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Les travailleuses du sexe, encore un documentaire de propagande

Les travailleuses du sexe

Documentaire Société Réalisateur : Jean-Michel Carré vu le 19 Mars 2009 sur F2

L’économie de marché a généré la multiplication des salons de l’érotisme et de sociétés d’éditions de vidéos pornographiques, au nom de la prétendue liberté du consommateur. D’un autre côté, la prostitution est restée plus ou moins tolérée dans la plupart des pays, Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’intérieur, fait voter en France, en mars 2003, une loi dite de «sécurité intérieure» incluant le racolage passif des prostituées. Si la prostitution devient très vite moins visible dans nos rues, la prostitution augmente considérablement sur les réseaux Internet et aux périphéries des villes

Documentaire de propagande pro prosti libérale sans aucune analyse globale du problème … C’est grave de laisser de tels « documentaires » sans débat, sans réflexion plus approfondie, être livrés tels quels aux spectateurs dont la connaissance de la problématique est quasi nulle.

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Donc hier soir j’ai un peu halluciné en regardant plus d’une bonne demi heure de ce documentaire de 70 minutes, de Jean-Michel Carré. Jean-Michel Carré a fait de nombreux docs sur le sujet de la prostitution. C’est donc pas un coup d’essai.
J’ai pris le truc en cours à l’endroit ou un client témoigne en faveur de la relation qu’il entretient avec « sa » prostituée préférée, une prostituée Belge – jusqu’au témoignage du client handicapé moteur …

Sur les 5 prostituées qui sont apparues à l’écran, 3 femmes biologiques, un trans et un hermaphrodite …
Le réalisateur laisse donc parler librement clients et putes – point commun entre tous : ils assument librement et pleinement leur activités respectives.

Le grand piège de ce doc : se laisser prendre par l’ émotionnel. En Tv c’est un grand classique et ici on a pas ménagé sa peine si j’ose dire … En l’espace d’une demi heure le réalisateur et ses intervenants font passer la prosti comme un acte altruiste, thérapeutique, d’utilité publique, bref les putes sont des « Saintes » … pour un peu on irait se moucher le nez pour ces pauvres hommes abandonnées, dont personne ne veut. C’est assez surréaliste.
S’ ensuivent tout un châpelet de lieux communs et sexistes égrénés de-ci, de-là … je les livre dans le désordre et de mémoire :

– « moi en tant que pute j’ai un avantage énorme sur les « autres femmes », on me dit tous les jours que je suis la plus belle et la plus désirable …/… les autres sont tellement mal dans leur peau, regardez les, elles se font tout refaire, les seins, la bouche …  »

– « avec « elle » je fais ce que je ne peux pas faire avec ma femme. Je laisse ma femme avoir la migraine, je ne l’ennuie pas avec ça – alors qu’  « elle » est toujours disponible »

– « on se respecte dans les termes du contrat, je ne lui dois rien de plus et lui non plus  »

– « Ils sont très malheureux, ils souffrent, et leur femmes … leurs femmes sont des castratrices, des castratrices en puissance, ils étouffent littéralement. »

– « avec les femmes on ne peut pas tout se permettre, vous comprenez de mon temps on voyait une fille une fois, deux fois fallait se marier avec …  »

– « leur vie est tellement difficile, on leur demande tellement d’ être toujours les plus forts, les plus dynamique, toujours au top, ici ils peuvent se lâcher … »

–  » je ne voudrais pas être une femme – c’est très difficile – très difficile à vivre – je préfère être cette femme-phallus. Ce corps d’homme avec des artifices de corps de femme. C’est la femme parfaite pour les hommes, la femme-phallus, et c’est ce qui manque à la femme biologique …  »

– » je suis handicapé moteur, et je suis comme tout le monde j’ai les hormones qui me travaillent et je ne vois pas pourquoi je n’aurai pas droit au plaisir …/… j’ai trouvé cette femme sur internet (prostituée) et je ne pourrais plus m’en passer elle est devenue indispensable à ma vie  »

–  » les femmes qui font ça (les prosti qui ont des handicapés moteur comme client) sont des personnes remarquables, de très bonnes personnes, ce qu’elles font est incroyable … »

–  » Moi je travaille en Suisse, je suis déclarée, je paie mes impôts, tout est clair. Les filles qui viennent travailler chez moi se font parfois 1500f suisses par jour. Beaucoup sont des occasionnelles. Elles viennent pour se payer leurs études, ou leur appartement et ensuite elles arrêtent. Ce ne sont pas des putes pro … »

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Bref – au bout d’ une demi heure j’ai laissé tomber – dosée – moi aussi j’ai des hormones très puissantes et j’emmerde pas le monde avec, moi aussi ma vie est parfois difficile et je n’ai aucun besoin d’aller aux putes pour décompresser  …
Sur les 5 putes pas une seule avait un visage serein et épanoui. Visages ravagé, ou dur, un autre encore trop fardé – comme un camouflage, pas de joie de vivre …
Des contradictions cependant, perceptible entres les lignes – l’impossibilité de joindre la « vraie vie » avec la prosti … d’être obligé de sectoriser tout son corps : le baiser partie noble pour la famille et l’amoureux, partie pour le boulot : fellation et sodomie … ce qui rend la bouche complètement schizo, m’enfin bon …
Alors quoi 5 putes « heureuses » d’ être leur propre patronne Ultra libérale pour combien de millions qui se font violer, buter, traiter, marchander, piétiner, bouffer, tas de viande vendues à qq cents … Combien de vies brisées, d’âmes torturées … un vrai gynocide mondial …

Non, ça ne passe pas !

Et spéciale dédicace à toutes les Mrs Clooney du web cet extrait de l’article de Claudine Legardinier sur Sisyphe.org :


Prostitution : la grande promo

Réaction à la diffusion du documentaire « Les travailleurs (seuses) du sexe », de Jean-Michel Carré, sur France 2, le 19 mars 2009.

Il est temps, nous sommes d’accord, d’en finir avec une vision moralisante de la prostitution. La prostitution n‘est pas contraire à la morale. Elle est contraire aux plus élémentaires droits humains. Elle est la survivance d’un ordre ancien où l’homme dispose et la femme s’exécute, d’un lieu où il est en droit d’exercer des violences et de la traiter de pute. Sans compte à rendre. On comprend que certains y soient si attachés….

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  1. mars 20, 2009 à 6:34

    J’avais oubliée l’Escort Boy qui choisit ses « victimes », lui pas vraiment altruiste : il chauffe ses clientes avec un bon massage et passe à l’acte uniquement avec les clientes qu’il trouve à son goût …

    On me demande dans l’oreillette « mais comment font les femmes handicapées » ? Ben vu l’altruisme des escort boys a mon avis elles ne font rien …

  2. Romane
    mars 20, 2009 à 6:35

    Merci d’en avoir fait un billet! J’ai pas regardé, pas envie. Tu devrais écrire plus souvent Wildo!!:-)

  3. mars 20, 2009 à 6:53

    merci Romane

    on ne peut pas laisser passer ça – la Tv est saturée de séries et de docs sexistes …

  4. mars 20, 2009 à 9:17

    J’avais vu l’annonce pour ce reportage qui m’avait fait l’effet d’une vraie pub en faveur de la prostitution. Ce que tu relates est vraiment surréaliste en effet. Du sexisme ordinaire aux lieux communs les plus crados, … jusqu’à l’apothéose : on ne peut pas tout faire avec sa femme … ben non ;o) lol ! c’est vrai quoi si on ne peut plus tout faire avec une femme où va-t-on ma pauvre dame !!!

  5. mars 20, 2009 à 9:42

    … tout à fait et les messages qui passent en sous couche sont donc les suivants , on les connait trop bien : la femme doit être sexuellement le plus disponible possible, une relation sexuelle épanouie serait donc celle ou tous les désirs de l’homme seraient satisfaits quels que soient leur nature, au détriment de désirs différenciés de la compagne – d’où le fameux « je lui ne dois rien, il ne me doit rien » de la prosti – qui fait de la relation une anti-relation : l’autre (la pute) n’existe plus – atomisée dans le contrat. Il n’y a plus d’altérité, et là ou il n’y a plus d’alterité on ne s’encombre plus de lien, de respect, d’écoute. En tout cas pas de façon symétrique.

  6. jevoudraisvivrelibreetegale
    mars 21, 2009 à 2:41

    En même temps la télé joue tellement sur les ressorts de la pensée prostitutionnelle que j’imagine pas qu’elle mette vraiment un doc qui dénoncerait la prostitution.

    Ceci dit le dénoncer pour montrer qu’on peut penser autrement, c’est rassurant à lire 🙂

  7. mars 24, 2009 à 3:19

    vous n’avez rien compris à ce docmentaire, rien….
    vous ne les avez même pas entendu.

  8. mars 24, 2009 à 3:22

    J’ai pas entendu quoi ? et pas compris quoi d’autre ?
    Allez-y ça m’intérésse …

  9. wildo
    mars 25, 2009 à 10:00

    J’ai lu votre réponse sur votre blog et c’est bien ce que je craignais vous abordez le problème de façon émotionnelle. Vous dites : « j’aime les putes  » dans le sens, j’aime toutes les femmes, les moches les vieilles etc – la pute est aussi un être humain, et blablabla – Mais qui en doute ici ?

    Le problème de la prostitution ne s’aborde pas avec un « j’aime-j’aime pas », ça n’a pas de sens … Mais Il s’agit plutôt de regarder bien en face ce que l’on fait des femmes dans le cadre des activités prostitutionnelles. Comment on les assujetis, les transforme, comment elles deviennent les ambassadrices de l’asservissement le plus organisé au monde et le plus meurtrier !!!
    C’est la réalité du marché du corps mondialisé, de la chair humaine qu’il faut prendre en considération et non pas son unique compassion humaniste.

  10. mars 25, 2009 à 6:45

    Allez go, puisque tu me lances la perche….
    J’ai vu moi aussi ce documentaire, jusqu’au bout.
    Comment peux-tu affirmer que ce documentaire est une propagande ? Il écoute juste la parole à des femmes qui existent, qui sont là en chair et en os et qui nous disent qu’elles ont choisi d’être des « travailleuses du sexe ». Sont-elles libres ? on peut se poser la question effectivement, mais pas moins que celles qui font les 3×8 dans une conserverie. Par contre je pense qu’elles ont le droit, comme toi et moi au respect, à la protection de l’état et aux droits que donne tout citoyen qui paye des impots.
    Mon intégrité de femme ne passe pas par mes fesses. C’est ça que j’ai voulu dire dans ma note que tu n’as pas commenté dommage. Je ne sens proche de ces femmes-là, (celles-là, je ne te parle pas des petites qui arrivent d’europe de l’est et qu’il faut sauver de leur mac à tout prix) parce que je comprends ce qu’elle veulent dire.
    C’est tout.
    Et ça il faut l’accepter et le respecter.
    Si demain je n’avais plus d’autres choix pour nourrir mes enfants que l’usine d’abattage de poulet ou la prostitution, je choisissai la seconde solution, sans état d’âme.
    Tuer des poulets toute la journée je ne pourrais pas.
    Dans le reportage une des filles dit qu’entre laver la bite d’un malade dans un hopital et en faire jouir une autre, elle ne voyait pas trop la différence.
    On a le droit de pas être d’accord mais on ne peut pas imposer à l’autre sa vision (judéo chrétienne ?) du respect de la femme.
    Je le répète, pour moi mon intégrité passe par mon cerveau pas par mon cul.
    Tu ne peux pas penser pour moi (pour elles).
    J’ai un cerveau, elles ont un cerveau. Peut-être pas totalement fait comme le votre (pardon je vous tutois).
    C’est ça que j’ai voulu dire.
    Le non-respect de la femme peut parfois être plus terrible dans les rapports patron-employée.
    Mais dès qu’on parle du cul, hop, sûrement notre éducation judéo-chrétienne…

  11. mars 25, 2009 à 11:25

    Je pense que c’est + facile à dire car la prostitution cela esquinte le corps, simplement parce qu’un corps féminin est vite usé par les rabottages auxquels il est soumis, dans une usine de poulet c’est différent. Je pense aussi que c’est + facile de parler de sa vie pro quand on tue des poulets … malgré tout. Les « clients » ne sont pas forcément les gentils monsieurs dont il est question, s’ils font ce qu’ils ne peuvent se permettre avec leur femme, c’est quelque chose qui n’est pas forcément très agréable à subir. Bien entendu, en prenant des décontractants c’est supportable, des antidouleurs, des produits volatils, la drogue du pauvre, ou des drogues de « riche » si on a un peu d’argent …
    enfin bon, je repassais par là pour dire, que justement des assoc féministes parlent de propagande.
    Moi pour avoir été un an dans la rue, pour raisons de violence familiale, et étant mineure, y’a pas photo, ce sera les poulets. et ça n’a rien à voir avec le judéo bidule … juste avec le morceau de viande qui me sert de corps ;o)

  12. Romane
    mars 26, 2009 à 12:07

    Sysiphe a également traité de ce documentaire et a mis en lien le commentaire d’une prostituée qui s’est exprimée sur le forum de france2 sur ce documentaire, je le retransmets ici:

    Je suis une prostituée officiant en appartement par le biais d’Internet et d’annonces dans la presse. J’exerce mon activité depuis bientôt 14 ans. Je me prostitue en parfaite connaissance de cause, d’une manière lucide, glacial, implacable, pragmatique et au bout du compte sans trop d’états d’âme et sans être si malheureuse que ça. Pour ma par je n’arriverai jamais a trouver aucune crédibilité a un témoignage de prostituée qui accepte de paraître a visage reconnaissable par sa clentele alors que celle ci se trouve obligé de gagner son pain par le biais de ceux-ci. Nous ne sommes pas bêtes au point d’exprimer sincèrement nos état-d’ame, nos rancœur via a vis de tous ses hommes qui nous payent alors que ceux ci vont nous reconnaître et de dépit en entendant la vérité sur eux ne nous ferrons plus bénéficier de leur manne financière. Aucune d’entre nous n’allons prendre le risque de saborder notre outil de travail pour un reportage télé. Par contre la compaisance,l’éloge du client et l’apologie de la prostitution nous permettra de pouvoir faire notre publicité ainsi ainsi que notre auto promotion. Il sera bien plus dans l’intérêt de la prostituée filmé, de caresser sa futur clientèle dans le sens du poile que de lui balancer ses 4 vérités. C’est sûr que si on commence à dire aux clients <>. Si tout à coup je m’amuse à balancer cette vérité aux clients c ‘est tout de suite beaucoup moins vendeur, moins glamour et racoleur. Notre travail consiste avant tout a faire rêver le client . Ayant rencontré de nombreuses prostituées, j’ai pu constater à maintes et maintes reprises que beaucoup d’entre elles étaient atteintes par le syndrome de Stockholm. Elles ont une certaine forme de reconnaissance, elles estiment avoir un devoir de gratitude envers leur clientèle qui leur permet d’échapper a un travail harassant et mal payé. Il y’ a également le lavage de cerveau qui est quelque chose de primordial si l’on désire durer dans le métier.

    À mes débuts, je me suis souvent menti à moi-même, je ne suis raconté des histoires, je me suis fait croire que faire la putes ça n’était pas si terrible, ni si horrible que ça. Avoir recours à ce processus psychologique était pour moi une chose vitale voire même une question de survie. La prostitution de façon professionnelle comme unique source de revenus est une chose très pénible aussi bien nerveusement, psychologiquement que physiquement. Instinctivement j’ai tout de suite compris qu’il fallait à tout prix que je me préserve. Et pour me préserver la lucidité face a ma prostitution serait quelque chose de tout à fait inenvisageable. Si je commence à me dire que mon unique fonction, que mon unique objectif professionnel consistait à être un dévidoir a foutre. Que mon outil de travail serait des sexes d’hommes mal nettoyés. Que j’allais passer mes après-midi me frotter et à me nettoyer le cul comme une malade mentale avec un savon gynécologique antiseptique. Eh bien non cette vérité ne pouvait en aucun cas me permettre de la regarder en face. Si un jour chez l’inconscience de regarder cette réalité et cette tristesse de ma vie, je sombre dans l’alcoolisme ou la dépression. Alors pour me mettre du baume au cœur et du cœur à l’ouvrage je me dis que faire la p*** ce n’est pas si mal que ça, que je gagne bien ma vie, que je rencontre des clients intéressants(MMMMOOOOUUUIIIII,BOF,BOF,) que je fais les horaires que je veux, je part en vacances quand je veux, enfin bref je me balance tous les lieux communs et les imbécillité qu’on entend habituellement quand on parle de prostitution. C’est un peu la méthode couet :

    tout va bien…. tout va bien…. tout va bien….. Le problème avec ce même tout va bien, c’est que quand on commence à gratter la fine couche de vernis, eh bien ce tout va bien et plutôt bancale, vacillant et claudicant. Il est une chose que j’ai également remarquée c’est que c’est généralement les prostituées les plus bêtes, celles qui sont les plus superficielle avec un quotient intellectuel d’une huître et qui ne pensent qu’à s’acheter des sacs à main ainsi que la dernière robe à la mode qui vive le mieux leur prostitution. Leur manque de recul sur elle-même, leur non regard sur leur activité, leur nom lucidité sur le genre d’adultes qu’elles sont devenus, va faire quels seront les mieux à même de traverser ce passage de leur vie sans éprouver trop d’états d’âme ni de fêlure. Leur légèreté atténuera leurs blessures. Et c’est d’ailleurs dans l’intérêt du client d’avoir face lui une p*** stupide ; car comme ça elle ne risque pas de lever sont regard sur ce client qui crève de solitude, qui a peur de la solitude, qui estime que la solitude est une forme de maladie honteuse, ce client qui n’arrive pas à se suffire à lui-même et qui a besoin de se sentir exister a travers le, regard de la p*** qui a son regard rivé sur les aiguilles de sa montre.

    Le plus grand danger pour une p*** c’est la lucidité. Réfléchir pour une p*** peut-être une calamité. C’est donc pour cela que je me pose plus de questions, je ne remets plus en question. J’ai bien trop peur du reflet du miroir. Maintenant j’ai trouvé une méthode imparable : je prends ma tête, j’enfonce ma tête dans un trou de sable comme pour les autruches et je me répète inlassablement, quotidiennement tout va bien, tout va bien, tout va bien.

    Effectivement depuis que j’ai la tête dans le guidon tout va beaucoup mieux dans le monde enchanté et follement merveilleuse de la prostitution où tous les clients sentent la savonnette, le jasmin et le muguet où tous les clients sont respectueux, sans aucune maladresse ni brusquerie me caresse avec douceur ; dans ce monde fabuleux où les clients sont des érudits avec des conversations hautement philosophiques et ne nous font pas éponger leurs inénarrables déboires conjugaux ainsi que la médiocrité et la petitesse de leur existence. Je suis terriblement épanoui dans ce monde prostitutionel où les femmes ne se prostituent pas pour de l’argent, mais par plaisir de se faire ***** par l’inconnu qui va m’imposer ses odeurs corporelles ainsi que ses sécrétions.

    Il y a une bonne résolution que j’ai prise il y a quelques années, auparavant je m’efforçais coûte que coûte d’effacer, d’oublier la passe avec le client. Un jour je me suis dit qu’il ne fallait justement pas que j’essaye d’occulter mes actes. Je devais accepter. Accepter ce dernier gros porc ahanant sur moi. Je devais accepter ses coups de queue à répétition accumulées de la terre à la lune de la lune à la terre. Je devais accepter ce dernier cunnilingus mal fait. Occulté ne ferait qu’aggraver les choses et laisserait en moi des souvenirs et images impérissables. Accepter accepter encore et toujours accepter, surtout ne pas me sentir utiliser essayer tant bien que mal de poser un regard détaché sur ce client qui m’utilise comme un jouet pour adultes.

    Je devais accepter le regard méprisant que la société pose sur moi. Je devais apprendre a ne plus occulter, je devais apprendre a faire avec J’ai passé toute ma vie d’adulte a dépassé mes limites pour copuler avec des hommes qui me répugnaient au plus haut point. J’ai fait toutes ces choses pour l’argent. Toutes ces choses je ne les aurais jamais faites par amour ou par amitié. Et oui, derrière ces visages bien maquillés, derrière ces corps bien emballés bien apprêtés, derrière ces sourires enjôleurs et commerciaux que d’angoisses cachées, que de questions sans réponse, que de doute, que de gouffre, que de peur face à l’avenir, que de terreur face à sa vie et à la vie.

    Alors pourquoi je continue? J’entends déjà la conjuration des imbéciles heureux, alors pourquoi je continue ? vous ne savez donc pas ? pour l’argent, pour encore et toujours plus d’argent !!!! Essayez de me trouver un métier où l’on gagne de l’argent aussi rapidement sans avoir fait d’études sans aucun investissement financier inabordable. Vous ne trouvez pas ? est bien moi non plus je n’ai pas trouvé. Alors oui, pour moi, part rapport à mon histoire, à mon passé ça vaux le coup, la prostitution et la seule chose qui me permet de sortir de ma misère. L’argent que m’ apporte mon activité me permet d’avoir un train de vie que je n’aurais jamais pu espérer avec un travail normal sans qualification. Grâce à la prostitution, du jour au lendemain j’ai eu la chance de manger ce que je voulais, de m’habiller comme je voulais, d’habiter où je voulais.

    L’argent de ma putasserie m’a permis d’acquérir une certaine forme d’indépendance, de confort, de liberté. L’argent . Améliore ma vie puissance 10. Pour avoir le droit a tout cela, j’estime que je peux bien faire un effort en supportant le client, d’autant plus que c’est un effort qui est compacté dans le temps puisque question endurance ils sont quand même tous plus ou moins des éjaculateurs précoce. J’ai connu la clochardisation, j’ai connu la misère. Depuis cette période de ma vie, la pauvreté est une chose qui me terrifie profondément. Mes fins de mois nettement supérieures au smic se
    justifient par ma capacité à me transformer en guerrière pour aller saisir la poignée à fin d’ouvrir à l’inconnu derrière la porte. Cet effort que je fais sur moi, je ne le fais pas par courage je le fais uniquement parce que je suis motivée par l’appât du gain. D’autant plus que cette inconnu derrière la porte qui en est réduite à payer pour avoir du sexe et s’ acheter la compagnie d’un être humain même si c’est Monsieur tout le monde : Monsieur tout le monde n’est pas forcément le haut du panier !!!

    Je demande 200 € de l’heure pour ma capacité a copuler avec n’importe qui sans être trop regardante sur la qualité de l’hygiène, du physique, de l’éducation du client. Même si le client ressemble à une poubelle ambulante, même s’il a une haleine fétide qui me donne l’impression qu’il a ingurgité des boules puantes pendant son repas du midi, même s’il sent des pieds le fromage pourri. Je dois supporter ses odeurs de transpiration ses sécrétions, son liquide séminal écœurant qu’il a bavé, dégouliné sur son ventre pire que les chutes du Niagara. Je vais devoir supporter son sexe mal lavé d’où il va émaner une subtile odeur de pisse et de chiotte. Car bien entendu, ces petits messieurs les clients sont comme des petits garçonnets et ne savent même pas se décalotter pour se laver la ***** correctement. On dirait des petits garçon qui s’imaginent que je mets le Tahiti douche uniquement pour faire décoration dans ma salle de bains. Je ne vous parle même pas des traces de matières fécales que je retrouve sur mes serviette-éponge que je leur donne afin qu’ils puissent prendre leur douche.

    Ils ont 30 ans 40 ans 50 ans ; ils sont avocat, chirurgien, capitaine d’entreprise ; ils viennent me voir avec des chaussures et des montres d’un luxe pas possible, et malgré tout ça, ils ne savent toujours pas appliquer le geste d’hygiène de base que leur mère leur inculquait quand ils avaient 4 ans. Même si j’ai pleinement conscience que lorsqu’on prend la décision de se prostituer ou prend en même temps la décision de mettre ses mains dans la m***** de ses congénères, supporter toutes leurs m***** pour 200 € ne me semble pas être si disproportionné est exagéré que cela.

    Mes 200 € sont justifiés à souffrir en silence quand le client me mord ou pince ma poitrine de façon douloureuse. Quand il m’enfonce comme un sauvage ces trois doigts dans mon vagin en faisant des allers et venues comme un sauvage en me détruisant ma paroi vaginale avec ses ongles longs et crasseux. À me taire quand je subi un cunnilingus mal fait : quand le client se prend pour un aspirateur à ventouses, gobe mon clitoris comme si c’était un oeuf, me bave dessus comme un escargot, me gratifie de quelques coups de dentition, me rappant l’entre cuisse avec sa barbe naissante. Pendant ce temps-là pour faire croire aux clients que j’éprouve un plaisir immense alors que c’est bien plus pénible qu’autre chose, je me dandine, je me trémousse du bassin, je pousse quelques gémissements, je tords les draps entre mes doigts, je crispe les jambes pour me débarrasser au plus vite de la bave et de la langue dégueulasse du client remplit de je ne sais trop quelle microbes et bactéries.

    Étant donné que les hommes sont des petits monstres de vanité imbue d’eux-mêmes. Étant donné qu’ils sont bêtes et crédules ; ils sont encore capables de croire qu’ils réussissent à me procurer un réel orgasme en me faisant grimper au rideau en me tringlant alors que la seule chose qu’ils réussissent à faire c’est à détruire la tringle à rideau. J’ai une copine qui pousse la simulation à la perfection : quand le client arrive elle va faire un petit tour dans sa salle de bains afin de s’introduire une ovule qui va imiter les sécrétions vaginales. Aux premières minutes du rapport dés que le client va commencer à tripoter son vagin il va le sentir tout sec, après quelques minutes ils le voient s’humidifier par l’ovule qui fond petit à petit par la chaleur du corps. Ma copine est toujours morte de rire quand des clients qui ressemblent à des gravats, sont des amants pitoyables et en prime sont bête à manger du foin lui disent d’un air bien convaincu qu’elle est différente des autres putes qu’ils ont rencontrés car elle au moins ça se voit tout de suite qu’elle fait ça pour son plaisir !!!! A se demander pourquoi puisque elle est censée faire ça pour son plaisir ; pourquoi elle accepte de coucher avec le premier venu en échange d’argent au lieux de choisir un super beau mec qui lui plairait par son humour, son charme et sa culture et avec qui elle irait gratuitement. Mes fins de mois se justifient car je suis prête pour de l’argent à supporter la présence d’ individu qui m’insupporterait s’il n’y avait pas d’argent à la clé.

    Au client je lui joue le rôle de la fausse petite amie, la comédie l’amour, la plante verte hypocrite servile et souriante. Pour du fric je suis toute disposée a lui jouer le rôle de la plante verte arrosable de sperme à la fin de la soirée. Je fais semblant de l’écouter, semblant de m’intéresser à sa conversation hautement affligeante et égotiste super centrée sur sa petite personne : avec le client s’est toujours son petit travail, sa petite vie, ses petites *****, ses petits déboires conjugaux ; enfin brefs, c’est toujours les mêmes discussions insipides et soporifiques atteignant très vite la très très très basse médiocrité qui ne mènent jamais à rien. Parfois, je fais même semblant de rire à leurs grosses blagues bien débiles qui ne sont pas drôles du tout et n’ont d’ailleurs jamais fait rire personne, hormis le client lui-même.

    Non seulement le client paye pour que je lui suce sa queue mais en plus il me paye pour que je lui lèche les bottes. Alors moyennant finances je lui lèche les bottes. Et oui mes 200 euros de l’heure sont justifiés pour tout ça.

    Pour moi la mort est préférable à la pauvreté. Je préfère infiniment plus l’enfer et aliénation de la prostitution au chômage, au revenu minimum d’insertion, au prolétariat. La prostitution peut être un véritable enfer avec certains clients. Et l’aliénation vient du fait que tout cet argent si rapidement gagné et rend un retour à un quelconque métier normal payé au SMIC horaire, quasiment impossible psychologiquement, tellement l’accoutumance à tout ce fric est devenue une drogue pour moi.

    Le reportage m’a paru être surfai et sur joué par certaine prostituées , notamment une certaine Sonia travaillant dans une vitrine en Belgique. On dirait que celle ci a apprise par cœur son texte. D’autre de ses collègue ainsi quelle même on fait acte d’une grande immodestie en se considérant comme des êtres unique et exeptionelle qui apporte amitié tendresse écoute affection a leur clients. Il ne faudrait tout de même pas exagérer. Il serait peut-être temps, pour certaines, qu’elles arrêtent une fois pour toute de faire leurs prétentieuses en pétant plus haut que leur cul ne leur permet.
    Quand on prend son vagin pour un tiroir-caisse, son corps pour un bien marchand et monnayable. Quand on met son amour-propre, sa pudeur aux oubliettes pour ne pas dire dans sa culotte. Il n’y a pas de p*** au grand coeur qui tienne ou je ne sais trop quelles fadaises et inepties du même genre. Nous sommes toutes sans aucune exception que de pitoyables traînées de bas étage. Quand à la p*** qui éprouverait une quelconque amitié pour son client en lui demandant effrontément des 200, des 300, des 400 euros de l’heure me paraît être un concept des plus comique. Il faudrait ne pas trop fantasmer sur la soi-disant p*** grand cœur. La p*** au grand cœur n’est valable que pour les films en noir et blanc des années 50 avec Jean Gabin. Prenez trois putes, mettez les autour d’une table, faites-les parler de leur clientèle sans journalistes, sans caméra, sans client.

    Quand vous allez assister au déferlement de mépris et de moquerie qui va découler de leur conversation je vous garantis sur facture que le fameux mythe de la p*** au grand cœur, va en prendre un sacré coup. Pour celle qui s’épanouisse dans la prostitution, puisqu’elle les aiment tant que cela leur client ; puisque la prostitution est une chose tellement agréable et épanouissante, elles n’ont qu’à coucher gratuitement avec eux. Ou même mieux, elles n’ont qu’à payer leurs clients. Pour une fois, ça leur fera du changement. J’ai bien peur, qu’elles ne trouvent pas cet arrangement à leur goût. Les clients nous aiment uniquement lorsque nous sommes habillés sexy, bien maquillée, joviale, avenante, accueillante, malicieuse, entreprenante. Si demain, je m’amuse à me présenter face au client en pyjama, avec des bigoudis enroulés sur ma tête et qu’en prime je lui fais le grand déballage de printemps en lui parlant de mes gouffres, de mes terreurs, ma part d’ombre. Je ne suis pas trop sûr que ce même client à la recherche de distraction, d’amusement et d’un oasis de liberté dans son emploi du temps me trouve des plus distrayante.

    Pour ma part, vous aurez beau me mettre face à moi, le client le plus sympathique, le plus charmant au monde ; de façon inconsciemment, au très fond de moi-même je vais systématiquement le détester parce que a face à lui le suis obligé de me comporter comme la plus vile des chiennes, comme la plus vile des serpillières. Pourquoi je vais le détester ? tout simplement parce que j’ai besoin de l’argent du client. Et pour obtenir que le client me donne son argent j’en suis réduite à me comporter justement comme la plus vile des chiennes, comme la plus vile des serpillières. Je vais également détester le client car celui-ci avec l’aide de son argent il est un peu le gardien de ma déchéance. Remarqué pour cela, à la limite, je n’ai besoin de personne, je le fais très bien toute seule en étant la gardienne de ma propre déchéance.

    Il pour y a une chose aussi que j’ai bien remarqué chez beaucoup de mes consœurs, il faut toujours qu’elle se donne plus d’importance, de grandeur, de magnificence qu’elles n’en ont en réalité. Elles préfèrent mettre en avant le côté faussement relationnel qu’elles ont avec le client, plutôt que d’assumer leur côté suceuses de bites et dévidoirs à foutre. Dans de nombreux reportages télé, beaucoup d’entre elles nous expliquent la bouche en cœur, la gueule enfarinée que des clients les payes uniquement pour discuter. Après toutes ces années prostitution, pas une seule fois j’ai eu la chance de tomber sur ce genre de clientèle. Même si très souvent il y a 50 minutes de discussion pour 10 minutes de rapports sexuels ; j’ai toujours du passer à la casserole. Peut-être que ça leur est arrivé quelquefois dans leur carrière, de tomber sur ce genre de client, mais toutes grandes mythomanes qu’elles sont, elles montent ça en épingle en nous faisant croire que c’est quelque chose de récurrent alors que ça reste de l’ordre de l’exceptionnelle.

    Il faut faire attention à ne pas trop extrapoler sur la relation p***/client. Puisque ces grandes dames se prennent pour des psychologues, des analystes, des psychiatres. Puisqu’à les entendre le côté et sexe n’est pas le plus important dans la quête et la démarche du client. Je suggère a ces grandes dames de proposer comme le ferait une psychologue des relations uniquement centrées sur l’échange verbal sans aucun acte sexuel.
    Je ne pense pas que ce genre de
    service puisse intéresser de nombreux clients.
    Maintenant, évidemment que je vais être gentil avec le client, que je vais m’efforcer d’être aimable avec lui, de lui faire la conversation. Ma gentillesse n’est pas destinée à la personnalité de l’être humain que j’ ai en face de moi, mon amabilité est uniquement destinée au client qui m’a payé. Je préfère 1000 fois bavasser avec le client, que me faire défoncer le vagin pendant une heure. Ma prévenance a son égard n’est pas du a ma philanthropie ou à ma charité chrétienne. À partir du moment où le client m’a payé, je me dois lui fournir, au minimum la prestation pour laquelle il m’a rétribué.
    Si j’étais réellement une p*** au grand cœur je tiendrai compagnie et j’écouterai gratuitement le client me racontai ses déboires existentiels. À ce sujet, je me suis souvent demandé, au nom de quoi et de quel droit, le client se permet de me bouffer mon énergie, de grignoter ma joie de vivre en me faisant subir et en m’imposant toute sa m***** existentiel. J’ai infiniment plus de respect pour le client qui est équilibré clair dans sa tête qui va à la limite même pas me regarder, même pas me parler en me considérant uniquement comme une prestataire de services.

    Certains de mes clients quand ils s’en vont me souhaite bon courage. Dans ce bon courage il y a tout un monde. Cela signifie qu’il a bien compris que je ne suis pas une nymphomane, une hystérique, une *****. Je me sens infiniment plus respecté par ce genre de clientèle que par l’abruti qui s’imagine que je prends un plaisir immense à éponger sa conversation insipide en s’imaginant que j’attends après lui pour éprouver un quelconque plaisir sexuel.

    Quant à mon mépris face aux clients. Je vous garantis que quand on est au minimum observatrice, quant on se rend compte de ce que sont réellement les hommes et surtout à quel point ils peuvent être stupides, je vous assure que c’est très dur de ne pas les mépriser.
    Certains me demandent au téléphone si ça va être plaisir partagé. Bien entendu, ayant besoin de leur fric, je ne risque sûrement par de me les contrarier. Évidemment en toute bonne commerçante que je suis, je leur dis que je me prostitue pour joindre l’utile à l’agréable que je suis une occasionnelle que je passe des annonces de façon épisodique (et gnangnan et gnangnan). Le type et à l’autre bout du téléphone, je ne l’ai jamais vu, je ne sais pas a quoi il ressemble, je ne sais pas s’il va me plaire ou pas me plaire. Je ne sais pas si il va me caresser avec douceur ou brutalité, je ne connais pas son odeur est ce petit monsieur me demande si ça va être plaisir partagé ??????????????????????????????

    D’autre me dise qu’ils veulent que je leur donne de la tendresse. Premièrement si le client me paye je ne risque sûrement pas de lui donner ma tendresse, je vais lui la vendre. Le problème c’est que la tendresse est un sentiment tellement noble et grandiose qu’elle n’a pas de prix et n’est sûrement pas monnayables. Ma tendresse, je la garde pour mon chien, pour mes amis. Je ne vais sûrement pas m’amuser à la dilapider auprès d’un client qui en a strictement rien à foutre de ma tronche et va m’oublier vite fait bien fait dès qu’il sera sorti de mon appartement pour aller rejoindre sa femme et ses enfants.

    Le client me donne de l’argent parce qu’il désire maintenir une distance entre lui et moi afin qu’il n’est surtout pas d’affecte entre nous. Ce client qui par l’argent qu ‘il me donne ne veut surtout pas de moi dans sa vie et symboliquement par le biais de l’échanges monétaires me rejette. Est bien ce client tout tranquillement, veut que je lui témoigne de la tendresse. Et puis quoi encore !!!!!
    Il a également le gros niait de service, qui vient me casser les burnes en me disant <> (PPPPPFFFFFFFFFFFFF !!!!!!!!!!!!). Non mais comme si j’attendais après lui pour qu’il vienne me faire jouir. C’est à croire qu’il souhaite que je lui dise <>.

    Il y a également l’éjaculateur précoce qui s’excuse de n’avoir pas été suffisamment performant et qui me dit qu’il fera mieux la prochaine fois. Comme si mon plus grand plaisir existentiel était de me faire limer pendant 10 millions d’années par mes clients ; alors que je suis justement toute réjouie que cela finisse aussi vite et de m‘en tirer à si bon compte.

    Pour en revenir au reportage, Il ne m’a pas appris grand chose si ce n’est un long défilé rempli de banalité et de lieu commun sans grand inter. Les journalistes vont toujours chercher les même prostituées moches et dequatilles qui font office de V .R.P de la prostitution.
    Ces prostituées qui décident librement de montrer leur visage a la France entier sans aucune honte ni pudeur sont dans un tel état de déchéance, de négation et de non respect d’elles-mêmes ; qu’elles n’éprouvent via a vis d’elles-mêmes ni honte ni pudeur. Ma honte par rapport a ma condition de ***** me permet d’être maintenue par un fil qui fait que j’ai encore un pied dans le monde des humains et que je ne suis pas encore un animale. Je suis fière de ma honte. Le jour ou je n’aurais plus honte d’être une ***** je serait irrécupérable et perdu a tout jamais.

  13. wildo
    mars 26, 2009 à 1:42

    Mrs Clooney plus je vous lis et plus je me dis que vous êtes sacrement déconnectée de vous même … Dire que votre intégrité ne passe pas par votre corps est déjà un truc incroyable ! Alors si demain vous vous faites violer par exemple vous n’irez pas porter plainte ? Vous n’avez rien compris a ce que je raconte et vous ne comprenez le documentaire de Carré qu’a son premier degré – moi je regarde le revers de la pièce et je n’évoque pas l’effet de propagande pour le plaisir de la contradiction, mais bien parce que le documentaire est construit de cette manière, c’est un fait implicite.
    Et c’est pas sans raison que ce documentaire est cité en référence par exemple par les groupes activistes pro prosti …
    Je ne juge pas la pute je juge la prostitution essayez d’imprimer ça une fois pour toutes – est ce que demain vous irez mettre votre fille sur le trottoir pour subvenir au besoin de votre famille ?
    Non ! Est ce que vous souhaitez a votre fille de devenir pute ? Non … Votre histoire de sacrifice est bidon. Et aucun de vos proche ne supportera de vous voir faire la pute pour les « sauver » … c’est incroyable de raisonner comme ça – et bonjour la culpabilité que ça envoie !
    Lisez donc ce livre  » Une femme à Berlin » écrit par une journaliste Allemande pendant la fin de la deuxième guerre mondiale entre le moment de l’arrivée des Russes jusqu’à la fin du conflit – il raconte ce que le femmes étaient obligées de faire effectivement pour un bout de pain, un bout de savon. Leur corps était devenu l’unique monnaie d’échange … Ce viol collectif de masse agrémenté de relations à caractère prostitutifs a ravagé toute une génération de femmes en Allemagne. Toutes auraient préférées l’usine à poulet.

  14. mars 26, 2009 à 10:19

    je peux pas poster chez vous Mrs Clooney – mes comm ne passent pas la barrière des codes …
    je voulais dédicacer vous ce passage avec une question subsidiaire en plus en regard du dernier paragraphe du témoignage qui se trouve juste au dessus : Vous n’auriez alors aucune honte, vous ?
    ————

    « Il est temps, nous sommes d’accord, d’en finir avec une vision moralisante de la prostitution. La prostitution n‘est pas contraire à la morale. Elle est contraire aux plus élémentaires droits humains. Elle est la survivance d’un ordre ancien où l’homme dispose et la femme s’exécute, d’un lieu où il est en droit d’exercer des violences et de la traiter de pute. Sans compte à rendre. On comprend que certains y soient si attachés…. »

    par Claudine Legardinier, chercheuse

    Réaction à la diffusion du documentaire « Les travailleurs (seuses) du sexe », de Jean-Michel Carré, sur France 2, le 19 mars 2009.

  15. août 27, 2009 à 7:04

    C’est très facile de parler pour nous TDS… quand on a aucune idée de ce qui se passe dans l’industrie.

    Qui dit la vérité? les médias de masse… ou Jean-Michel Carré?

    Moi je suis TDS depuis trois ans et anciennement j’ai travaillé dans 14 ans dans l’édition.

    Le jour et la nuit… de ce qu’on nous raconte.

    J’ai vu complètement autre chose. Vous n’êtes pas obligé d’y croire.

    Moi je sais ce qui est vrai et ce qui ne les pas. Je sais de quoi je parle j’y suis comme je vous dis depuis 3 ans.

    J’appuis totalement le film de Jean-Michel Carré!

  16. août 27, 2009 à 7:22

    Personne ici ne parle à la place des TDS … pas plus qu’il n’est question d’avoir des croyances ou non par rapport à la prostitution. Appuyer le film de Carré c’est une chose – mais votre expérience et adhésion personnelle à la prostitution ne justifie pas et d’une qu’on ne puisse pas être critique à son égard et de deux qu’on ne doive pas analyser globalement la situation dans le monde.
    Ce qui serait intéressant c’est que les travailleuses du sexe si libres, consentante et humanistes, prennent également soin et défense de toutes celle qui vivent la prostitution dans l’oppression et l’indignité totale.
    Je remarque pour l’instant que c’est toujours le contraire … 😉

  17. août 29, 2009 à 2:42

    On défends notre métier… car c’est notre gagne pain et pour la plus part on gagne très bien notre vie.

    J’ai jamais vu une tds qui défendre un agresseur, on est plus du genre à les dénoncer. Il y a justement 3 cas en cours à Montréal. Trois présumé agresseurs qui ont abuser de TDS. J’appuis totalement leur action.

    La violence ne fait pas partie de notre travail.

    Si t’es pas heureuse dans le métier tu le quitte. Personne ne te force à y rester.

    Si tu es forcé à le faire… Ce n’est pas un métier, c’est effectivement de l’exploitation, de l’esclavage et un crime.

    Faut quand même pas nous mettre toute dans le même paquet.

    Ça serait bien aussi que les gens fasse la différence entre les deux.

    Que la police et les autorités s’occupe des vrais drame et des vrais crime.

    Laisser les TDS adultes et consentent, tranquille.

  18. août 29, 2009 à 5:51

    Je ne m’intérésse pas du tout à votre cas personnel – c’est un autre aspect de la prostitution que je dénonce dans ce blog – je ne vois pas trop ce que vous venez faire ici – d’autant que je n’ai jamais amalgamé quoi que ce soit …

    bref …

  19. laurent
    février 7, 2010 à 12:00

    Bonjour, je trouve ce sujet très intéressant. Le témoignage de Romane est poignant, et plus intelligent que tout ce que j’ai pu lire sur le sujet jusqu’à lors (universitaire compris!!).
    Je post ici pour aborder l’aspect sous un autre angle, et témoigner en tant « qu’ancien » client, dernière rencontre il y a 8 ans bientôt….
    Je suis un client précoce, j’ai été voir des prostituées très tôt vers 17ans,car j’étais très timide et parallèlement très curieux sexuellement, et aussi très médiocre. J’avais énormément de remords après ces rapports, et en même temps j’étais attiré, et j’y retournait en tremblant comme un drogué en manque. J’avais parallèlement des relations amoureuses et surtout sexuelles multiples avec des jeunes femmes « non-putes ». J’ai été sexuellement hyper actif pendant une dizaine d’années, je pense même qu’on doit parler dans mon cas d’une véritable frénésie sexuelle (plusieurs centaines de partenaires en 10 ans, peut être 300 ou 400). Néanmoins, dans ma frénésie sexuelle, la prostitution m’attirait toujours énormément parcque c’était la relation la plus malsaine, la plus immorale et la plus sale. Les prostituées étaient souvent étonnées de voir arriver un jeune homme élégant et propre, mais j’utilisais ensuite leur corps comme un simple objet (jouet pour adulte comme dit Romane). Je me suis ensuite tourné vers des dominatrices, enfin disons que j’ai vu un peu de tout dans le milieu.
    En ce qui concerne la prostitution, selon moi « La condition des putes », ne doit pas être réduite à une caricature. Chaque personne est unique, mais le mensonge et la tristesse sont constants. Le mensonge existe aussi chez la clientèle, personnellement je dois reconnaitre avoir alimenté avec mon argent des réseaux qui pratiquent de l’esclavage moderne. J’ai aussi rencontré des « indépendantes », libres mais jamais vraiment heureuses. Une fois,il m’ai arrivé que la prostituée me rende mon argent après (voir le témoignage de Romane), nous avons même eu une petite histoire, mais cette fille était trop dans la came, et j’ai échoué a essayé de l’en sortir. Parmi les dominatrices il y a quelques rares passionnées, et j’entretient encore aujourd’hui des rapports amicaux avec certaines. Mais c’est très différent car elles ne proposent pas de rapport sexuel, elles n’usent pas leur « parois vaginales » pour reprendre le témoignage de Romane. Parfois elles font des choses très sales, mais je comparerai plus facilement leur travail à celui des aides soignantes en HP, que dans le cas des prostituées. Certaines utilisent même la détresse psychologique de certains soumis pour les ruiner enfin bref… Les dominatrices passionnées ne font pas légion, mais elles existent. En revanche, je n’ai jamais rencontré de putes qui fassent cela par plaisir. Donc j’exclu les vraies dominatrices de la catégorie « putes » vous l’aurez compris;
    Pour revenir aux prostituées, celles qu’on paye pour rapport sexuel:
    Parmi les « indépendantes » elles sont toujours contrainte par la nécessité de gagner de l’argent, soit par précarité, soit par habitude, soit par pathologie , certaines filles sont vraiment addicts aux produits de luxe ect… Ce que dis Romane me semble très proche de la réalité, j’apprécie sa lucidité, et déplore son fatalisme sur l’argent, car la culture et l’éducation sont une autre richesse moins tapageuse mais qui peut vraiment aider à vivre heureux avec peu d’argent.
    Personnellement se sont les études, reprises à presque 40 ans ,et une thérapie que je poursuit aujourd’hui qui m’ont aidé à donner à sens à ma vie et à construire quelque chose.
    Pour finir je voudrais m’adresser à Romane, pour moi la rue était fascinante, sordide, mais c’est en construisant une maison solide que je me suis trouvé et que j’ai appris des choses nouvelles. Bon courage à toi Romane.Aussi douillet que soit ton appartement, je te souhaite de sortir de la rue.
    J’espère n’avoir choqué personne avec ce témoignage, et je serai heureux de relancer ce débat.
    Laurent

  20. Romane
    février 9, 2010 à 3:08

    @Laurent
    tu me cites plsrs fois dans ton commentaire. Pour rectifier les choses et par honnêteté, je me dois te préciser que ce n’est pas MON témoignage que je porte à la connaissance des lecteurs/trices de ce blog, je n’ai fait que retransmettre le témoignage d’une prostituée que j’ai lu sur un site féministe québécois. Relis bien l’introduction de mon post.
    Cordialement.

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