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la femme est l’avenir de la femme …

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Extrait d’un article de l’Express sur le site des Anciens de l’EBI :
Transmis le 01/02/2006, 00:00
L’anatomie est trompeuse: à mesure qu’ils avancent dans leurs découvertes, les scientifiques ont de plus en plus de mal à définir la spécificité des deux sexes. Des généticiens en viennent même à prédire l’extinction du chromosome Y. Et, en matière de procréation, nous ne sommes pas au bout de nos surprises…
Après de nombreux échecs, une équipe de chercheurs londoniens a fini, au début des années 1990, par identifier un candidat sérieux dans les replis du chromosome Y: un gène baptisé sex determining region (SRY), qui constitue la clef de la masculinité. Celui-ci agit comme un interrupteur en déclenchant une cascade d’événements hormonaux qui aboutissent à la formation des organes sexuels mâles. La même équipe a réussi quelques mois plus tard à changer le sexe d’un embryon de souris femelle après lui avoir injecté une copie du SRY, preuve incontestable de ce mécanisme. Cette découverte n’est pas neutre: elle semble définir la féminité comme un état par défaut, la pente naturelle sur laquelle glisse l’embryon, sauf si le SRY décide du contraire en aiguillant le train dans l’autre direction. Il existe pourtant des mécanismes de détermination féminins: des généticiens italiens de l’université de Pavie ont montré, en 1994, qu’il existe sur le chromosome X un gène qui agit comme un répresseur de masculinité. Mais cette découverte semble être passée inaperçue. On se demande bien pourquoi.
Si le chromosome Y semble voué à l’extinction, l’X semble en revanche appelé à un bel avenir. Ce chromosome commun aux deux sexes porte aussi de nombreux gènes impliqués dans le fonctionnement du cerveau. On pensait jusque-là que chez les femmes, où il existe en double exemplaire, seul un des jumeaux était fonctionnel, l’autre restant silencieux. Mais on s’est récemment aperçu que ce n’est pas tout à fait le cas: 25% des gènes de l’X dormant sont en réalité actifs, ce qui permet à la cellule de réparer un gène défaillant en le remplaçant par sa copie sur le second chromosome. Cette plasticité génétique donnerait ainsi au sexe dit «faible» une meilleure protection contre les mutations et des capacités d’adaptation plus larges. Elle lui permet aussi d’échapper à de nombreuses affections héréditaires liées à des gènes du X, qui touchent en priorité les garçons, de la calvitie à la myopathie de Duchenne en passant par l’hémophilie ou l’autisme.
Une chose est sûre: l’évolution semble favoriser le genre féminin à long terme, y compris en matière de procréation, l’un des derniers domaines où la spécificité de chaque sexe reste encore clairement définie. C’est le philosophe et biologiste Henri Atlan qui l’affirme dans son ouvrage L’Utérus artificiel (Seuil): d’ici à une cinquantaine d’années, les bébés débarqueront sur terre par ectogenèse, une technique qui permet le développement de l’embryon hors de l’organisme maternel. Cette sorte de sous-traitance procréative a déjà commencé avec les fécondations in vitro, et progresse à grands pas de l’autre côté de l’Atlantique. Dans son laboratoire de l’université Cornell (Etat de New York), la biologiste Helen Hung-Ching Liu serait en effet parvenue à implanter des embryons humains dans un ersatz d’utérus dopé en hormones et en éléments nutritifs. Même la modeste contribution masculine à la fécondation de l’embryon pourrait bientôt devenir accessoire. En mai 2002, des biologistes japonais de l’Université agricole de Tokyo sont parvenus à créer en laboratoire une souris issue d’un ovule fécondé par un autre ovule, sans aucun apport de sperme. La femme serait-elle l’avenir de la femme?

Gilbert Charles- l’express

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  1. nananimp
    juillet 23, 2009 à 12:58

    Depuis le temps que je l’attend celle là. Contente de savoir qu il y a une étude sur les mécanismes ACTIFs de la féminisation.

    Le dernier paragraphe sur la possibilité d’une procréation artificielle me parait un peu délirant et trés prétentieux du point de vu scientifique mais bon…

    Merci pour ce post

  2. wildo
    juillet 23, 2009 à 1:20

    non non les scientifiques en parlent de plus en plus …

  3. mebahel
    juillet 24, 2009 à 11:02

    Même avis que nananimp, je plussoie son comm 🙂

    Merci pour le relai d’article 🙂

  4. sortilège
    septembre 9, 2009 à 7:16

    De toute façon, la vie a pour base je crois la survie dans une première phase,puis la reproduction………….ou l’invèrse……………..?
    Donc,peut importe qui est mâle ou femmelle ou indétèrminé ?
    Le but est de palier a l’usure,aux évolutions et aux accident peut etre ?
    Donc s’il n’y a plus de mâles ou de femmelles,il y a assurément une autre stratégie ou la « race » se pèrd dans un passé poussiéreux ?
    A mon avis,femme et hommes, sont assujétis a leurs instincts pour la reproduction déjas,tout comme les autres animaux ?
    La société qui de mon point de vue est extèmement archaique mais aussi invraisemeblablement pèrvèrse(liée autant a ses émotions irréfléchies,qu’a ses intérets èsclavagistes ……………..) est hautement réprécive,elle pèrvèrti les relations entre femmelles et mâles ,alors que si elle jouait son role naturel, elle devrait protéger une procréation saine,tout autant que la justice naturelle ?
    Or, c’est tout le contraire, il me semble ? 😀
    Merci d’en parler et de laisser parler 😉

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