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61% la voie Royal !
Elle fait depuis 2006 les meilleurs scores ! Go 2012 !
Discours de Ségolène Royal
Elections Régionales
Poitiers 21/03/2010
Je remercie chaleureusement toutes celles et ceux qui m’ont renouvelé massivement leur confiance.
J’accueille ce magnifique résultat avec une profonde gratitude. Je le prends comme la reconnaissance du considérable travail accompli avec mes équipes et auquel ont participé tous les habitants de la région qui se sont aussi engagés pendant six ans par leur activité et leurs idées pour faire avancer la région.
J’avais appelé dimanche dernier, à un vote d’espérance. Vous avez répondu, c’est pourquoi je m’engage auprès de chacun et de chacune de vous ainsi qu’auprès de ceux qui n’ont pas voté pour moi à faire tout pour que cette espérance se transforme en action.
Cette unité nous donne un souffle, une nouvelle chance pour accélérer la bataille pour l’écologie, pour les emplois et pour la justice sociale, les trois piliers de notre bon bilan et de notre projet moteurs avec la croissance verte.
C’est aussi une belle victoire des présidents de région de gauche et de leurs équipes. J’ai ce soir pour chacun d’entre eux une pensée très affectueuse.
Les régions ont tenu avec autant de leur force qu’elles le pouvaient leur rôle de rempart contre les effets d’une politique inefficace et injuste. Et le vote d’aujourd’hui montre que notre capacité de résistance a été reconnue.
Il nous appartient désormais de faire en sorte que cette victoire ne soit pas la victoire d’un camp, mais qu’elle soit la victoire pour tout le pays. Nous y parviendrons par l’analyse lucide des résultats de ce scrutin.
Le président de la république et son gouvernement doivent comprendre que leur politique épuise la France et que les Français n’en veulent plus.
Si cette sanction est l’une des raisons de la hauteur de nos scores, il est clair qu’elle a pris, pour la droite, l’allure d’une déroute. Pourquoi ?
Parce que le message du premier tour, qui était un avertissement clair et ferme n’a pas été entendu.
Oui, dimanche dernier les Français ont fait un vote d’avertissement aujourd’hui, c’est une sévère mise en demeure qui est faite au gouvernement de Nicolas Sarkozy.
Le Président de la république, le gouvernement et la majorité parlementaire doivent prendre toute la mesure de cette défaite cinglante et reconnaître leur échec, modifier radicalement leur orientation en renonçant aux régressions que la France subit dans tous les domaines : salaires, emploi, pouvoir d’achat, retraite, santé, éducation, agriculture, logement, service public et sécurité. Tout recule. Tout se précarise et nous ne l’acceptons plus.
Dans ces circonstances, notre victoire n’est ni un dû, ni un triomphe. C’est une responsabilité.
A ceux qui ont peur pour l’avenir de leurs enfants, à ceux qui souffrent, qui endurent, qui tiennent pourtant ; à ceux qui se demandent comment ils boucleront le mois ; à tous ceux qui pensent qu’un bulletin de vote ne sert à rien quand on n’a pas de bulletin de paye décent, à toutes les classes moyennes qui se sentent menacées par le déclassement et à bien d’autre, je dis que nous n’acceptons pas tous ces dégâts, toute cette injustice.
Le peuple français nous envoie aussi un message d’espérance. Sachons le saisir, avec courage, avec enthousiasme.
Il nous demande de rouvrir la route oubliée, la route de la Justice, de l’Egalité, de la Fraternité. Cette route que justement le pouvoir avait cru pouvoir barrer et dans l’indifférence générale. Ouvrons-la, cette route. Prenons-la ensemble tous unis.
A la Gauche à nouveau réunie, les Français, à nouveau, confient leur attente parfois découragée et même désespérée d’une société nouvelle, d’une vie meilleure pour tous. D’une vie qui aurait le droit de s’appeler Vie et pas seulement survie.
Ici dans les régions nous prouvons que la politique est efficace pour s’occuper de la vie quotidienne tout en préparant l’avenir, par la formation, l’éducation l’innovation pour construire un avenir, un Désirs d’avenir à tous et à chacun. C’est ce que j’appelle la morale de l’action.
Par exemple dès demain je vais à nouveau m’atteler à des dossiers urgents qui ont un écho national et qui en disent long sur l’exigence de justice et d’efficacité.
- l’entreprise Heuliez, dans laquelle les ouvriers ne comprennent pas pourquoi un gouvernement qui vient de lancer les états généraux de l’industrie ne trouve pas 20 millions d’euros pour la voiture électrique là où la région en a apporté 5, alors que des milliards ont été déversés sur les banques.
- Les suites de la tempête meurtrière et l’attente des sinistrés qui ne comprennent pas pourquoi après deux visites du Président de la République et une dizaine de ministres, les aides d’urgence ne sont toujours pas arrivées, seule la région ayant apporté des secours immédiats grâce notamment aux dons des autres présidents de Région que je remercie. Si les promesses ne sont pas rapidement concrétisées, on aura la preuve que seule la mise en scène de la détresse a motivé ces déplacements dont le seul coût en hélicoptères et jets privés dépasse aujourd’hui les aides arrivées qui ne sont toujours pas arrivées.
- Je n’accepte pas que les travailleurs de la terre et de la mer soient laissés à l’abandon dans la souffrance de leur disparition annoncée alors que là aussi des promesses ont été faites pour répondre à la crise laitière et la crise de la pêche sans qu’aucun acte concret n’ait suivi.
Oui les Français ont dit aujourd’hui leurs espoirs et leur colère et l’urgence d’en finir avec le fossé qui sépare les discours et les actes. Cela s’appelle la demande de respect. Nous sommes les témoins dans toutes nos régions que tous les talents et les énergies de notre pays peuvent se développer et nous remettre debout, nous faire avancer et relancer la croissance et l’emploi et la mutation écologique. Ici, nous transformons les paroles en actes au plus près des citoyens, nous construisons envers et contre tout, la République du Respect et nous allons continuer.
Ségolène Royal : Le courage de dire « non » !
Par l’équipe de Ségolène Royal
Le conseil constitutionnel a annulé hier soir la taxe carbone. Ségolène Royal salue cette décision, avec laquelle elle est en plein accord, ayant été la première à dénoncer, face au consensus général, ce nouvel impôt « Sarkozy » repeint en vert.
C’était à l’Université d’été de la Rochelle, en Août dernier.
Lors de son discours d’ouverture, elle avait évoqué « un nouvel impôt, injuste insupportable et historiquement décalé », accusant le gouvernement « de faiblesse politique » notamment sur les véhicules électriques en ne donnant pas aux français les moyens de rouler « propre ».
Ségolène Royal plaidait, à contrario, pour une fiscalité écologique juste, qui encourage en priorité les transports propres plutôt qu’une fiscalité punitive qui décourage les consommateurs. Un plaidoyer pour la croissance verte qu’elle met en œuvre dans sa région depuis 6 ans, que ce soit à travers la voiture électrique Heuliez, le plan photovoltaïque ou encore le lycée Kyoto.
Il serait savoureux de nous livrer à une petite revue de presse des déclarations alambiquées ou hostiles qui ont suivi sa prise de position. Rappelons pour mémoire celle de Jack Lang, accusant Ségolène Royal de se livrer à une opération « populiste et opportuniste », ou de Cécile Duflot, la Secrétaire Nationale des Verts qui aujourd’hui , se réjouit de l’annulation de la taxe carbone mais qui, à La Rochelle, dénonçait, sans la citer «la démagogie» de l’ex candidate, Daniel Cohn Bendit lançant même un «Elle est à l’est !»
Aujourd’hui, tout le monde semble avoir retrouvé le Nord sur sa boussole et applaudit. Nous nous en réjouissons. Mais depuis le début, cette taxe était injuste et il fallait le dire .
Elle était injuste car elle assommait les ménages. C’est d’ailleurs en partie sur la base de l’inégalité de traitement entre les ménages et les entreprises que le Conseil Constitutionnel l’a annulée hier soir.
C’est une très bonne nouvelle pour le pouvoir d’achat des français et contre la pression fiscale intolérable exercée par le gouvernement sur les citoyens. Ségolène Royal s’en réjouit.
Une fois de plus, elle démontre que la politique est avant tout affaire de courage, y compris celui de dire "non" à l’injustice face au consensus, aux appareils politiques, et à la machine UMP.
Ce courage de « chercher la vérité et de la dire » comme l’écrivait Jean Jaurès , qui illustre , à nos yeux, la véritable compétence politique .
des nouvelles de Marseille: recul de la parité en 2014, signez et faites signer!
Cher-e-s ami-e-s,
Nous étions nombreuses et nombreux présent-e-s jeudi 10 et vendredi 11/12 à Marseille au Congrès des Régions de France.
Je vais à l’essentiel concernant notre combat paritaire.
Le ministre Hortefeux y a fait une apparition, le temps d’exprimer ses convictions sur la réforme des Conseils Territoriaux à l’horizon 2014. Après avoir salué "les conseillers régionaux" (ce qui lui a valu une belle bronca "Et les conseillères?"), il a gaillardement brossé les contours de son projet de loi dont il a dit : – qu’il n’était pas "propriétaire de chaque alinéa"
- qu’il était "totalement ouvert au dialogue et à la construction positive",
- ou encore: "Je souhaite écouter"?
Ce qui tombait bien! car il y avait à entendre ce jour-là dans les travées du Parc Chanot.
- "Personne ne songe à recentraliser…" a-t-il encore affirmé (quel à propos!) dans la ville de Gaston Defferre.
"Pour la 1ère fois, a-t-il encore ajouté, le train de réformes ne sera pas bouclé après le vote du Parlement, du fait des 3 clauses de "revoyure".
Le vote de la loi est reporté après les élections régionales de mars 2010.
Concernant la parité sujet que visiblement il peinait et retardait à aborder,vu l’électricité de la salle, et qui néanmoins a fini par émerger dans son discours, au milieu des quolibets (et même d’un "macho", vivement tancé par le président Rousset), il n’a pas réussi à emporter l’adhésion de la salle quant à l’avancée paritaire de cette réforme, et a donc choisi de défendre assez mollement la chose.
Ce qui est sûr, c’est que sa venue a mobilisé les conseillers et conseillères présents à Marseille qui ont bien compris les risques du projet de la loi 2014 concernant la parité.
Cher-e-s ami-e-s, il faut absolument continuer à mobiliser les militant-e-s et citoyen-ne-s contre cette réforme injuste, anticonstitutionnelle et antiparitaire qui marque un recul historique de la place des femmes dans la vie politique française.
Nous comptons fortement sur ta mobilisation!
Signez, faites signer:
http://www.parite-en-danger.org
Geneviève COURAUD
"Alerte rouge, parité en danger" la pétition à signer ne ligne
Cher-e-s ami-e-s des EgalEs,
Pour faire suite à la demande de nombreux militants des EgalEs, le texte "Alerte rouge, parité en danger", co-signé par Yvette Roudy, Danièle Bousquet, Françoise Durand et moi-même, qui t’est parvenu il y a quelques jours, est désormais devenu une pétition en ligne sur le site http://www.parite-en-danger.org
Tu peux la signer et la diffuser sans modération à tous tes camarades, tes amis, tes proches, ton réseau, ainsi qu’à la presse de ta région.
Nous sommes tous concernés par ce projet de loi qui marquerait le recul historique le plus important de la place des femmes en politique, jamais enregistré dans notre pays!
Ce texte porte la seule proposition acceptable à nos yeux: que l’élection des futurs conseillers territoriaux se fasse au scrutin proportionnel de liste.
Le combat est loin d’être perdu.
Mobilisons-nous! Mobilisons nos concitoyens! Mobilisons nos parlementaires!
J’attire ton attention sur deux points:
- un point de fond: les "EgalEs", http://www.egales.org, créées à l’occasion du débat préparatoire au Congrès de Reims, est un mouvement transcourant clairement ancré au sein du parti socialiste.
La présente pétition, en revanche, s’adresse bien sûr aux militants et sympathisants socialistes que nous espérons retrouver nombreux parmi les signataires, mais elle s’adresse également à ceux issus de tous les partis politiques, de droite comme de gauche, et encore au delà, aux militants associatifs, et aux simples citoyens.
- un point de forme, la pétition se signe en donnant dans l’ordre NOM et prénom, ainsi que l’indication d’identité que tu voudras bien indiquer (profession, mandat, localisation géographique, association, etc…).
Nous comptons sur toi pour faire avancer notre combat.
Bien amicalement à tous et un grand merci à Fabrizio pour son aide.
Geneviève COURAUD
- En P.J. tu retrouveras l’analyse des effets attendus du mode d’élection prévu par le projet de loi.
- Ci-dessous les références d’un article paru dans le Nouvel Observateur de cette semaine (12-19/11), avec une précision qui a échappé à la journaliste: je ne suis plus déléguée nationale depuis le Congrès de Reims.
http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2349/articles/a412643-.html
Les chèques contraception de Royal ne plaisent pas à Chatel
La présidente de Poitou-Charentes veut distribuer dans les lycées de sa région des chèques contraception pour mineures, malgré l’opposition du ministre de l’Education nationale;
Ségolène Royal va envoyer dans les lycées de sa région Poitou-Charentes des chèques contraception pour mineures, malgré l’opposition du ministre Luc Chatel pour qui l’Education nationale n’a pas à se «substituer» au planning familial.
«Il y a un blocage du ministère de l’Education nationale, de M. (Luc) Chatel» mais «je vais le faire quand même parce que je veux lutter contre les grossesses précoces des filles mineures», avait affirmé Ségolène Royal tôt jeudi à RMC et BFM-TV.
Ces chéquiers seront envoyés «en début de semaine prochaine» et, le cas échéant «donnés par l’intermédiaire des infirmières scolaires», avait ajouté la présidente de Poitou-Charentes.
Ils contiennent des tickets pour «une consultation médicale gratuite», «pour accéder à l’achat de contraceptifs», «pour faire les analyses médicales» et «pour faire une visite de contrôle».
Prévention pour Royal
«On donne bien la pilule du lendemain dans les établissements scolaires, c’est encore mieux de prévenir», selon Ségolène Royal. Elle a rappelé que c’était elle qui, ministre de l’Enseignement scolaire, avait «autorisé les infirmières scolaires» à la «distribuer pour lutter contre les grossesses précoces».
La contraception pour mineures doit permettre à des jeunes filles «de milieux sociaux très, très modestes» de «maîtriser leur avenir», selon elle.
Luc Chatel, ministre de l’Education, a marqué sa ferme opposition: l’Education «n’a pas à se substituer au planning familial, seul autorisé à prescrire des contraceptifs à un enfant mineur», a-t-il dit à l’AFP.
«Nous avons affaire à des élèves mineurs. L’autorité parentale est quelque chose qui compte. L’Education nationale n’a pas à se substituer au planning familial, seul autorisé à prescrire des contraceptifs à un enfant mineur», a déclaré Luc Chatel.
6.000 grossesses précoces
«Dans chaque lycée, existe un conseil d’éducation à la santé et à la citoyenneté qui, avec nos personnels de santé de l’Education nationale, apporte des conseils aux élèves en matière de sexualité», a poursuivi le ministre.
«Désolant», a réagi Ségolène Royal. «Je pense que Luc Chatel devrait reconnaître cette action comme exemplaire et la généraliser dans toutes les régions». «Il est dommage que Luc Chatel ignore que l’Education nationale a déjà comme mission de venir au secours de la détresse des élèves puisqu’une circulaire officielle prévoit déjà la contraception du lendemain», a-t-elle accusé, évoquant «la détresse sociale que représente en France 6.000 grossesses précoces dont 500 en Poitou-Charentes».
Elle fait valoir que l’initiative «adoptée à l’unanimité des conseillers généraux -majorité droite comme gauche- a bien sûr été mise en place en coordination avec le Planning familial, qui est souvent très éloigné des lycées ruraux». Ségolène Royal organise une conférence de presse sur le sujet vendredi à 15h00 à Poitiers.
(Source AFP)
Discours de Ségolène Royal Berlin, le 8 Novembre 2009
Je suis heureuse d’être parmi vous ce soir, afin de célébrer le 20ème anniversaire de la chute du mur de Berlin.
J’aimerais remercier l’Institut de Diplomatie Culturelle, et plus particulièrement son directeur, Mark Donfried, pour son invitation.
Je perçois trois niveaux principaux de signification de la chute du mur de Berlin : le début de la réunification de l’Allemagne, le début de la fin de la Guerre Froide et le début de la réunification de l’Europe.
Je commencerai par les deux premiers niveaux, mais j’insisterai davantage sur le niveau européen puisqu’étant une femme politique française à Berlin, cela me semble être le point le plus essentiel. Cela me permettra d’insister sur un élément majeur de mon engagement politique : le rêve des États-Unis d’Europe. Même si dans mon pays, voire dans mon propre camp, beaucoup ont été surpris de me voir, pendant la campagne des élections européennes, à Athènes avec mon ami George Papandréou, l’actuel Premier Ministre de Grèce, à Nantes avec mes camarades socialistes français, insister encore et encore sur cette idée, je voudrais profiter de l’occasion qui m’est ici donnée, pour l’approfondir.
Certaines dates seront à tout jamais gravées dans le grand livre de l’histoire de l’humanité. Le 9 Novembre 1989, le jour de la chute du Mur de Berlin, est l’une d’entre elles.
Aujourd’hui encore, je me souviens de ce jour. Quelques images me reviennent.
Des visages heureux, des milliers de Berlinois qui marchent, en scandant « Wir sind das volk » : « Nous sommes le peuple ».
Un slogan qui se transforme, au fil des heures, en « Wir sind ein volk » : « Nous sommes UN peuple ».
Tout est dans ce glissement, cette cohésion spontanée, cette fraternisation autour d’un mur qui s’effondre pour réunir l’Allemagne en un seul et unique peuple, comme une digue qui aurait cédé pour libérer une eau trop longtemps retenue. Et tout cela sans un blessé, sans une victime.
Je me souviens des mains qui se tendent, des corps qui se serrent, des familles qui se retrouvent, des concerts improvisés, du grand Miroslav Rostropovitch jouant du violoncelle au milieu des gravats, des groupes qui chantent, dansent, brandissent des drapeaux sur des morceaux de pierre tagués de graffitis, des coups de marteaux qui faisaient tomber ce mur, de tous ceux qui en mettaient un petit bout dans leur poche comme on emporte un bout d’histoire.
Je me souviens de ces toasts improvisés, de cette allégresse, des visages des gardes-frontières est-allemands, partagés entre l’étonnement et l’émotion…
Une foule qui rit … Ein Volk… un seul et même peuple.
Je me souviens de ces journées, que nous suivions, heure par heure, de cet évènement qui paraissait encore impossible quelques mois auparavant.
Rares étaient à l’époque les analystes et les experts en soviétologie qui avaient anticipé ce qu’il advint. A quelques exceptions près, ils expliquaient depuis toujours que, de l’autre côté du rideau de fer, rien ne changerait jamais ; qu’à nouveau et comme toujours la répression s’abattrait ; qu’il ne fallait pas être dupes de M. Gorbatchev, disaient-ils encore en 1989, dont la glasnost et la perestroïka n’étaient que des leurres destinés à désarmer l’Occident. Peu importait que le chef du Kremlin parlât de l’Europe comme d’une « maison commune », qu’il ait organisé pour la première fois des élections pluralistes, qu’Andrei Sakharov siégeât au nouveau Parlement : il était acquis pour ces experts que l’histoire était condamnée à se répéter.
Ceux qui ont sous-estimé l’ampleur des changements introduits par M. Gorbatchev et ceux (souvent les mêmes…) qui lui ont reproché d’avoir été l’apprenti-sorcier du délitement involontaire de l’empire soviétique ont sous-estimé le rôle historique et bénéfique de ce grand dirigeant. Lucide sur l’échec du système soviétique et décidé à le réformer, il eut l’intelligence et le courage de refuser la répression. De cela, nous sommes tous redevables à M. Gorbatchev.
Il y a, dans la chute du Mur de Berlin, l’une des plus belles leçons qui soient. Quelles que soient les circonstances, quelles que soient les rôles plus ou moins avérés des dirigeants soviétiques, américains, allemands, français ou britanniques, il n’y a, au-delà du ballet diplomatique souterrain, au-delà des déclarations publiques, qu’une seule vérité : rien ne peut résister à la force d’un peuple en marche. Aucune dictature, aucun système totalitaire, aucune démocratie dévoyée, ne peut résister à l’élan d’un peuple qui décide, un jour, de dire « NON ».
Tous les régimes pervers s’écroulent grâce à la force et au courage des citoyens.
Tous les régimes démocratiques s’élèvent grâce à la force et au courage des citoyens.
Ce jour-là, j’ai pensé : « Tout est possible. Aucun mur ne peut résister à la détermination d’une poignée d’individus qui sont d’abord quelques gouttes d’eau, puis forment un ruisseau, puis une rivière, puis un océan ».
La chute du Mur de Berlin, précédée, 10 ans auparavant, par la révolte en Pologne du syndicat Solidarnosz, précéda la chute de l’empire Soviétique en 1991.
Le communisme soviétique, cette doctrine détournée, ce dévoiement d’espoir, qui se transforma très vite en tyrannie destructrice de vies humaines, de consciences, de créativité, de liberté, d’égalité, de fraternité, s’écroula en quelques douze années.
Oui, 1989 fut une année mémorable, qui vit le peuple allemand mettre à bas un mur de honte,l’URSS retirer ses troupes d’Afghanistan,la Pologne élire un gouvernement non communiste,l’Afrique du Sud choisir Nelson Mandela pour abattre cet autremur qu’était l’apartheid,Pinochet quitter enfin le pouvoir,le Brésil organiser lui aussi ses premières élections libres depuis 30 ans,la Hongrie ouvrir sa frontière avec l’Autriche et changer de gouvernement,la « révolution de velours » triompher en Tchécoslovaquie,les régimes bulgares et roumains être renversés.
N’oublions pas qu’en Chine aussi, les étudiants et bien d’autres avec eux avaient fait leur cet idéal. Mais là-bas, 1989, ce fut l’instauration de la loi martiale au Tibet et l’écrasement des démocrates de la Place Tien An Men, que nous n’oublierons jamais.
Aujourd’hui, en 2009, le peuple iranien puise aussi son inspiration de la leçon qui nous a été donnée par le peuple allemand de 1989.
En France, cette année-là, nous célébrions le Bicentenaire de notre Révolution. 14 juillet, 9 novembre… nous pouvions rêver d’un monde débarrassé de l’injustice.
Et, dans cette euphorie de liberté, dans cette allégresse dont nous vibrions tous à voir le peuple allemand danser et chanter, nous avons cru, quelques semaines, quelques mois, que le monde allait vraiment changer, que ce monde serait enfin libéré de la scission Est-Ouest, de cette guerre froide.
Mais quelques intellectuels, comme Emmanuel Lévinas, comme toujours visionnaire, nous mirent en garde, au début des années 1990.
Le grand philosophe nous disait : « Attention ! S’il s’agit bien de la fin d’une tyrannie évidente, c’est aussi la fin d’une espérance, même dévoyée. Gare à l’avènement d’un temps sans promesses.»
Une mise en garde prophétique, annonciatrice de la crise que nous vivons aujourd’hui : crise économique, environnementale, éthique, issue incontestablement de ce temps où l’ultralibéralisme et le capitalisme financier se sont mis à confisquer les promesses, à dévoyer les espérances, là où une gouvernance mondiale devrait être capable de servir le progrès de l’humanité.
Oui, le mur de Berlin est tombé, ce mur qui balafrait l’Allemagne depuis Aout 1961.
Le mur de plus de 700 kms de long entre Israël et la Palestine, la barrière électrifiée qui sépare depuis 1953 les deux Corées, celle que l’Inde a érigé à sa frontière avec le Bangladesh, le mur qui sépare les États-Unis du Mexique, le mur de Chypre.
Il existe sur cette planète des dizaines de murs, physiques mais aussi socio-économiques, construits pour se protéger de l’autre, l’enfermer, l’encercler, le maintenir dans un ghetto, l’empêcher de se déplacer.
Ces murs tomberont un jour comme est tombé le Mur de Berlin, par la force des peuples.
Mais ces murs ne sont rien comparés aux barrières infranchissables qui enferment nos décisions. Il est plus facile de faire tomber les barricades que les barrières mentales. Des murs physiques existent mais nous savons également que des murs d’idéologies détournées enferment également le monde : le fanatisme terroriste qui instrumentalise la religion, le fanatisme économique et l’inertie écologique mènent également le monde à sa perte.
Oui, les murs invisibles existent, parfois plus coriaces que les barricades, et ils ne peuvent être abattus que par la volonté politique et par des lois, des droits et des devoirs démocratiquement partagés.
Nous sommes ici à Berlin, ville symbole d’un pays qui a su faire tomber un mur de pierre mais aussi, plus fondamentalement, le mur mental de la tyrannie.
Je ne peux m’empêcher de comparer la chute du mur de Berlin avec la prise de la Bastille, et vous dire encore et encore à quel point est essentielle la fraternité qui lie la France et l’Allemagne.
Depuis 50 ans, nos deux pays avancent main dans la main, dans une union sans cesse renouvelée, qui ne cède jamais, malgré quelques grincements ou quelques enlisements ponctuels.
Quand le mur est tombé, j’étais Députée des Deux Sèvres depuis un an.
Après avoir travaillé pendant 7 ans comme proche collaboratrice auprès du Président de la République française, un homme qui m’a beaucoup appris en politique, qui m’a inspirée, qui avait traversé le chaos du 20ème siècle, qui portait cette histoire et qui l’a incarnée… François Mitterrand.
François Mitterrand et Willy Brandt partageaient le même rêve d’une Europe plus humaine, plus juste et plus inventive.
Et je me souviens de lui, avec Helmut Kohl, hissant si haut le drapeau de la fraternité franco-allemande.
Il y a eu bien sûr cet instant inoubliable, cette réinvention du lien entre nos deux pays, le 22 Septembre 1984, à Verdun.
Je n’oublierai jamais cette image, les deux mains serrées de François Mitterrand et Helmut Kohl, dans un geste si intense de recueillement et de fraternité.
Il y eut aussi ces mots, parmi les derniers que prononça le Président dans sa fonction officielle. C’était ici, à Berlin, le 8 Mai 1995, pour les commémorations du 50ième anniversaire de la fin de la Seconde guerre mondiale.
Ce jour-là, François Mitterrand exprima sa fierté d’être dans votre capitale, pour accomplir l’un de ses derniers actes de Président de la République française, lui qui n’eut de cesse d’œuvrer pour renforcer les liens entre nos deux pays.
« Étrange, cruelle, belle et forte aventure, déclara t-il, que celle de ces peuples frères auxquels il aura fallu plus d’un millénaire pour se reconnaître tels qu’ils sont, pour s’admettre, pour s’unir… pour revenir ensemble à leur propre source ».
C’est exactement ce que je voudrais vous dire ce soir.
Nous voilà, vous et nous, revenus ensemble à notre propre source pour célébrer ensemble la chute d’un mur et la réunification d’un peuple qui plus qu’aucun autre en Europe, a su regarder en face, les yeux grands ouverts, sa propre histoire, sans effacer sa part la plus obscure pour faire vivre et vibrer sa part de lumière sur la scène du monde.
Si l’Europe s’est construite en partie sur le couple franco-allemand, elle est aujourd’hui constituée de 27 Etats membres qui aspirent tous à la démocratie, au partage des richesses, à la création d’une véritable entité politique, forte de ses différences, capable de peser par ses décisions économiques et diplomatiques sur l’avenir de la planète.
A l’échelle de l’histoire, l’Europe politique est encore très jeune et très embryonnaire, même si le Traité de Lisbonne, aussi imparfait soit-il, représente une avancée, avec, naturellement, la création de la fonction de Président du conseil Européen.
Mais nous devons aller plus loin.
L’Europe de la culture, elle, est plusieurs fois centenaire.
Elle est fille des grandes universités médiévales – Bologne, Oxford, la Sorbonne, Cracovie… – entre lesquelles, déjà, on circulait pour partager le savoir et les espérances.
Elle est fille des voyageurs humanistes de la Renaissance.
Fille des Lumières et des controverses qu’elles suscitèrent d’un bout à l’autre du continent.
Fille de la conquête de la liberté de conscience, de pensée et de culte.
Oui, l’Europe de la culture peut être fière de ses siècles de dialogue et de créations. Et lorsque je regarde l’extraordinaire bourgeonnement culturel de Berlin aujourd’hui, après des décennies de suffocation, je suis plus que jamais convaincue de l’importance de la croyance essentielle que nous partageons en tant qu’Européens : la grande question de l’Humanité ne peut être que l’Humanité elle-même.
La chute du mur de Berlin nous oblige à aller encore plus loin maintenant.
Il dépend de nous de relever ce défi formidable : forger une véritable Europe politique.
Oui, nous devons parvenir à une coexistence politique harmonieuse pour porter haut et fort les valeurs de l’Europe, qui fut pendant des siècles l’un des plus grands champs de bataille de l’humanité, qui fut le lieu du crime le plus effroyable de tous les temps, la Shoah, et qui pourrait devenir, contre une part de sa propre histoire, grâce à cette cohésion, et par l’union de ses différences, le continent que j’appelle : « les États-Unis d’Europe ».
J’aimerais m’attarder un peu plus sur cette idée puisqu’elle est, je le sais, l’un des éléments majeurs de notre engagement politique commun. Comme ce fut le cas lors de la campagne européenne, l’opportunité nous est aujourd’hui donnée d’exprimer ce sentiment profond.
Je l’ai porté à Athènes en mai dernier à la conférence sur « L’avenir des Gauches en Europe », conférence organisée par l’actuel Premier Ministre de Grèce, Georges Papandreou, et, comme je vous l’ai dit, j’ai approfondi cette idée pendant la campagne européenne en France, à Nantes.
Le temps est venu de rêver et de penser quelque chose de plus grand que nous.
Le temps est venu pour nous de répondre aux exigences de cette utopie réalisable : les États-Unis d’Europe.
Je sais que cette expression pourrait surprendre, puisqu’elle semble calquée sur le modèle des États-Unis d’Amérique alors que nos nations ne peuvent en aucun cas être comparées aux États américains.
Alors pour ceux qui sont surpris, je rappellerai que de grands penseurs en Pologne, en Italie, en Bulgarie, en Allemagne, et dans toute l’Europe, utilisent cette expression depuis le milieu du 19e siècle. En France, Victor Hugo a utilisé l’expression « les Etats-Unis d’Europe » le 21 Aout 1849, lors du Congrès International pour la Paix à Paris.
Cela ne veut pas dire qu’il s’agit d’une idée du passé, au contraire, cette idée n’a jamais été aussi contemporaine.
« Un jour viendra où les armes vous tomberont des mains, à vous aussi ! /…/ Un jour viendra où vous France, vous Russie, vous Italie, vous Angleterre, vous Allemagne, vous toutes, nations du continent, sans perdre vos qualités distinctes et votre glorieuse individualité, vous vous fondrez étroitement dans une unité supérieure, et vous constituerez la fraternité européenne. Un jour viendra où les balles et les bombes seront remplacés par les votes et par le suffrage universel des peuples. »
Alors que l’on voit dans l’ombre des conciliabules pour faire émerger le futur Président du conseil européen, j’aimerais paraphraser Victor Hugo et dire qu’un jour viendra, j’en suis certaine, où le Président des États-Unis d’Europe sera élu au Suffrage Universel direct.
Oui, je crois que la crise sans précédent que nous traversons nous oblige à redéfinir la manière dont nous pouvons construire ensemble une Europe à visage humain qui nous unifierait.
Il dépend de nous de constituer une zone économique juste, pour créer de la richesse, pour la redistribuer et pour réguler le capitalisme financier.
Il dépend de nous de faire exister ce modèle social, déjà parfaitement opérationnel dans les pays du nord de l’Europe qui allie création de richesse et justice sociale.
Il dépend de nous de respecter chaque culture, chaque croyance et leurs différentes identités.
Il dépend de nous de réconcilier le citoyen avec cette Europe qui semble si lointaine, si technocratique, si abstraite. Une Europe qui paraît surtout si étrangère à la souffrance de ses ouvriers, massivement licenciés dans le flot des délocalisations. Une Europe qui paraît si lointaine de ses classes moyennes, qui se demandent si elles vont elles aussi perdre leurs emplois. Une Europe qui paraît si étrangère à sa jeunesse, frappée, plus que toute autre catégorie, par le chômage et par le désespoir.
Oui, l’Europe doit changer. Mais l’Europe peut changer. N’oublions pas que l’Europe est un continent de créativité, la première puissance économique du monde, avec des travailleurs et des entreprises dynamiques, avec une population plus élevée que celle des États-Unis d’Amérique, et un mode de vie espéré par le reste du monde.
La dernière fois que je suis venue à Berlin, c’était en mars 2007, pendant la campagne présidentielle française. J’ai rencontré la Chancelière Angela Merkel. A cette époque, Airbus annonçait des plans de licenciements de milliers d’ouvriers en France et en Allemagne. J’avais à défendre les intérêts des ouvriers français, et, bien sûr, la Chancelière Merkel avait à défendre les intérêts des ouvriers allemands. Mais je me souviens très bien que, durant notre discussion, nous sommes parvenus à dépasser la contradiction de nos intérêts nationaux et à poser les bases d’une solution européenne qui prendrait en compte notre intérêt général commun. Ce que je veux dire, c’est que, aujourd’hui, la puissance de l’argent est plus forte que des nations divisées, et que nous devons unir nos forces pour nos citoyens.
Et nos peuples le savent déjà très bien, et ils ont déjà très souvent fait avancer cette idée. Par exemple, quand, en avril de cette année, les ouvriers français de Continental sont allés à Hanovre pour manifester avec les ouvriers allemands de Continental, c’était un acte concret de fraternité européenne. Aujourd’hui, c’est notre devoir de réconcilier ces citoyens avec l’Europe politique.
Réconcilier les citoyens avec l’Europe et les valeurs de progrès et d’humanisme, c’est établir à l’échelle européenne la démocratie participative, l’implication, trop souvent perçue comme tentaculaire, des 27 pays de l’Union.
Au-delà des référendums et des consultations populaires, c’est à nous d’impulser dans nos régions, nos départements, nos villes, nos pays, cette démocratie participative qui s’impose jour après jour comme une évidente nécessité. Oui, la démocratie participative est le moyen essentiel pour créer une cohésion entre les citoyens, entre les pays, et pour créer ce sentiment d’appartenance à une entité commune appelée Europe.
Oui, refaisons le chemin vers ces citoyens qui ont perdu confiance dans l’Europe, tendons-leur la main, organisons des scrutins participatifs, des budgets participatifs, des référendums, des jurys citoyens pour évaluer les décisions publiques.
Et enfin, nous devons réconcilier l’Europe avec le monde.
L’Europe doit jouer un rôle dans les grands conflits et les grands enjeux de notre temps. L’Europe doit jouer un rôle au Proche-Orient, en Irak et en Afghanistan. L’Europe doit imaginer et créer un véritable partenariat avec l’Afrique, l’Asie et l’Amérique Latine. L’Europe doit aider le peuple iranien à s’émanciper. L’Europe doit participer à la mise en œuvre de la paix au Proche-Orient et à la création de deux Etats qui coexistent dans le respect mutuel.
Nous devons approfondir et renforcer notre partenariat avec l’Inde qui est la plus grande démocratie du monde.
Nous devons être solidaires du milliard d’êtres humains qui vivent en-dessous du seuil de pauvreté, avec moins de 2 dollars par jour.
L’Europe doit jouer un rôle dans la zone pacifique, dans ce conflit larvé qui oppose la Corée du Nord à tous les pays de la zone, à commencer par la Corée du Sud et le Japon.
Nous devons adopter l’attitude adéquate pour faire progresser les Droits de l’Homme en Chine, en Birmanie, ou encore dans certains Etats africains, partout où les valeurs universelles sont menacées.
Nous devons avoir une position claire vis-à-vis de la Russie, partagée entre son rêve de gloire passée, sa méfiance à l’égard de l’Occident mais aussi son désir d’être un acteur plein et entier de la scène mondiale.
Dans ce monde multipolaire, agité par des convulsions permanentes, ce monde anxieux et dangereux, l’Europe peut jouer un rôle exemplaire avec une politique de solidarité et d’exemplarité.
Un proverbe asiatique dit qu’il vaut mieux faire 1 pas ensemble que 10 pas tout seul.
Je ne crois pas au choc des civilisations. Je ne suis pas non plus une déclinologue. Je crois que l’élection de Barack Obama, il y a un an, à la tête de la plus grande puissance du monde, a créé naturellement un espoir immense mais a aussi démontré que les peuples sont toujours en avance sur les puissants, que les peuples sont prêts à entendre un langage de raison, de sagesse, d’union, que les peuples n’aspirent qu’à une seule chose : la paix là où les gouvernants veulent parfois la guerre.
Je ne crois pas au choc des civilisations, ce fantasme qui voudrait que l’histoire soit déjà écrite, que la complexité des cultures, des religions et des peuples soit cartographiée, classifiée, et mène inévitablement à la confrontation.
Si le monde danse sur un volcan, il est possible de ne pas réveiller le volcan en marchant sur sa crête.
Il dépend de nous de créer une diplomatie dynamique, fondée sur un dialogue constructif, sans rien céder sur nos valeurs mais dans un total respect de l’autre. La diplomatie européenne devrait s’adresser avant tout aux peuples tels qu’ils sont pour ne pas se lancer dans d’arrogants monologues.
Et même si les résultats tardent à venir, il faut persévérer, et persévérer encore. Abraham Lincoln avait une règle dans la vie : « Je marche lentement mais je ne recule jamais ». Voilà l’une des clés. La persévérance. Il est certes plus facile de coaliser sur la haine de l’autre, de jouer avec les pulsions les plus basses, qui flattent le nationalisme et le racisme. Il faut du courage pour réunir sur l’humanisme, la bienveillance et le respect.
Hé bien je crois, moi, à cette diplomatie en Europe. Si l’Europe sait se départir d’une certaine prudence et se présenter unie sur la scène internationale, alors l’Europe, porteuse des valeurs des Lumières, jouera un rôle majeur dans la résolution des conflits actuels.
Nous pouvons y croire grâce à ce jour, le 9 novembre 1989, où un peuple entier a pu faire tomber un mur de béton, un mur idéologique, un mur de colère, sans verser une seule goutte de sang et en scandant « Wir sind das Volk » : « Nous sommes LE peuple ».
Oui, je crois à l’Europe des peuples. Et c’est pour cela que je crois aux États-Unis d’Europe.
Nous ne pouvons plus nous permettre d’attendre. Chacun de nous, à son niveau, doit contribuer, dès aujourd’hui, à réaliser cette idée. Ce doit être la tâche de notre génération, de votre génération, jeunes gens, et je n’en imagine pas de plus grande. C’est pourquoi, j’ai pour ma part engagé, dès le 18 mai, avec Stéphane Hessel, une réflexion approfondie qui aboutira dans les prochains mois à des propositions concrètes pour faire avancer le projet des États-Unis d’Europe.
J’ai décidé de faire avancer le rêve des Etats-Unis d’Europe d’une manière très concrète, en confiant à une personnalité renommée et irréprochable une mission d’étude sur le projet des Etats-Unis d’Europe, qui réunira des think tanks européens – et j’espère le vôtre –, avec des citoyens, des syndicalistes, avec des élus, des artistes, des chercheurs, des juristes, et des journalistes européens.
Nous mènerons cette mission avec notre think tank, Désirs d’Avenir, en association avec toutes les personnes de bonne volonté qui souhaitent véritablement le changement.
Désirs d’Avenir organisera une Université Populaire Participative à Paris pour échanger nos regards européens, première étape d’une longue série de dialogues que nous mènerons durant toute l’année 2010 pour réaliser le rêve de Victor Hugo, qui est, j’en suis certaine, le rêve de bon nombres d’entre vous dans cette salle.
Je voudrais conclure sur une note plus personnelle. Lorsque j’étais enfant, je vivais en Lorraine, à l’Est de la France. Entre la guerre de 1870 et la Première Guerre mondiale, la Lorraine était une région allemande. C’est une région de sang, de larmes, et d’espoirs partagés. C’est dans cette région que j’ai entendu pour la première fois l’Hymne à la Joie de Beethoven. Lorsque j’entends l’Hymne à la Joie, je ressens une immense joie moi-même. Des années plus tard, j’ai fait des recherches sur cette œuvre. Elle fut composée par le grand musicien à l’un des moments les plus sombres de son existence. Quasiment ruiné, atteint d’une surdité galopante, abandonné peu à peu par le public. Et pourtant, dans toute cette adversité, cette 9e symphonie, qui est devenu l’hymne européen, a jailli de lui. La musique, et les paroles de Schiller, célèbrent la force du peuple et sa fraternité.
Le chemin que je vous propose pour cette nouvelle étape de la construction de notre Union est à l’image de cette Hymne à la Joie, composé par Ludwig Von Beethoven : une grande adversité, transcendée par le courage et la force de la fraternité avec un seul et unique but, qui fait sens ici plus que nulle part ailleurs, à Berlin, pour aujourd’hui et pour demain, je cite : « Pour que le cité future oublie le temps des pleurs ». Ainsi se conclut l’Hymne à la Joie. Quel beau programme politique que celui-là !
Vielen dank für dieses schöne beispiel von freiheit und brüderlichkeit, dass die Deutschen ganz Europa und dem rest der welt, vor zwanzig jahren geschenkt haben.
[Merci pour cette belle leçon de liberté et de fraternité que les Allemands ont donné à l’Europe et au reste du monde il y a 20 ans.]
Und wie es schon am vorabend des neunten November gesagt wurde, möchte auch ich sagen : “wir sind alle Berliner ! und glücklich darüber !”
[Et comme quelqu’un l’a dit avant moi, à la veille du 9 novembre je veux vous dire aussi : « Nous sommes tous des Berlinois ! », et heureux de l’être !]
Communiqué de presse urgent pour diffusion large !!! « Alerte rouge : Parité en danger »
Le 3 novembre 2009 – "Trois femmes responsables politiques, Mmes Marie-Jo Zimmermann, Michèle André, et Françoise Vilain, respectivement Présidentes des délégations aux droits des femmes des trois chambres de la République, l’Assemblée Nationale, le Sénat et le Conseil Economique et Social Environnemental, viennent de mettre le gouvernement en garde contre le risque d’inconstitutionnalité du projet de loi relatif à l’élection des conseillers territoriaux, présenté au Conseil des ministres du 21 octobre par le Ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux, et prochainement en discussion au Sénat.
En effet, si ce projet de loi N° 61 (2009-2010) relatif à l’élection des conseillers territoriaux venait à être voté en l’état, il éliminerait un nombre considérable de femmes des responsabilités politiques départementales et régionales, ce qui est contraire à notre Constitution qui préconise « l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et aux fonctions électives ».
Chacun sait que la loi dite de la "parité" ne favorise l’arrivée des femmes dans les fonctions électives que si les élections se déroulent selon un mode de scrutin de liste à la proportionnelle. Le mode de scrutin uninominal leur est en revanche défavorable, les partis politiques préférant sacrifier aux habitudes traditionnelles qui écartent les femmes des sièges "jouables".
Rappelons que les élections régionales de 2004 ont permis grâce au mode de scrutin de liste à la proportionnelle, qui est soumis à la loi sur la parité, l’élection de 47,6% de femmes, alors que, s’agissant des élections cantonales régies par un mode de scrutin uninominal (qui échappe à la règle paritaire), le taux de présence des femmes stagne autour de 12%.Or, le texte en discussion prévoit l’élection de 80% de conseillers territoriaux au scrutin uninominal majoritaire à un tour dans le cadre de cantons, et de 20% des conseillers territoriaux sur des listes départementales à la proportionnelle.
Une simple projection permet d’estimer, pour les élections de 2014, une perte de 58% de sièges pour les femmes, alors que les hommes, déjà 3 fois plus nombreux aujourd’hui, n’en perdraient que 45,8%. On aimerait penser que cet aspect paritaire des choses a vraiment échappé aux rédacteurs du texte. Ou bien considèrent-ils qu’il ne s’agit là que d’un détail sans importance ?Nous appelons nos parlementaires à intervenir pour empêcher le vote d’une loi antidémocratique, nous demandons à toutes les forces démocrates, associations et citoyen-ne-s de notre pays de se mobiliser contre elle, et exigeons que, dans l’esprit de notre constitution de la République, l’élection des conseillers territoriaux se fasse sur des listes paritaires à la proportionnelle.
Il n’est pas trop tard pour corriger le tir et se mettre en conformité avec l’esprit de notre Constitution.
Yvette ROUDY, ancienne ministre
Danièle Bousquet, députée
Geneviève Couraud, les « EgalEs »
Françoise Durand, l’Assemblée des femmes
Appel des EgalEs : 2014, Expulsion programmée des femmes des Territoires
Cher-e militant-e des EgalEs,
Tu trouveras en P.J. un texte intitulé " 2014: Expulsion programmée des femmes des Territoires", qui analyse, du point de vue de la parité, les conséquences mécaniques du projet de loi relatif à l’élection des Conseillers Territoriaux, présenté par le Secrétaire d’Etat à l’intérieur et aux collectivités territoriales, Alain Marleix.
Cette loi, si elle est adoptée, fera reculer très fortement la place des femmes dans les Conseils Territoriaux, par rapport à celle qu’elles avaient précédemment conquise, grâce aux scrutins de liste.
Cette place passera au dessous de la barre des 20%!
C’est un recul inacceptable!
La difficile marche en avant des femmes vers l’égalité politique, garantie depuis 1999 par l’article 1er de la Constitution, marque nettement aujourd’hui un pas en arrière. Au lieu de "favoriser l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et aux fonctions électives" (article 1er de la Constitution), ce dispositif électoral organise leur disparition: il est donc parfaitement anticonstitutionnel.
M. Marleix ne craint pas d’annoncer dans le Figaro, à propos du projet de loi dont il est l’auteur:
"Le grand acquis de cette élection à un tour des conseillers territoriaux, c’est la féminisation du personnel politique au 1er échelon politique, celui des territoires."
Notre analyse va tout à fait à l’encontre de cette annonce; nous disons et nous prouvons que c’est un mensonge!
Les EgalEs en appellent à tou-te-s les député-e-s, tou-te-s les sénateurs et sénatrices, à tou-te-s les élu-es,
à tou-te-s les militant-e-s, afin qu’ils/elles réagissent dès à présent.
Cher-e camarade des EgalEs, nous te demandons de faire circuler ce message.
Geneviève COURAUD
le PS est mort, Désirs d’Avenir est vivant !
Chers Amies-is,
> Chère amie, cher ami,
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> Je tiens à vous adresser un message tout particulier au lendemain de la 2ème édition de la Fête de la Fraternité. Je ne me prive pas de vous redire ma joie et le plaisir de vous avoir vu si nombreux, venus de toutes les régions de France.
>
> Nous avons démontré de nouveau notre engagement solidaire à l’image de l’équipe de Désirs d’Avenir Hérault, Cité d’Avenir et de tous les bénévoles qui ont participé à la réussite de cette journée. Le travail fait autour de Brahim, la gentillesse et l’efficacité ont fait de cette fête un événement unique et plein de simplicité et d’authenticité comme je l’aime. C’était aussi une formidable réponse au procès en solitude et au dénigrement systématique subi ces derniers temps.
>
> A Désirs d’Avenir, je veux donner le pouvoir d’agir aux Comités locaux. La réussite de cette fête a montré par la preuve la créativité et le savoir faire. Nous devons libérer les énergies dans le pays et nous le ferons dans le mouvement. Trop de carcans nous étouffent. Et Désirs d’Avenir doit être un lieu où l’imagination est au pouvoir.
>
> Je crois à la force citoyenne. Ce qui compte, c’est la constance, et le chemin sur lequel nous avançons, mais aussi notre cohésion et notre volonté d’avancer malgré les embûches, notre respect mutuel et notre fraternité. C’est cette fraternité qui nous guide et qui nous fera grandir, encore et toujours en donnant envie aux autres de nous rejoindre. Nous montrons par ce succès qu’il y une autre façon de faire de la politique, humaine et efficace.
>
> J’ai entendu vos interpellations sur ce que vous appelez l’insécurité militante des adhérents de « Désirs d’Avenir ». Je le redis ici, « Désirs d’Avenir » est une association dans laquelle il n’y pas d’enjeux de pouvoir, pas de postes à distribuer. « Désirs d’Avenir » n’a pas pour but d’être le levier d’ambitions personnelles. Par contre, je serai attentive à ce que ceux qui se battent à nos cotés pour une société plus fraternelle ne soient pas mis au ban à cause de leur combat pour une cause juste. Je donne mission au coordinateur national de faire un inventaire sur l’ensemble des situations pour lesquelles vous sollicitez notre vigilance afin que, s’il le faut, je puisse agir en solidarité avec vous. Une équipe est d’ores et déjà en place afin d’identifier les possibles injustices. Avec mon appui et l’aide du conseil d’animation, cette équipe agit pour que nous soyons solidaires aussi sur le terrain politique.
>
> Chers amis, vous l’avez compris, nous nous devons aujourd’hui de défendre, avec encore plus de vigueur, notre action et notre manière d’agir à un moment où tout le monde essaye d’imiter la démocratie participative. Et pour cela, les membres de Désirs d’Avenir se doivent de travailler en réseau, loin des organigrammes hiérarchiques d’un autre siècle. Plus encore, il est nécessaire de nous structurer par les idées pour être plus efficaces, plus percutants notamment en nous investissant dans nos villes et en nous coordonnant mieux sur nos territoires.
>
> Ainsi, je souhaite que les Comités regroupés au niveau régional se saisissent de l’avenir et de l’évolution de l’association à court, moyen et long terme. Créés lors de notre dernière Assemblée Générale, ils nous proposeront nos prochaines orientations. Le Conseil d’Administration veillera bien sûr à la cohérence de nos actions. Visibilité, cohérence et perspectives d’évolutions collectives de Désirs d’Avenir, tels sont leurs objectifs. Les membres de ces comités seront désignés dans chaque région et une rotation sera effectuée pour chaque réunion. Par ailleurs, je recevrai régulièrement en comité d’animation élargi, l’ensemble des représentants régionaux pour mettre en avant les territoires et les faire participer aux décisions prises au niveau national.
>
> Quant aux Coordinateurs Départementaux ils assureront le pilotage de « pôles d’idées », vecteurs concrets et vivants de notre action commune et participative. Je leur demande alors, de créer dans un premier temps 3 pôles d’idées : Un pôle UPP en charge de l’organisation de nos Universités et de la création d’initiatives nouvelles avec les comités (restitutions, synthèses, cafés-débats…) ; un pôle Fraternité dédié à notre projet de plate-forme fraternité, réalisation concrète de nos engagements de solidarité ; un pôle Outils et Communication chargé de vulgariser, informer et mobiliser au plus près en s’affranchissant du tout Internet pour privilégier le contact direct et personnalisé.
>
> Et les Comités locaux de Désirs d’Avenir seront au cœur de l’action, producteurs de lien social, par le dialogue sans cesse régénéré avec les citoyens. Que dans chaque ville s’ouvrent des espaces de convergences avec toutes les forces politiques, associatives, syndicales et citoyennes et ceci, sans exclusive. C’est par la démocratie participative que Désirs d’Avenir reprendra sa route et retrouvera son esprit de libre initiative soutenu par ses piliers fondateurs : la participation de chacun(e), la solidarité et la fraternité.
>
> Je tiens à réaffirmer ici, le rôle central des animateurs locaux dans l’activité et le développement de DA. Je souhaite que chaque animateur local se donne pour objectif d’organiser au minimum un débat par mois, que ce soit dans le cadre d’universités participatives, de simples lectures de discours ou de textes, ou encore en vue d’approfondir une thématique particulière. Chaque débat organisé par les comités locaux est l’occasion de faire adhérer de nouveaux sympathisants et militants tout en élargissant le cercle à des intervenants extérieurs (syndicalistes, chefs d’entreprises, universitaires, etc.).
>
> Relais de l’activité du comité local, l’animateur publie régulièrement un compte rendu des initiatives réalisées et notamment des débats. Ces comptes-rendus ont vocation à être publiés sur le site Internet de DA pour partage et à devenir de précieuses références pour le national. Au plus près des citoyens, le comité local doit nous faire franchir le mur médiatique en diffusant les témoignages de notre temps. A vos caméras pour recueillir le témoignage des salariés qui subissent de plein fouet la crise, des éleveurs désespérés, des serviteurs de la République abandonnés, mais aussi pour valoriser les réussites et les actions d’exception qui prouvent que l’énergie du pays est là et ne demande qu’à grandir.
>
> A cette organisation horizontale structurée par territoires, nous devons associer des équipes projets garantes du bon fonctionnement de notre organisation et du respect de ses valeurs.
> Une équipe sera en charge de veiller à la circulation de l’information dans notre réseau et de vous aiguiller dans les réponses à apporter. La transparence est essentielle et vitale dans notre mouvement. Vous devez être au courant de tout et personne ne doit plus se sentir seul. C’est cela aussi ma présence à vos côtés.
>
> En ce qui concerne le site Internet de « Désirs d’Avenir », vitrine stratégique de notre mouvement, une équipe de coordination technique bénévole concevra, actualisera et adaptera notre site Internet pour en faire un média accessible à tous. Un appel à projet a déjà été lancé, un vivier d’infographistes, programmeurs, rédacteurs se constitue pour participer activement à la mise en œuvre de ce projet autour d’axes d’orientation :
>
> • La participation dans la conception et le fonctionnement ; instauration d’une charte graphique propre à notre association.
> • Le partage et la réactivité avec notamment une web-tv miroir de la vie de l’association. J’y commenterai régulièrement avec les porte-paroles, les débats participatifs et les Universités Populaires organisées dans les comités locaux. Cette web-tv sera aussi un outil d’alerte et de riposte en temps réel, utile aux Français comme cela a été le cas pour contrer la taxe carbone et défendre la retraite des mères de famille.
> • Nous devrons rétablir la vérité, sur les faits, sur les paroles, sur les manipulations, sur les faux consensus.
> • La simplicité et la proximité avec un site ergonomique qui donne accès à l’information en un click.
> • La plate forme solidarité avec des petites annonces, des projets et des échanges solidaires.
> • La plate forme participative avec la mise en ligne de forum d’expression, de débats participatifs et d’universités participatives.
> • La création de pages dédiées aux comités locaux et du journal de « Désirs d’Avenir », piloté par un comité de rédaction, relais de vos travaux dans les territoires. etc …
> Nous aurons donc une première version du site qui évoluera dans le temps
>
> La violence des critiques et les insinuations malveillantes et archi fausses sur le coût et les factures et le harcèlement sur ma vie privée me répugnent. Non seulement nous allons démontrer que nous sommes capables de surmonter un bug et faire un site à notre image, mais nous allons continuer à battre des records d’affluence sur le site. Je crois d’ailleurs que cela suscite bien des jalousies. La vidéo de Montpellier a été visionnée plusieurs milliers de fois. Le nouveau site, à partir de toutes les propositions que vous avez faites, sera bientôt en ligne. Le coût du site sera rendu public dans le détail ainsi que les économies faites sur le fonctionnement et l’hébergement.
>
> Durant ce week-end, nous aurons une réunion de synthèse afin de vous proposer, à vous animateurs, des ébauches du nouveau site dès la semaine prochaine pour une éventuelle mise en ligne en fin de semaine si vous en êtes d’accord. Cette équipe s’est réunie autour d’une vingtaine de bénévoles.
>
> Il faudra ensuite mettre en place un comité de rédaction par rubrique. Je veux faire avec vous le premier site entièrement citoyen. Nous avons ouvert la voie sur de nouvelles méthodes participatives il y a plus de deux ans et qui sont aujourd’hui mal imitées ici ou là. Sur le site nous allons avoir encore une avance …qui sera d’abord critiquée puis pillée. Avançons !
>
> Je vous propose également de densifier notre équipe de bénévoles chargée de la coordination nationale et qui désormais s’attachera à créer une correspondance étroite avec les territoires. Si vous souhaitez être bénévole et que vous disposez de compétences à partager (Audiovisuel, Internet, habillement, maquillage, son et lumière, secrétariat, infographiste, professeurs, chercheurs, administrateurs…), écrivez nous benevoledesirsdavenir@gmail.com. Une parfaite articulation doit s’opérer entre les équipes dans les territoires et celles présentes dans la capitale. La province doit de son côté pouvoir piloter certains projets vitaux de notre association. C’est le message que j’ai voulu faire passer avec l’organisation de notre rassemblement à Montpellier.
>
> Cher amis, voici quelques axes de travail et nouveaux modes de fonctionnement. Vous y retrouverez, je le pense, ce qui fait notre spécificité et notre force en marge des organisations pyramidales : le partage de la confiance politique par une participation de tous et toutes. Chers amis, parce que le dialogue direct et franc avec vous n’a pour moi pas de prix, je m’attacherai à vous recevoir fréquemment et j’organiserai des demi-journées de rencontre avec les animateurs. Vous pourrez ainsi vous rendre compte du travail des bénévoles qui sont à votre service dans nos locaux. Une équipe opérationnelle chaleureuse et dévouée à notre mouvement. Chacun d’entre vous sera alors l’ambassadeur de notre projet.
>
> Benoît se tient à votre disposition pour vous donner tous les détails concernant ce nouvel élan.
>
> Dans l’immédiat, les énergies se concentrent sur la vitrine web, ensuite chaque animateur recevra une lettre de mission traçant les objectifs confortant par la même occasion votre rôle et votre légitimité.
>
> Il y a aujourd’hui près de 600 comités locaux répartis sur le territoire, autant en France métropolitaine que dans les DOM-TOM et à l’étranger. Le nombre d’adhérents est en progression (40% de primo-adhésions cette année) grâce au succès des Universités Participatives et à la newsletter de « Désirs d’Avenir » qui est reçue par plusieurs dizaines de milliers de cybernautes. Un vivier de talents que nous devons mobiliser dans les Comités locaux pour faire de Désirs d’Avenir l’avant-garde d’une nouvelle forme d’action solidaire et d’échange de services.
>
> Je ne peux oublier Cités d’Avenir, Désirs d’Entreprendre et Jeunes d’Avenir. Comme je vous l’ai dit à Montpellier, nous devons réactiver Cités d’Avenir et Désirs d’Entreprendre et déployer plus encore Jeunes d’Avenir pour qu’ils soient des lieux de réflexion et d’action solidaire. Je demande donc au coordinateur national d’entrer en concertation avec chacun d’eux pour définir ensemble les missions qui leurs seront confiées dans le respect de l’esprit et de la charte de Désirs d’Avenir. Je serai particulièrement attentive à ce que ces comités s’inscrivent dans une démarche positive et constructive, dénuée d’enjeux de désignation et de pouvoir, comme je m’y suis toujours engagée pour l’ensemble de notre association. Forte du travail réalisé, j’enverrai à chacun une lettre de mission.
>
> Vous le savez, je suis heureuse et fière de vous savoir toujours présents et enthousiastes à mes côtés. Alors, en avant ! Regardons et partageons notre bonheur d’agir et d’avancer. La fraternité, c’est l’union des forces, l’union d’hommes et de femmes de bonne volonté pour changer notre pays. Faites de Désirs d’Avenir un lieu de réflexion et d’action. Faites que fleurisse partout une dynamique d’éducation populaire et participative. Faites que « Désirs d’Avenir » soit à la fois un mouvement de réflexion et d’idées accessible, populaire mais aussi ce grand espace de convergence que nous appelons de nos voeux. Une convergence au service d’un idéal plus grand que nous : remettre l’humain et le citoyen au cœur du projet que nous incarnons ensemble.
> Voici ce que nous devons réussir ensemble. Il est là l’ordre juste.
>
> Je compte sur vous comme vous pouvez compter sur moi.
>
> Amitiés fidèles et fraternelles.
> Ségolène
les quelques précisions de Geneviève Couraud avant le vote de jeudi au PS …
ChèrE camaradE, CherE EgalE, Comme tu le sais, nous sommes appelés, dans le cadre de la rénovation de notre parti, à donner notre avis sur des propositions faites par nos instances nationales.Les EgalEs doivent jouer leur rôle dans cette consultation qui les concerne. Tu trouveras ci-joint trois documents: – une analyse de la "consultation militante" du 1er octobre, comparée à notre contribution des "EgalEs", – le résumé de notre contribution des "EgalEs", pour rappel, – le passage de la "consultation militante" qui concerne ces questions 2 et 3.
Dans le 1er document, nous avons fait une analyse des propositions de la consultation (les questions 2 et 3), concernant les thèmes de la parité et du cumul des mandats, en les comparant à notre contribution des "EgalEs". En effet la "consultation" reprend en partie nos propositions, mais en partie seulement. En gros, elle traite – de façon satisfaisante le non-cumul dans l’espace (et va même plus loin que nous), – insuffisamment le cumul dans le temps (mandats successifs), – elle n’apporte rien de sérieux sur les mandats locaux non assujettis à la parité (cantonales) ni sur le statut de l’élu. – Pour les propositions sur la parité, si elles sont correctes en interne du parti, le passage sur les législatives de 2012 est tout de même ahurissant.
On se demande qui a pu écrire cela! Quant à la solution de donner mandat au bureau national (Q 3-3) pour organiser la mise en oeuvre de la parité et de l’égalité, cela ne peut être une solution sérieuse (ni honnête) à l’égard des militantEs. Il faut une structure séparée qui ait en charge cette mission, dont évidemment elle doit être responsable devant le bureau national. On ne peut pas confondre les instances! Bien amicalement à toi.



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