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Archive for the ‘Autocritique’ Category

Mettre DSK sous muselière c’est possible …

août 25, 2011 Laisser un commentaire


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un peu de Bédé hermaphrodite

Dans la série des excellentes illustrations de Marion Montaigne voici relatée avant l’été la vie hermaphrodite des limaces et la sexualité des poissons c’est tout un poème et ça m’a bien fait rire ! 😉

lire la bédé sur son blog  : http://tumourrasmoinsbete.blogspot.com/2011/06/mercredi-tous-en-bikini.html

Qu’on les pende par les couilles et qu’on en finisse !

juin 4, 2011 4 commentaires

http://www.rue89.com/2011/06/02/jai-ete-violee-mais-je-ne-porte-pas-plainte-voila-pourquoi-207403

J’ai été violée, mais je ne porte pas plainte. Voilà pourquoi

Un article sur l’affaire DSK lui a fait sauter le pas : victime d’un viol, une riveraine raconte pourquoi elle ne se tourne pas vers la justice.

Une affiche déchirée représentant une femme, en décembre 1997 (Olivier Culmann/Tendance floue).

Voici le ressenti, banal je pense, d’une fille violée. C’est un témoignage. Je n’ai pas la prétention de me sentir porte-parole de qui que ce soit. C’est juste le sentiment que j’ai, qui pourra peut-être vous aider à comprendre pourquoi le viol est encore un sujet tabou et que les victimes ne portent plainte que dans 10% des cas.

Violée par un ami d’amis d’amis, dans une grande maison

J’y pensais depuis l’affaire DSK sans oser, et votre article [« L’affaire DSK libère la parole des femmes mais pas les plaintes », ndlr] m’a fait sauter le pas.

Je suis une toute nouvelle riveraine. Je n’avais jusqu’ici jamais écrit pour Rue89, que ce soit des commentaires ou des articles. Je suis journaliste, j’ai presque 30 ans. Comme des milliers de gens chaque année, hommes et femmes, en France, des dizaines chaque jour, j’ai été violée. C’est à dire qu’un homme a pénétré mon corps alors que je ne le voulais pas. C’était en 2007, au cours d’une année à l’étranger en Amérique du Sud. Une soirée dans une grande maison. Un ami d’amis d’amis.

Comme la plupart des gens dans ce cas-là, je n’ai pas porté plainte. Pourquoi ? D’abord, parce que j’étais détruite. Les conséquences d’un viol sur la personnalité sont douloureuses et tenaces.

Se laver, encore et encore

Pourquoi je lui ai pas foutu un coup de pied dans les couilles, bordel ? Pourquoi j’ai pas crié ? Quelle conne !

La réaction physique est immédiate. La douche ! Se laver, encore et encore. Trois fois par jour. L’objectif est clair : enlever les traces, frotter, nettoyer, oublier ce qui s’est passé. Mais le sentiment étrange de se sentir sale reste quand même omniprésent. Mon corps me dégoûte, je voudrais m’en séparer. Il me met trop mal à l’aise.

Dépression. Je ne mange plus, je n’arrive plus à me regarder dans la glace, je suis moche. A ce stade, il n’y a aucun mot à mettre sur ce mal-être. Le mot « viol » ne vient pas forcément à l’esprit. C’est le silence, la honte et la boule au ventre qui s’imposent. Le sentiment d’être une dépravée qui a laissé son corps à n’importe qui, d’être une moins que rien qui s’est laissé faire sans rien dire, d’être faible.

Mais surtout ne pas en parler, à personne. Ça va passer.

Et si je l’avais un peu voulu, aussi ?

Et les images reviennent, violemment. J’aurais pu le frapper là, et à tel moment. Comment je n’ai pas anticipé ? Je lui avais dit que je ne voulais pas. Mais il a insisté. Il a peut-être cru que je le draguais. Je lui avais souri en arrivant, peut-être. Ça s’est passé tellement rapidement, j’ai rien compris.

C’était un ami d’amis d’amis, je ne le connaissais pas il y a trois heures. Il m’avait coincée dans un endroit isolé. Je me rappelle m’être dit : « Si je refuse, il va me frapper ou me faire mal. » Il avait cette emprise physique, cette menace, je sentais bien que j’étais devenue une chose, un objet, je ne voyais pas d’échappatoire.

J’ai voulu oublier, mais le film est repassé devant mes yeux. Et insidieusement, tout doucement, j’en étais convaincue : le coupable, c’était moi. J’ai rien fait, j’en étais incapable, comme si j’avais plus la maîtrise de mes muscles. « Et si je l’avais pas un peu voulu, aussi ? », c’est ce que j’ai fini par penser. J’en devenais folle, honteuse.

Le mal-être de ne plus assumer sa sexualité

Après coup, après deux ans de psychothérapie aussi, je le vois comme un instinct de survie. En danger, le corps s’est séparé de l’esprit. J’ai voulu faire abstraction, me faire passer pour morte pendant quelques secondes.

C’est un peu comme si on m’avait braquée dans la rue pour mon portefeuille. Par peur de représailles, j’aurais donné ma carte de crédit sans hésiter, en me disant que je serais au moins rentrée sauve. Là, j’ai sacrifié mon vagin, pensant réussir à me sauver moi-même. J’ai eu du mal à me récupérer.

De ce mal-être physique, c’est un mal-être plus profond qui s’installe. Celui ne plus assumer sa sexualité et donc sa féminité. Pendant des années, la sexualité me dégoûtait, je refusais d’être une femme. Mettre des talons, me maquiller, bien m’habiller, c’est être une « pute ».

Une blessure profonde à surveiller de près

Pas question non plus de regarder un garçon dans les yeux, de lui sourire. Je pensais ça de moi, pas des autres femmes que j’admirais d’assumer aussi fièrement leur féminité.

Aujourd’hui, tout doucement, je réapprends le plaisir de séduire, de me faire belle, sans avoir le sentiment que c’est un appel à la séduction, que c’est mal. Sentir le regard des hommes sans le prendre comme une menace mais comme un compliment.

Faire l’amour avec confiance et plaisir, je pensais plus que c’était possible. Même s’il m’a enlevé pour toujours l’insouciance de complètement s’abandonner au désir, le salaud. Maintenant, ce viol reste pour moi une cicatrice. J’y repense régulièrement mais comme une guerre passée, une blessure profonde qu’il faut toujours surveiller de près.

Un psy en CDI

Pourquoi ne pas avoir porté plainte ? Parce que c’était extrêmement compliqué à l’étranger. Sur le moment, le consulat m’a conseillé de ne pas bouger. Parce que je ressentais aussi ce regard méprisant, confirmé aujourd’hui par certains qui l’affirment haut et fort, et dont je me suis longtemps persuadée moi-même. « Y a pas mort d’homme. » C’est juste une très mauvaise expérience.

Et maintenant ? Trop dur, trop pénible. J’ai mis trop de temps à m’en remettre. La honte, ensuite, d’exposer son intimité. Et puis savoir qu’on va remettre en doute tout ce que je dis alors que cette histoire m’a fait moi-même perdre toute confiance, ça pourrait me détruire à nouveau.

En plus, il va falloir donner des preuves, écarter les cuisses. Ça veut dire quoi concrètement ? Déjà que j’ai eu du mal à réassumer mon corps, alors le dévoiler à tout le monde…

Et lui ? Qu’est-ce qu’il dirait ? Sûrement que j’étais consentante, que c’était il y a longtemps, que c’était qu’un coup comme ça, pas besoin d’en faire un drame. Et je devrais justifier que je ne suis ni une fille facile, ni une petite mijaurée, ni une naïve trop sensible, ni même une allumeuse, une chaudasse, une salope… J’aurais plus qu’à réengager mon psy, en CDI cette fois.

Je n’ai plus assez de forces pour convaincre un tribunal

J’aimerais bien le revoir cet homme. Lui foutre un et même plusieurs bons coups de pieds dans les couilles maintenant, en face à face, ça me ferait sincèrement plaisir. Mais j’ai pas la force d’affronter un tribunal et tous ces regards pour me demander si je n’étais pas consentante, si je ne l’avais pas cherché un peu.

Je sais que toutes ces questions seraient légitiment posées devant un tribunal, mais j’ai déjà assez lutté contre moi-même, assez gâché de mouchoirs chez le psy pour me convaincre que j’étais victime et que ce qui s’est passé est grave, j’ai plus assez de forces pour convaincre un tribunal et des mentalités.

Autour de moi, peu de personnes connaissent mon histoire. Personne, dans mes amis, ne se doutera que je puisse être l’auteure de ce témoignage. Parce que ça ne se voit pas sur mon front ! Pour eux, je suis juste une fille qui sort d’une longue déprime, qui est beaucoup plus jolie épanouie, et qui va très bien maintenant. Je fais de mon mieux pour que ça le reste.

Laure_TA est un pseudonyme.

JFKahn, profil bas …

mai 26, 2011 2 commentaires

Dans un mail interne à l’hebdomadaire Marianne, Maurice Szafran annonce à sa rédaction que Jean-François Kahn, 73 ans, publiera cette semaine son dernier bloc-notes et qu’il mettra également fin « à toute activité journalistique ».

Selon les premières fuites, l’affaire du « troussage de domestique » a eu raison de lui. Son expression, pour le moins malheureuse, concernant la jeune femme de ménage, victime présumée dans l’affaire DSK, a causé des remous à chaque conférence de rédaction au sein de Marianne.

Martine fait de la politique …

mai 25, 2011 4 commentaires

Cette image est d’une insoutenable cruauté … 😉

Benoit Hamon cochon dédit …

mai 24, 2011 1 commentaire

Lu chez les Entrailles cette excellente remise en perspective … Il ne faudra pas se laisser abuser par ceux qui n’hésiteront pas effectivement a se faire passer pour féministe comme par enchantement, dans le seul but de glaner quelques points de pop en nous prenant au passage pour des connes …

Je pourrais moi-même ressortir la bashing sexiste d’une partie de la fameuse blogosphère de goâche avec l’inneffable intox2007 en tête – autre genre de porcinet – qui se targuait avec morgue de se foutre complètement du féminisme en 2007/2008 sur son blog … quelques jours avant que le PS d’ailleurs intègre dans son programme cette perspective … on sait aujourd’hui à quel point ces effets d’annonces ne furent que des voeux pieux …

Le PS se fout complètement des femmes. Y a qu’a lire les communiqués des Egales pour sentir à quel point ce parti est vérrouillé par les hommes et la lutte du maintient de leur seul pouvoir.

http://blog.entrailles.fr/2011/05/cher-camarade/

Affaire DSK : Ségolène Royal pense « d’abord à l’homme » …

mai 19, 2011 29 commentaires
Affaire DSK : Ségolène Royal pense "d'abord à l'homme" ...
Mauvaise pioche ! 
Mais où est passée la femme debout ?