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quand BHL est à côté de la plaque en se mobilisant pour Polanski …

La revue La Règle du jeu, dirigée par Bernard-Henri Lévy, s’engage aux côtés de Roman Polanski et mobilise autour de sa pétition écrivains et artistes.

« Appréhendé comme un vulgaire terroriste, samedi soir, 26 Septembre, à Zurich, alors qu’il venait recevoir un prix pour l’ensemble de son œuvre, Roman Polanski dort désormais en prison.

Il risque l’extradition vers les Etats-Unis pour une affaire vieille de trente ans dont la principale plaignante répète à cor et à cri qu’elle a oublié cette histoire et abandonné toute idée de poursuites.

Agé de 76 ans, rescapé du nazisme et des persécutions staliniennes en Pologne, Roman Polanski risque de finir sa vie dans une geôle pour des faits qui devraient être normalement prescrits en Europe.

Nous demandons à la justice fédérale helvétique de le remettre en liberté immédiatement et de ne pas transformer ce génial cinéaste en martyr d’un imbroglio juridico-politique indigne de deux démocraties telles que la Suisse et les Etats-Unis. Le bon sens, autant que l’honneur, y invitent. »

le site de BHL se trouve ici … « les raison dans l’histoire »

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Roman Polanski s’est enfui en 1977 des Etats-Unis pour échapper à la justice Californienne après avoir drogué et violé Samantha Gailey . En effet si on la presse commente largement le fait que la plaignante avait depuis retiré ses griefs il en demeure pas moins que la plainte déposé par les parents reste active et que s’étant soustrait par la fuite la demande d’extradition Californienne reste parfaitement justifiée – Polanski est donc un fugitif comme un autre – exactement comme Cheb Mami l’était il y a quelques mois avec la Justice Française pour l’avortement à coup de pieds perpétré sur sa compagne journaliste …

Derrière cette affaire se profile la notion de prescription pour viol sur mineure – qui n’existe pas en Californie … mais bien en France ! !!!!!!

Et c’est précisément cette fameuse prescription que défendent avec ferveur certains politiques Français en prenant l’affaire Polanski comme bouclier.

Sur Facebook la demande de BHL ne soulève pas du tout l’enthousiasme. Les critiques sont vives.

J’adore le cinéma – je suis moi aussi femme et artiste et je ne comprend pas comment on peut faire à ce point en France un amalgame stupide qui consiste a faire passer Polanski comme une « victime du Nazisme » face à la justice de Californie … Il y a un certain nombre de procédures à respecter dans une affaire de viol sur mineure – le fait que Polanski avait avoué être coupable mais se dérobe depuis 30 ans pour échapper depuis à la condamnation est symptomatique d’un certain « coupable mais pas responsable » bien connu dans les hautes sphères des pouvoirs … Quand les fan d’Orelsan il ya encore qq semaines inondaient les blogs en demandant aux féministes ce qu’est la banalisation de la violence faite aux femmes – eh bien – l’attitude de fuite de Roman Polanski devant ses responsabilités de violeur sur mineur et le soutien qu’il a obtenu en Europe depuis 30 ans c’est tout cela la banalisation – et ce sont exactement les mêmes ressorts qui motivent la prise à parti pour Polanski qui ont motivé les prises à parti pour Orelsan … Et comme par hasard on retrouve les mêmes « défenseurs » des libertés …

WILDO

lire également cet article dans libé :

L’affaire Samantha Gailey, cette ombre qui plane

« comme il est courant dans le cadre de la justice américaine, le procureur et l’avocat avaient passé un accord. Roman Polanski plaidait coupable pour détournement de mineure et les charges pour viol étaient abandonnées. Mais le juge Rittenband, mort en 1993, ne l’a pas entendu de cette oreille et avait fait durer le suspense. Il ne faut pas chercher beaucoup plus loin les raisons de la fuite de Roman Polanski qui, en 1978, prend un aller simple pour Paris où il a vécu depuis, tout en poursuivant sa carrière. »

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  1. septembre 29, 2009 à 2:40

    je suis moi aussi absolument effondrée de tous ces soutiens et surtout du soutien de F. Mitterrand, qui après avoir comparé Orelsan à Rimbaud ! … pour ‘sale pute’ ! … va mettre tout son pouvoir au service de Polanski dans cette affaire de viol d’une fille de 13 ans. ça me retourne complètement. Heureusement, les gens, les blogs, sont visiblement effondrés ou scandalisés aussi. Que vont faire H.Clinton et Obama ? … quels signes vont être envoyés aux violeurs ? et aux filles et aux femmes violées et aux autres ? … j’attends mais j’ai peur.

  2. wildo
    septembre 29, 2009 à 3:19

    j’ai trouvé ce document sur le net – à vérifier mais si c’est effectivement l’original c’est sans appel :

    http://www.thesmokinggun.com/archive/polanskicover1.html

    « Two weeks after Polanski plied her with Champagne and a Quaalude, Samantha Gailey appeared before an L.A. grand jury and recalled Polanski’s predatory behavior in a Mulholland Canyon home owned by Jack Nicholson.

    The teenager’s troubling–and contemporaneous–account of her abuse at Polanski’s hands begins with her posing twice for topless photos that the director said were for French Vogue. The girl then told prosecutors how Polanski directed her to, « Take off your underwear » and enter the Jacuzzi, where he photographed her naked. Soon, the director, who was then 43, joined her in the hot tub. He also wasn’t wearing any clothes and, according to Gailey’s testimony, wrapped his hands around the child’s waist.

    The girl testified that she left the Jacuzzi and entered a bedroom in Nicholson’s home, where Polanski sat down beside her and kissed the teen, despite her demands that he « keep away. » According to Gailey, Polanski then performed a sex act on her and later « started to have intercourse with me. » At one point, according to Gailey’s testimony, Polanski asked the 13-year-old if she was « on the pill, » and « When did you last have your period? » Polanski then asked her, Gailey recalled, « Would you want me to go in through your back? » before he « put his penis in my butt. » Asked why she did not more forcefully resist Polanski, the teenager told Deputy D.A. Roger Gunson, « Because I was afraid of him. »

    Following his indictment on various sex charges, Polanski agreed to a plea deal that spared him prison time (he had spent about 45 days in jail during a court-ordered psychiatric evaluation). But when it seemed that a Superior Court judge might not honor the deal–and sentence Polanski to prison–the director fled the country.  »

    résumé : Polanski est loin d’avoir purgé sa peine !

  3. wildo
    septembre 30, 2009 à 5:40
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