni de la nature de nos conversations. Comme le dirait mon cher ami Louis Rossetto, rédacteur en chef de Wired (4), «c’est comme si des analphabètes venaient vous dire ce qu’il faut lire».

Eh bien, qu’ils aillent se faire foutre.

Ou, plus exactement, qu’ils sachent que nous prenons congé d’eux. Ils ont déclaré la guerre au cyberespace; montrons-leur combien nous pouvons être astucieux, déroutants et puissants pour nous défendre.

J’ai écrit un texte (d’une solennité de circonstance) qui, je l’espère, deviendra l’un des nombreux moyens susceptibles d’y contribuer. Si vous le jugez utile, j’espère que vous le diffuserez aussi largement que possible. Vous pouvez retirer mon nom si cela vous arrange; je ne me soucie vraiment pas d’être mentionné.

J’espère bien, en revanche, que ce cri va résonner dans le cyberespace, en se modifiant, en grandissant et en se dupliquant, jusqu’à ce qu’il devienne un énorme vacarme, à la mesure de cette loi imbécile qu’ils viennent de préparer contre nous.

Je vous donne uneŠ

DECLARATION D’INDEPENDANCE DU CYBERESPACE (5)

Gouvernements du monde industriel, géants fatigués de chair et d’acier, je viens du cyberespace, nouvelle demeure de l’esprit. Au nom de l’avenir, je vous demande, à vous qui êtes du passé, de nous laisser tranquilles. Vous n’êtes pas les bienvenus parmi nous. Vous n’avez aucun droit de souveraineté sur nos lieux de rencontre.

Nous n’avons pas de gouvernement élu et nous ne sommes pas près d’en avoir un, aussi je m’adresse à vous avec la seule autorité que donne la liberté elle-même lorsqu’elle s’exprime. Je déclare que l’espace social global que nous construisons est indépendant, par nature, de la tyrannie que vous cherchez à nous imposer. Vous n’avez pas le droit moral de nous donner des ordres et vous ne disposez d’aucun moyen de contrainte que nous ayons de vraies raisons de craindre.

Les gouvernements tirent leur pouvoir légitime du consentement des gouvernés. Vous ne nous l’avez pas demandé et nous ne vous l’avons pas donné. Vous n’avez pas été conviés. Vous ne nous connaissez pas et vous ignorez tout de notre monde. Le cyberespace n’est pas borné par vos frontières. Ne croyez pas que vous puissiez le construire, comme s’il s’agissait d’un projet de construction publique. Vous ne le pouvez pas. C’est un acte de la nature et il se développe grâce à nos actions collectives.

Vous n’avez pas pris part à notre grande conversation, qui ne cesse de croître, et vous n’avez pas créé la richesse de nos marchés. Vous ne connaissez ni notre culture, ni notre éthique, ni les codes non écrits qui font déjà de notre société un monde plus ordonné que celui que vous pourriez obtenir en imposant toutes vos règles.

Vous prétendez que des problèmes se posent parmi nous et qu’il est nécessaire que vous les régliez. Vous utilisez ce prétexte pour envahir notre territoire. Nombre de ces problèmes n’ont aucune existence. Lorsque de véritables conflits se produiront, lorsque des erreurs seront commises, nous les identifierons et nous les réglerons par nos propres moyens. Nous établissons notre propre contrat social. L’autorité y sera définie selon les conditions de notre monde et non du vôtre. Notre monde est différent.

Le cyberespace est constitué par des échanges, des relations, et par la pensée elle-même, déployée comme une vague qui s’élève dans le réseau de nos communications. Notre monde est à la fois partout et nulle part, mais il n’est pas là où vivent les corps.

Nous créons un monde où tous peuvent entrer, sans privilège ni préjugé dicté par la race, le pouvoir économique, la puissance militaire ou le lieu de naissance.

Nous créons un monde où chacun, où qu’il se trouve, peut exprimer ses idées, aussi singulières qu’elles puissent être, sans craindre d’être réduit au silence ou à une norme.

Vos notions juridiques de propriété, d’expression, d’identité, de mouvement et de contexte ne s’appliquent pas à nous. Elles se fondent sur la matière. Ici, il n’y a pas de matière.

Nos identités n’ont pas de corps; ainsi, contrairement à vous, nous ne pouvons obtenir l’ordre par la contrainte physique. Nous croyons que l’autorité naîtra parmi nous de l’éthique, de l’intérêt individuel éclairé et du bien public. Nos identités peuvent être réparties sur un grand nombre de vos juridictions. La seule loi que toutes les cultures qui nous constituent s’accordent à reconnaître de façon générale est la Règle d’Or (6). Nous espérons que nous serons capables d’élaborer nos solutions particulières sur cette base. Mais nous ne pouvons pas accepter les solutions que vous tentez de nous imposer.

Aux États-Unis, vous avez aujourd’hui créé une loi, la loi sur la réforme des télécommunications, qui viole votre propre Constitution et représente une insulte aux rêves de Jefferson, Washington, Mill, Madison, Tocqueville et Brandeis (7). Ces rêves doivent désormais renaître en nous.

Vous êtes terrifiés par vos propres enfants, parce qu’ils sont les habitants d’un monde où vous ne serez jamais que des étrangers. Parce que vous les craignez, vous confiez la responsabilité parentale, que vous êtes trop lâches pour prendre en charge vous-mêmes, à vos bureaucraties. Dans notre monde, tous les sentiments, toutes les expressions de l’humanité, des plus vils aux plus angéliques, font partie d’un ensemble homogène, la conversation globale informatique. Nous ne pouvons pas séparer l’air qui suffoque de l’air dans lequel battent les ailes.

En Chine, en Allemagne, en France, en Russie, à Singapour, en Italie et aux États-Unis (8), vous vous efforcez de repousser le virus de la liberté en érigeant des postes de garde aux frontières du cyberespace. Ils peuvent vous préserver de la contagion pendant quelque temps, mais ils n’auront aucune efficacité dans un monde qui sera bientôt couvert de médias informatiques.

Vos industries de l’information toujours plus obsolètes voudraient se perpétuer en proposant des lois, en Amérique et ailleurs, qui prétendent définir des droits de propriété sur la parole elle-même dans le monde entier. Ces lois voudraient faire des idées un produit industriel quelconque, sans plus de noblesse qu’un morceau de fonte. Dans notre monde, tout ce que l’esprit humain est capable de créer peut être reproduit et diffusé à l’infini sans que cela ne coûte rien. La transmission globale de la pensée n’a plus besoin de vos usines pour s’accomplir.

Ces mesures toujours plus hostiles et colonialistes nous mettent dans une situation identique à celle qu’ont connue autrefois les amis de la liberté et de l’autodétermination, qui ont eu à rejeter l’autorité de pouvoirs distants et mal informés. Nous devons déclarer nos subjectivités virtuelles étrangères à votre souveraineté, même si nous continuons à consentir à ce que vous ayez le pouvoir sur nos corps. Nous nous répandrons sur la planète, si bien que personne ne pourra arrêter nos pensées.

Nous allons créer une civilisation de l’esprit dans le cyberespace. Puisse-t-elle être plus humaine et plus juste que le monde que vos gouvernements ont créé.

Davos (Suisse), le 8 février 1996.

John Perry Barlow, Cognitive Dissident Co-Founder, Electronic Frontier Foundation Home (stead) Page: http://www.eff.org /~barlow Message Service: 800/634-3542 Barlow in Meatspace Today (until Feb 12): Cannes, France Hotel Martinez: (33) 92 98 73 00, Fax: (33) 93 39 67 82 Coming soon to: Amsterdam 2/13-14, Winston-Salem 2/15, San Francisco 2/16-20, San Jose 2/21, San Francisco 2/21-23, Pinedale, Wyoming¶.

**************************In Memoriam, Dr. Cynthia Horner et Jerry Garcia ***********************

Seule l’erreur a besoin d’un soutien gouvernemental.La vérité sait se défendre elle-même. Thomas Jefferson, Notes sur la Virginie.¶

Notes

*N.d.e. Article posté depuis Davos en Suisse dans un forum de discussion le 9 février 1996.Le message original est archivé à l’adresse suivante: http://www.eff.org/pub/Publications/John_Perry_Barlow/barlow_0296.declaration.Traduit par Jean-Marc Mandosio.

1.N.d.e.Loi de libéralisation du secteur des télécommunications. (R)

2.N.d.e.Le Communications Decency Act (CDA), intégré au Telecommunication Act, visait à censurer certains contenus offensants. De nombreux articles et liens sur cette loi sont disponibles sur le site web de l’Electronic Frontier Foundation (R)

3.N.d.e.Shit, piss, fuck, cunt, cocksucker, motherfucker, et tits. En français châtié: merde, pisse, niquer, chatte, suceur de bite, enculeur de maman, nichons. Un jugement de la Cour suprême datant de 1978 interdisait d’utiliser ces mots à la radio ou à la télévision. Le CDA visait à étendre cette interdiction à l’Internet. (R)

4.Wired:Mensuel américain de la cyberculture largement financé par les géants de l’informatique (R)

5.N.d.e.Barlow, très imprégné par les valeurs de la culture américaine, fait ici explicitement référence à la Déclaration d’indépendance américaine. Sa perception du cybermonde est, au sens propre, celle d’un Nouveau Monde. (R)

6.N.d.e.Barlow fait ici référence à la Netiquette, qui est une sorte de code de déontologie que se sont donnés les internautes : voir Lexique pp.482-483. (R)

7.N.d.e.Les hauts cris de Barlow, et d’autres défenseurs des libertés publiques, ont porté leurs fruits: en juin 1997, après plusieurs mois de bataille juridique, la Cour suprême a jugé la partie du Telecommunications Act concernant l’expression sur l’Internet incompatible avec le premier amendement de la Constitution américaine. (R)

8.N.d.e.Tous ces pays tentaient de contrôler les communications sur l’Internet, d’une manière ou d’une autre et avec plus moins de fermeté, à l’époque où John Perry Barlow a écrit sa «Déclaration d’indépendance». (R)

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