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Ségolène Royal : « Réaffirmer le soutien aux droits des femmes, au MFPF et rétablir la totalité des financements »

Ségolène Royal : « Réaffirmer le soutien aux droits des femmes, au MFPF et rétablir la totalité des financements »

L’Etat vient de réduire de 42% ses financements en faveur du Conseil Conjugal et Familial.

Aujourd’hui, c’est l’ensemble des délégations du Planning Familial qui est menacé. Déjà, un tiers d’entre elles fermera ses portes à la fin du mois de janvier.

Cette décision brutale remet en cause 50 ans de consensus républicain sur le droit à la sexualité pour toutes les femmes inscrit dans la loi Neuwirth.

J’avais, pour ma part, augmenté notablement l’aide au fonctionnement du Planning en relevant le niveau du remboursement des consultations des Conseillères conjugales et familiales.

J’avais également instauré la distribution de « la pilule du lendemain » par les infirmières scolaires.

La décision du gouvernement va priver l’ensemble des jeunes filles et des femmes de France d’un soutien essentiel pour l’accomplissement dans leur vie de femme.

C’est une régression majeure. Je demande, au nom de toutes les femmes, au Gouvernement de réaffirmer son soutien aux droits des femmes, au travail des militantes du planning familial et de rétablir la totalité des financements supprimés.

Ségolène Royal

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Complément d’information :

Source : AFP

Les centres du planning familial, comme celui de Marseille fermé depuis le 23 décembre, craignent de ne plus pouvoir exercer leurs missions d’information à l’éducation sexuelle et à la contraception, en raison d’une baisse de leurs subventions, et appellent à « la vigilance ».
Pour dénoncer le manque de moyens dont il souffre, le planning de Marseille, qui reçoit plus de 5.000 personnes par an, a organisé symboliquement mercredi un accueil dans la rue et sous la neige.

Le centre de Marseille est l’un des 70 centres d’accueil du Mouvement français pour le planning familial (MFPF), popularisés par le récent film long-métrage de Claire Simon, « Les bureaux de Dieu ».
La cinéaste est d’ailleurs venue soutenir mercredi l’action de la permanence de Marseille, défendant ce « lieu essentiel pour la liberté des femmes ».
Né sous le nom de « Maternité heureuse » le 8 mars 1956, le mouvement devenu Planning familial en 1960 a accompagné les femmes dans leur longue lutte pour l’autorisation de la contraception (1967), la dépénalisation de l’avortement (loi Veil de 1975), puis pour le respect du droit à l’IVG, et enfin aujourd’hui pour une « contraception choisie », alors qu’en France un grand nombre d’IVG sont dues à une contraception mal utilisée.
En 2007, plus de 450.000 femmes ou jeunes filles, souvent démunies ou en situation psychique difficile, ont eu recours au planning, en quête d’informations sur la contraception, la vie amoureuse, la sexualité, les relations conjugales.
« On a observé une augmentation de 23% du nombre de personnes qui se sont déplacées dans les centres en 2007 par rapport à l’année précédente », se félicite la secrétaire générale du MFPL, Marie-Pierre Martinez.
Pourtant, comme à Marseille, les centres du Planning sont en situation très difficile. « Les crédits dont nous dépendons sont passés de 2,5 millions d’euros en 2008 à 1,5 million dans la loi de finances pour 2009, soit une baisse de 40% », « le gouvernement fait des économies là où il juge que c’est le moins important », déplore-t-elle.
« Nous avons de réelles inquiétudes pour la pérénisation des activités et des structures du planning familial », affirme la responsable du mouvement, soulignant la contradiction entre cette baisse de crédits et le lancement, par la ministre de la Santé Roselyne Bachelot, d’une campagne en faveur d’une meilleure utilisation des moyens contraceptifs, « une campagne inefficace sans relais sur le terrain ».
La situation de l’ensemble des associations du secteur social est fragile aujourd’hui. « De plus en plus, les subventions sont attribués sur projets, avec des critères précis, mais comment évaluer une mission d’information? », s’interroge-t-on au planning.
« Nous devons être très vigilants », affirme Marie-Pierre Martinez, car « c’est indéniable que certains, comme les radicaux religieux, veulent nous voir disparaître, on est aujourd’hui dans une période de repli sur les questions de sexualité, de famille, à terme cela peut remettre en cause nos missions ».
Si elle ne croit pas à un retour en arrière en matière de législation, elle craint qu’un « certain discours », illustré à l’extrême récemment par le journal du Vatican, l’Osservatore Romano, jugeant la pilule « polluante » et cause d’infertilité masculine, ne porte ses fruits.
« De plus en plus de filles nous disent ne pas vouloir prendre +des médicaments+ toute leur vie, et refusent la pilule contraceptive, mais c’est leur liberté qui est en jeu », dit-elle, « le réveil risque d’être difficile ».

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source : Gw.B. (« Le Dauphiné libéré »)

Subventions en baisse au Planning familial : « On finira par ne plus exister »

La présidente grenobloise (et nationale) du Mouvement français pour le Planning familial ne le cache pas, elle tient même à le faire savoir publiquement: « Je suis très inquiète car l’État a décidé cette année de diminuer de 40 % les subventions accordées aux associations comme la nôtre qui s’occupent de conseil conjugal, de questions autour de la sexualité, de la contraception et des violences faites aux femmes ».
Et selon Françoise Laurent, le pire serait même à venir: « En 2010, cette aide au fonctionnement devrait être réduite à… peau de chagrin. Comme ces subventions sont calculées en fonction du nombre d’heures effectuées l’année précédente, certaines associations qui ont un gros volume d’activité, comme le Planning familial en Isère (sept groupes locaux), vont être touchées de plein fouet. Cette situation pourrait aboutir dans le département à la suppression d’un poste équivalent temps plein «.

« Le reste aura du mal à suivre… »
Mais Françoise Laurent ne compte pas assister à la disparition de ces subventions sans rien faire. Selon elle, « c’est une régression totale que l’État se désengage ainsi. Si nos activités de base, sur lesquelles se greffent toutes les autres, ne sont plus financées, le reste aura du mal à suivre. On finira par ne plus exister. Symboliquement, cela veut-il dire aussi qu’il n’y a plus de problèmes à régler? C’est bien sûr loin d’être le cas… ». Alors elle a déjà alerté des parlementaires mais aussi les ministères de la Famille et de la Santé et rencontré Valérie Létard, secrétaire d’État à la Solidarité, en charge du droit des femmes. « Elle préside le Conseil supérieur de l’information sexuelle, de la régulation des naissances et de l’éducation familiale, et à ce titre a tout intérêt à ne pas scier la branche sur laquelle elle est assise et donc à maintenir cette enveloppe, voire à faire en sorte que son montant soit revu à la hausse ». En tout cas, Françoise Laurent l’espère…

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