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Archive for the ‘féminisme’ Category

parce que le viol n’est pas un art de vivre ensemble …

octobre 13, 2012 5 commentaires

APRES LE VERDICT DE CRETEIL, NOUS EXIGEONS UNE REPONSE POLITIQUE !
Lettre ouverte à François Hollande, Président de la République

Monsieur le Président de la République,

Le verdict du procès du Tribunal de Créteil a créé, en France, une incompréhension. Ce verdict est catastrophique : Il semble dire aux victimes, porter plainte ne sert à rien, et aux violeurs, vous ne serez pas condamnés ou si peu !

Les médias continuent à tenir des propos inadmissibles en parlant de « tournantes », de « viols en réunion », au lieu de dire « viols collectifs » qui sont des crimes.

La France a soutenu la création par les Nations unies d’une journée internationale des droits des filles : c’était le 11 octobre ! Cette journée est proclamée par l’ONU parce que des millions de jeunes filles dans le monde sont victimes d’abus, de mariages forcés, de mutilations sexuelles. Le verdict du tribunal de Créteil arrive au moment même de cette journée mondiale et exige une réponse politique !

Ce procès n’est pas un fait isolé. Ce n’est pas un fait divers. Le viol est un crime. 75.000 femmes sont violées chaque année dans notre pays. 10% d’entre elles portent plainte et seuls 2% des violeurs sont condamnés. Cette situation traduit la tolérance de notre société vis-à-vis des violences faites aux femmes. Le viol est une domination des hommes sur les corps des femmes. Il est une des expressions les plus violentes des inégalités entre les femmes et les hommes qui persistent dans notre société.

Nous refusons que cette situation perdure. Nous refusons que les victimes de viol soient stigmatisées, culpabilisées, considérées comme folles. Nous refusons que leur parole soit ainsi décrédibilisée. Nous refusons que la honte pèse sur les femmes violées plutôt que sur les violeurs. Nous refusons que les violeurs ne soient pas jugés. Nous refusons que des violeurs, quand ils sont jugés, soient condamnés à des peines dérisoires.

Monsieur le Président, vous avez déclaré lors de la campagne présidentielle que « les violences sexistes doivent être fermement combattues ». L’inaction des pouvoirs publics a trop coûté aux femmes victimes de violences. Nous exigeons de votre part un engagement sans faille.

Un grand débat public autour sur les violences faites aux femmes doit être lancé dans les mois qui viennent et déboucher sur des politiques publiques à la hauteur du défi : éradiquer les violences faites aux femmes :
– Les lois en vigueur doivent être appliquées et complétées de nouvelles dispositions législatives, comme l’extension de l’ordonnance de protection aux victimes de viol ;
– Les professionnels doivent être formés ;
– Les plaignantes doivent être soutenues, hébergées, protégées, entendues ;
– Les associations doivent avoir les moyens de remplir leurs missions ;
– Les campagnes de prévention doivent être multipliées ;
– Tous les jeunes en particulier au sein de l’école doivent être informés, éduqués, entendus aussi quand ils sont eux- mêmes victimes.

Monsieur le Président, nous sommes révolté-e-s. Nous ne voulons pas de grands discours. Nous attendons des actes.

 

A l’initiative du collectif Féministes en Mouvements

Associations signataires :
FIT, Une femme un toit
Collectif Féministe Contre le Viol
Fédération Nationale Solidarité Femmes
Solidarité Femmes Ile de France
Elle’s imaginent
Voix de femmes
Osez le féminisme !
Assemblée des Femmes
Femmes Solidaires
Ligue du Droit International des Femmes
40 ans de mouvement
Mouvement Jeunes Femmes
Mémoire Traumatique et Victimologie
Réseau féministe « Ruptures »
Coordination française pour le Lobby Européen des Femmes
SOS sexisme
Mouvement du Nid
Femmes pour le Dire, Femmes pour Agir
Le Monde à travers un regard
Femmes en Résistance
Mix-cité
SOS sexisme
Commission Genre d’ATTAC
Planning Familial
Adéquations
Forum Femmes Méditerranée
Collectif 13 Droits des Femmes
Rajfire
Elu-e-s Contre les Violences Faites aux Femmes
Association Nationale des Etudes Féministes
Les Chiennes de Garde
Libres MarianneS

signez la pétition ici

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Fiesta chez La Barbe !

septembre 23, 2011 Laisser un commentaire

Si vous êtes une militante barbue ou si vous rêvez de le devenir,
venez débattre avec nous du ‘projet féministe’ de la Barbe

SAMEDI 24 SEPTEMBRE

au Casa Poblano, 15 rue Lavoisier, à Montreuil (ligne 9 station Robespierre)
à partir de 14h

les discussions seront prolongées par une fiesta à partir de 20h (dîner et boissons à votre charge).

Catégories :féminisme Étiquettes :

Confrontation à venir entre Tristane Banon et DSK

septembre 23, 2011 Laisser un commentaire

Une confrontation décidée par le Parquet de Paris.

Le parquet de Paris a décidé de confronter Tristane Banon à Dominique Strauss-Kahn, ont indiqué vendredi le procureur de la République de Paris et les avocats de l’ancien directeur général du FMI. «Dans l’affaire Banon-DSK, le parquet de Paris a décidé de faire procéder à une confrontation entre Tristane Banon et Dominique Strauss-Kahn», selon un très bref communiqué du procureur de la République. «La défense de Dominique Strauss Kahn a pris connaissance de la décision du Parquet de faire procéder à la confrontation habituelle dans l’enquête préliminaire ouverte», avaient déclaré auparavant les avocats de l’ex-ministre socialiste, confirmant une information de LCI. Dominique Strauss-Kahn «a fait savoir au service en charge du dossier qu’il se tenait à sa disposition», ont ajouté les avocats.

La jeune écrivain et journaliste Tristane Banon, qui a porté plainte contre Dominique Strauss-Kahn pour tentative de viol perpétrée selon elle en 2003, avait indiqué jeudi qu’elle voulait être confrontée à celui qu’elle accuse pour qu’il lui «dise droit dans les yeux» que les faits qu’elle dénonce sont «imaginaires». «La brigade m’a demandé si j’acceptais la confrontation, j’ai dit évidemment oui. Je voudrais qu’il soit en face de moi et qu’il me dise droit dans les yeux que ce sont des faits imaginaires», avait-elle déclaré.

Dominique Strauss-Kahn, qui a porté plainte contre Tristane Banon pour dénonciation calomnieuse, avait déclaré dimanche sur TF1 qu’«aucune violence» n’avait été portée sur la jeune femme. «J’ai été entendu comme témoin. J’ai dit la vérité que dans cette rencontre il n’y avait eu aucun acte d’agression, aucune violence, je n’en dirai pas plus», avait-il dit. «La version qui a été présentée est une version imaginaire, une version calomnieuse», avait ajouté DSK.

(Source AFP)

L’ex-directrice de la Sex Crimes Unit accable DSK

septembre 21, 2011 Laisser un commentaire

Pendant vingt-huit ans, Lisa Friel a été procureur adjointe au tribunal de Manhattan. Elle a dirigé à partir de 2002, avant de démissionner, la Sex Crimes Unit, brigade spécialisée dans la répression des crimes sexuels, créée en 1974. Cette unité a enquêté sur l’affaire DSK et a été popularisée par la série télévisée « New York, police judiciaire ».

En exclusivité, Lisa Friel, l’ex-directrice de cette brigade, sera ce soir sur le plateau de France 3 dans l’émission « Pièces à conviction », devenue mensuelle, aux côtés de la présentatrice, Patricia Loison. Elle reprend le flambeau d’Elise Lucet à l’occasion de la diffusion à 22h55, d’un documentaire réalisé par Lysa Jackson quelques mois avant l’affaire DSK et diffusé aux Etats-Unis en juin.

La Sex Crimes Unit est réputée être une brigade d’élite, mais, en France, on lui reproche d’avoir fait une erreur dans l’affaire DSK.
LISA FRIEL. Dans ce service prestigieux, on apprend à travailler correctement et dans l’intérêt de la justice. Une erreur ? Je ne sais si c’est le cas. Nous avons fait notre job et je peux dire que je suis fière de mon ancienne équipe. On nous a signalé des faits et nous avons agi en conséquence pour enquêter. Policiers et procureurs sont des humains, mais notre équipe est parfaitement rodée et expérimentée pour faire face. Notre force, c’est l’expérience. C’est nous qui avons découvert les problèmes autour de ce dossier.

Que savez-vous de l’entretien de DSK à la télévision ?
Si j’ai bien compris, il semblait dire qu’il est innocent, qu’il n’y a pas de preuves contre lui et que sa victime avait menti sur tout. Il suffit de lire le rapport pour comprendre que c’est un peu différent. Nous avons bien trouvé des preuves scientifiques, mais nous n’avons pas pu prouver ce qui s’est passé ce jour, au-delà du doute raisonnable, comme on dit dans notre procédure. Et nous avions des points d’interrogation sur la crédibilité de la victime.

Que doit-on penser de Nafissatou Diallo ?
Je peux vous affirmer que Nafissatou Diallo est bien une victime. Il existe des éléments de preuves qui étayent son propos. Je ne peux croire qu’elle ait inventé tout cela de toutes pièces. Je crois surtout les preuves. Mais ces éléments dont nous disposions n’étaient pas suffisants pour poursuivre ce dossier et pour l’affirmer, sans doute raisonnable, devant un jury de douze personnes et à l’unanimité. Dans un tribunal américain, dans une procédure au pénal, la charge de la preuve doit être indiscutable. Ce que vous pensez pouvoir prouver et ce que vous croyez être la vérité sont deux choses bien différentes. Au mois de juin, deux policiers accusés de viol dans l’exercice de leur fonction ont été relaxés par le tribunal de Manhattan parce que nous n’avons pas su convaincre le jury.

Vous n’êtes plus procureur, mais, en tant que femme, que savez-vous de ce qui s’est passé dans cette chambre ?
En tant que femme, et non en tant que procureur, je vous fais part de mes sentiments personnels. Ce qu’ a fait DSK va bien au-delà d’une faute morale comme il l’a invoqué. Il s’est très mal comporté. Je pense même que c’était pire que cela.

Avez-vous été surprise par la requête de renonciation ?
Non, pas du tout. Nous savions que nous ne pouvions aller au bout de l’affaire.

Votre démission est-elle liée à l’échec de ce dossier ?
Non, pas du tout ! J’ai trois enfants qui vont à l’université et une autre qui y ira bientôt et il faut que je gagne un peu plus d’argent (NDLR : les procureurs sont mal payés aux USA).

 

Le Parisien

http://www.leparisien.fr/dsk-la-chute/l-ex-directrice-de-la-sex-crimes-unit-accable-dsk-21-09-2011-1617892.php

le contrat entre Royal avec la Nation comprend l’égalité hommes/femmes

septembre 12, 2011 7 commentaires

LE CONTRAT avec LA NATION
 ROYAL 2012

Devant le peuple français, moi Ségolène Royal, je m’engage à construire avec vous
la République du Respect par l’ordre social juste et la participation active des citoyens.

1 La République nouvelle que nous construirons ensemble redonnera sa juste place à chacune de nos institutions : un parlement renforcé dans ses pouvoirs de contrôle et revivifié par le non-cumul des mandats, une justice préservée de toute intrusion de l’exécutif, un dialogue social efficace, des associations vivantes. L’intelligence des territoires sera mobilisée.

2 Pour refonder la démocratie, je m’engage à consulter la Nation chaque fois que l’intérêt supérieur du pays l’exigera. Le référendum d’initiative citoyenne sera instauré et des comités citoyens encouragés.

3 Je créerai un Conseil Supérieur du Pluralisme pour protéger l’indépendance des médias. La liberté de la
presse à l’égard des pressions du pouvoir politique et des puissances de l’argent sera garantie.

4 Familles, Éducation, Santé, Sécurité seront protégées par la Nation. J’engagerai une action résolue pour la prise en compte du handicap, le recul des discriminations et l’égalité entre les hommes et les femmes.

5 Face à la crise et à l’explosion des inégalités, je ferai inscrire dans la Constitution la règle d’une bonne gestion des fonds publics. Elle comprend la juste répartition des efforts, la contribution équitable du capital et du travail, la garantie des ressources pour la Sécurité Sociale, la lutte contre la fraude et les gaspillages. Je m’engage à réduire la dette et à associer les Français à la réforme pour la justice fiscale, sans augmenter les impôts.

6 Pour faire de la France un pays d’entrepreneurs, les règles sociales et fiscales seront stables pour la durée
du quinquennat, grâce à un partenariat équitable entre les entreprises, les salariés et les pouvoirs publics
conclu lors du Grenelle des PME.

7 Je m’engage à défendre la place de la France dans le monde et le rayonnement de sa culture. La France sera une force motrice européenne pour ouvrir la perspective des États-Unis d’Europe. Elle agira pour mettre la finance au service de l’économie et pour que les banques obéissent au lieu de commander.

8 Notre nouvelle frontière sera la révolution écologique par la croissance verte et la mutation énergétique pour conquérir des emplois et protéger la planète.

9 Comme Présidente de la République, je serai la garante de la morale publique. Je veillerai au dépassement des clivages pour unir le pays face aux difficultés qui l’assaillent. Je rassemblerai autour des solutions efficaces et justes pour le travail et une vie meilleure.

10 Ce Contrat engage ma responsabilité de femme d’État face à la Nation. J’installerai un Comité de
Surveillance des Engagements dont les membres seront désignés à parité par la majorité et l’opposition.

La France a le devoir d’offrir à tous les siens l’espoir d’une ère nouvelle
en demandant à chacun de donner le meilleur de lui-même.

Vive la Liberté, l’Égalité, la Fraternité !

Le 10 septembre 2011

Ségolène ROYAL

Un troussage de domestiques – ou l’affaire DSK commenté par les féministes …

août 31, 2011 5 commentaires

Un troussage de domestique, coordonné par Christine Delphy, paraît aux éditions Syllepses le 1er septembre. Une rencontre-débat aura lieu le 15 septembre à 19h au Lieu Dit (6 rue Sorbier, 75020 Paris) ainsi qu’à la Librairie Violette and Co (102 rue de Charonne, 75011 Paris) le vendredi 23 septembre à 19 h.

Ce livre rassemble des articles de Clémentine Autain, Jenny Brown, Mona Chollet, Sophie Courval, Christine Delphy, Rokhaya Diallo, Béatrice Gamba, Michelle Guerci, Gisèle Halimi, Christelle Hamel, Natacha Henry, Sabine Lambert, Titiou Lecoq, Claire Levenson, Mademoiselle, Marie Papin, Emmanuelle Piet, Audrey Pulvar, Joan W. Scott, Sylvie Tissot, les TumulTueuses, Najate Zouggari.

 

« Devant l’indifférence massive à cette femme dont on ne sait encore rien, les féministes, d’abord éberluées par le déferlement d’une solidarité à la fois masculine et de classe  car elle émane souvent, trop souvent, de femmes , commencent, dès le troisième jour (le 16 mai) à se frotter les yeux et à saisir leur ordinateur. De leur côté, les amis de DSK  comme la théorie du complot est apparue à tout le monde très fumeuse  e raccrochent à une autre bouée  : la «  présomption d’innocence  », par laquelle ils comprennent que même suspect, même inculpé, il doit avant tout être considéré comme totalement innocent. »

« Les mots qui nous submergeaient, c’étaient les paroles de la musique qui se fait plus insistante de jour en jour et d’année en année et qui accompagne le spectacle de femmes habillées - ou plutôt déshabillées - en bunnies sur les plateaux de télévision, en corps sans têtes, sexes ou fesses en avant, sur les murs de nos villes. Les paroles, nous les connaissions  : elles sont dans neuf blagues sur dix de la radio «  Rires et chansons  », elles font rire Benoît Hamon, porte-parole du Parti socialiste qui les trouve «  un peu sexistes  » mais «  amusantes quand même  », elles sont dans neuf sketches sur dix des «  humoristes  »  ; elles sont dans les chansons du rappeur Orelsan («  je vais t’avorter à l’Opinel  »)  ; elles sont dans les commentaires de nos animateurs de télévision, ceux qui font crouler de rire les audiences. Elles se résument à «  du cul du cul du cul  » - mais «  le cul  », c’est, en dépit de sa crudité apparente, encore un euphémisme. «  Le cul  » c’est en réalité la mise en scène de situations où une femme est humiliée, soit parce qu’elle est idiote, soit parce qu’elle se fait baiser, soit encore - ça c’est le fin du fin - parce qu’elle est si idiote qu’elle ne se rend même pas compte qu’elle se fait baiser. Dans les cours de récréation, dans les bureaux, et jusque sur les bancs de l’Assemblée nationale. »

« Mais cette haine des femmes, qui parcourt toute notre société, nos contes populaires, nos chansons, notre culture, aussi loin qu’on remonte, cette haine qui est en arrière-plan - quand elle n’est pas au premier plan - de presque tous nos films, de presque tous nos romans, elle est comme la lettre cachée du conte d’Edgar Poe  : si visible, si «  évidente  » qu’on ne la voit pas. Quand on la voit, dans des cas exceptionnels de tueurs en série, on fait mine de croire que tous les viols sont exceptionnels, sont «  pathologiques  ». On ne dira jamais assez que les violeurs, comme les délinquants de la route, ne sont justement pas des délinquants  ; comme les maris violents, ce sont des hommes ordinaires  ; les plus ordinaires des hommes. Des hommes «  normaux  ». Qui, comme les autres, ne demandent que leurs droits. Le droit d’être les maîtres. Des maîtres qui punissent les femmes au nom de tous les autres maîtres. » Christine Delphy

Excellent article de Christine Delphy a lire sur le site du collectif Les Mots sont Importants …

Catégories :Domination, droits, féminisme Étiquettes : ,

Du Genre en politique, ce qu’en pensait Royal en 2007

août 27, 2011 7 commentaires

Du Genre en politique

Je n’ai jamais fait du simple fait d’être une femme l’étendard de mon combat. Mais j’ai toujours assumé cette dimension de mon identité personnelle et politique.
Que les choses soient bien claires : je ne crois pas que les femmes aient, par essence ou par nature, un rapport génétiquement différent à la politique. Ce que je crois, en revanche, c’est que nous sommes hommes et femmes, les héritiers et les héritières d’une histoire où l’inégalité des sexes alla longtemps de soi et dont nous commençons seulement à nous déprendre.

Ce que je crois, c’est que les hommes et les femmes sont encore inscrits dans ce qu’on appelle des rapports de genre – cad des rapports sociaux, pas biologiques – qui continuent de façonner, pour une part, les sensibilités, les imaginaires, les perceptions de soi et des autres, bien que la mixité progresse sous nos latitudes, à grands pas. Ce que je crois aussi, c’est que l’égalité n’oblige pas à l’indifférenciation. »

Ségolène Royal 2007
extrait de son livre « Ma plus belle histoire c’est vous » chez Grasset
chapitre 4 « L’autre moitié du ciel : candidate mais femme »