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A découvrir : LES FEMMES DE LA BEAT GENERATION ET LA POESIE / par Jacqueline STARER.

LES FEMMES DE LA BEAT GENERATION ET LA POESIE
PORTRAIT D’UN GROUPE QUI N’EN EST PAS UN.

Elise Cowen, Diane di Prima, Joyce Johnson, Hettie Jones, Lenore Kandel, Eileen Kaufman, Joanne Kyger, Joanna McClure, Nancy Peters, Janine Pommy Vega, Anne Waldman, Helen Weaver, ruth weiss et les autres…

« L’importance littéraire du mouvement beat n’est peut-être pas aussi évidente que son importance sociologique » disait Burroughs. En va-t-il de même des femmes que l’on peut qualifier de beat parce qu’elles avaient la même philosophie de la vie, ont vécu et écrit selon les cas plus ou moins silencieusement près des écrivains de la Beat Generation, ou après eux, s’imposant alors de leur propre voix, de manière tout à fait audible ? Elles furent nombreuses à écrire, des poèmes surtout mais aussi des romans. »

« Les femmes de la Beat Generation se connaissaient, s’aimaient, s’estimaient, s’entraidaient. Leur bonne entente ne se limitait pas à préparer ensemble des salades dans la cuisine pendant que leurs homologues buvaient de la bière dans une autre pièce où à vivre en musique la nuit jusqu’à plus d’heure. …/… Aucune d’entre elles n’attendait d’un homme qu’il pourvoie à quelque nécessité que ce soit. Aucune d’entre elles n’avaient attendu le mariage pour avoir une vie sexuelle. Et cela n’avait pas fait d’elles des monstres. »

« Elles ont été en grande partie les inspiratrices de la ‘nouvelle sensibilité’, de la ‘nouvelle vision’ qui ont conduit les écrivains beats sur le chemin de l’expérimentation, des tentatives, des excès parfois, et de ce souffle de liberté personnelle qui finit par secouer la jeunesse américaine.  »

« Dans les années 50, elles appartenaient à ce qui était nommé la Silent Generation, et à un monde qui n’avait que faire de femmes qui prenaient la parole, encore moins ne mâchaient pas leurs mots. Et c’est ce à quoi elles ne se résignèrent pas, même s’il leur fallut du temps pour se dégager de cette réalité. Elles ne supportaient pas l’esprit conventionnel de l’Amérique de ces années-là, sa respectabilité, son conformisme, sa bonne conscience, l’importance donnée aux questions matérielles. Elles étaient censées devenir des mères, cultivées certes, mais à condition de rester dans des rôles de spectatrices, de lectrices, d’auditrices.  »

L’article complet de Jaqueline Starer
est en lecture autorisée le site des éditions d’écarts

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