les activistes du groupe féministes La Barbe lancent un appel à manifester CE SOIR

septembre 18, 2011 Laisser un commentaire

Bonjour,


les activistes du groupe féministes La Barbe lancent un appel à manifester CE SOIR.


Comité de soutien aux grands Hommes blancs

La Barbe appelle à un rassemblement à 18h30 devant TF1, 1 quai du Point du jour. Boulogne Billancourt

Venez avec ou sans barbe pour  vous faire entendre avant le 20h.

Paris, samedi 17 septembre 2011 – La Barbe appelle à un rassemblement en soutien aux Grands Hommes Blancs et à leurs traditions viriles

Le groupe d’action féministe La Barbe appelle à un rassemblement demain dimanche 18 septembre à 18h30 devant TF1, «avec ou sans barbe pour  vous faire entendre avant le 20h». L’ex-directeur du FMI doit être interviewé par Claire Chazal dans son journal télévisé. C’est la première fois qu’il s’exprimera devant les médias français depuis son retour en France. 
A cette occasion, La Barbe lance un Comité de Soutien aux Grands Hommes Blancs de France.
« Nous exprimons notre joie face au chaleureux accueil réservé par les grands média à l’un de nos plus grands hommes à son retour d’exil, après que les charges contre lui ont été abandonnées par la Justice du plus puritain des peuples. Autant dire que notre homme en sort blanchi !
A quels tourments sont aujourd’hui livrés les grands hommes blancs de notre pays ? Notre peuple perd décidément son sang-froid et se laisse aller aux réactions les plus émotives, les plus irraisonnées offrant en pâture l’élite d’une génération, les meilleurs d’entre nous.
Dominique, Georges, Roman, Jacques, Bertrand, et autres puissances viriles qui faites l’honneur de la France, sachez que nous ne vous laisserons pas tomber. Nous nous tenons à vos côtés, en compagnie d’autres grands hommes. Bernard l’a bien dit : « Tout le monde n’est pas tout le monde ». Alain est avec vous aussi, qui clamait « Le stupre et la boue, par pour nous ! »
Séduire n’est pas nuire, que diable ! Et si certains gestes osés peuvent surprendre parfois par leur vivacité, de grâce, il s’agit de l’ordre privé, qu’il n’appartient à personne de juger. Où irions-nous si l’on ne pouvait plus trousser les soubrettes, lutiner les journalistes, masser les pieds de ses collaboratrices et taquiner les assistantes? Voire corriger les récalcitrantes ? Et pourquoi la justice devrait-elle se mêler d’affaire de séduction? N’est-ce pas le signe même de notre bonne santé gauloise? L’expression magistrale de notre hommage à l’autre sexe ?
Peu nous chaut l’agitation de quelques femmes accablées. Les hommes doivent conserver toutes les prérogatives liées de leur sexe à l’heure où des lois délétères pourraient rompre une tradition ancestrale, s’il prenait à la Justice des hommes d’un jour les appliquer.
En tout homme sommeille un conquérant. C’est cette force de prédation, cet instinct de survie et de production chez l’homme qui a fait de l’Humanité ce qu’elle est !
La Barbe appelle à la création d’un comité de soutien aux Grands Hommes Blancs et à leurs traditions viriles. »

www.labarbelabarbe.org

FB: La Barbe – groupe d’action féministe

Twitter: @labarbelabarbe

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Catégories :Uncategorized

La Barbe appelle à un rassemblement devant TF1 dimanche soir !

septembre 18, 2011 Laisser un commentaire

La Barbe appelle à un rassemblement devant TF1 dimanche soir !


« Laissez-nous trousser en paix », c’est le mot d’ordre du rassemblement demain 18h30 devant TF1, 1, quai du Point du Jour à Boulogne-Billancourt.
Evidemment, c’est la version « barbe » de Pas de justice, pas de paix, alors que Dominique Strauss-Kahn doit s’exprimer demain au journal télé.
Il faut dire que l’outrecuidance de l’annonce du retour triomphal de DSK à l’antenne est sidérante (si sidéré-es, nous pouvions encore l’être).

Certain-es diront qu’on s’acharne sur DSK. Il ne s’agit pas de cela. Ce type ne m’intéresse pas. Ce qu’on veut, c’est juste mettre en évidence l’indécence « d’offrir » le plateau à un homme qui est sous le coup d’une plainte pour tentative de viol en France et n’a pas été blanchi dans l’affaire de New York. Car la personne qui va interroger DSK est une journaliste, oui. Mais c’est aussi une amie d’une autre journaliste, Anne Sinclair, l’épouse de DSK.

Je n’arrive pas à imaginer que dans un autre pays cela puisse se produire ainsi. Que le copinage entre un-e journaliste et l’interviewé soit non seulement aussi énorme, mais en plus affiché avec aussi peu de retenue, comme si c’était » bien normal ».
Cette indécence, c’est même plus que cela, c’est la violence institutionnelle, et c’est elle que nous dénonçons.

Nous voulons que les média fassent leur travail, que les politiques et les institutions entendent que les femmes sont la moitié de la société, et qu’on ne peut pas continuer à les traiter ainsi.

PAS DE JUSTICE, PAS DE PAIX !

Catégories :Domination, sac a vomi Étiquettes : , , , ,

Le deuxième mensonge de DSK, le grand nettoyage de Google par les ANgrywOmeNYMOUS

septembre 17, 2011 7 commentaires

Lisez et partagez ce blog – vous y verrez comment DSK et son équipe nettoient les requêtes Google pour éviter de faire monter les articles et les réactions qui sont à son désavantage concernant ses deux procès pour tentatives de viol … Le perv veut aller à l’Elysée ? barrons lui la route coûte que coûte

Lire et partager sur le blog « Nous sommes toutes des femmes de chambre »

le contrat entre Royal avec la Nation comprend l’égalité hommes/femmes

septembre 12, 2011 7 commentaires

LE CONTRAT avec LA NATION
 ROYAL 2012

Devant le peuple français, moi Ségolène Royal, je m’engage à construire avec vous
la République du Respect par l’ordre social juste et la participation active des citoyens.

1 La République nouvelle que nous construirons ensemble redonnera sa juste place à chacune de nos institutions : un parlement renforcé dans ses pouvoirs de contrôle et revivifié par le non-cumul des mandats, une justice préservée de toute intrusion de l’exécutif, un dialogue social efficace, des associations vivantes. L’intelligence des territoires sera mobilisée.

2 Pour refonder la démocratie, je m’engage à consulter la Nation chaque fois que l’intérêt supérieur du pays l’exigera. Le référendum d’initiative citoyenne sera instauré et des comités citoyens encouragés.

3 Je créerai un Conseil Supérieur du Pluralisme pour protéger l’indépendance des médias. La liberté de la
presse à l’égard des pressions du pouvoir politique et des puissances de l’argent sera garantie.

4 Familles, Éducation, Santé, Sécurité seront protégées par la Nation. J’engagerai une action résolue pour la prise en compte du handicap, le recul des discriminations et l’égalité entre les hommes et les femmes.

5 Face à la crise et à l’explosion des inégalités, je ferai inscrire dans la Constitution la règle d’une bonne gestion des fonds publics. Elle comprend la juste répartition des efforts, la contribution équitable du capital et du travail, la garantie des ressources pour la Sécurité Sociale, la lutte contre la fraude et les gaspillages. Je m’engage à réduire la dette et à associer les Français à la réforme pour la justice fiscale, sans augmenter les impôts.

6 Pour faire de la France un pays d’entrepreneurs, les règles sociales et fiscales seront stables pour la durée
du quinquennat, grâce à un partenariat équitable entre les entreprises, les salariés et les pouvoirs publics
conclu lors du Grenelle des PME.

7 Je m’engage à défendre la place de la France dans le monde et le rayonnement de sa culture. La France sera une force motrice européenne pour ouvrir la perspective des États-Unis d’Europe. Elle agira pour mettre la finance au service de l’économie et pour que les banques obéissent au lieu de commander.

8 Notre nouvelle frontière sera la révolution écologique par la croissance verte et la mutation énergétique pour conquérir des emplois et protéger la planète.

9 Comme Présidente de la République, je serai la garante de la morale publique. Je veillerai au dépassement des clivages pour unir le pays face aux difficultés qui l’assaillent. Je rassemblerai autour des solutions efficaces et justes pour le travail et une vie meilleure.

10 Ce Contrat engage ma responsabilité de femme d’État face à la Nation. J’installerai un Comité de
Surveillance des Engagements dont les membres seront désignés à parité par la majorité et l’opposition.

La France a le devoir d’offrir à tous les siens l’espoir d’une ère nouvelle
en demandant à chacun de donner le meilleur de lui-même.

Vive la Liberté, l’Égalité, la Fraternité !

Le 10 septembre 2011

Ségolène ROYAL

Un troussage de domestiques – ou l’affaire DSK commenté par les féministes …

août 31, 2011 5 commentaires

Un troussage de domestique, coordonné par Christine Delphy, paraît aux éditions Syllepses le 1er septembre. Une rencontre-débat aura lieu le 15 septembre à 19h au Lieu Dit (6 rue Sorbier, 75020 Paris) ainsi qu’à la Librairie Violette and Co (102 rue de Charonne, 75011 Paris) le vendredi 23 septembre à 19 h.

Ce livre rassemble des articles de Clémentine Autain, Jenny Brown, Mona Chollet, Sophie Courval, Christine Delphy, Rokhaya Diallo, Béatrice Gamba, Michelle Guerci, Gisèle Halimi, Christelle Hamel, Natacha Henry, Sabine Lambert, Titiou Lecoq, Claire Levenson, Mademoiselle, Marie Papin, Emmanuelle Piet, Audrey Pulvar, Joan W. Scott, Sylvie Tissot, les TumulTueuses, Najate Zouggari.

 

« Devant l’indifférence massive à cette femme dont on ne sait encore rien, les féministes, d’abord éberluées par le déferlement d’une solidarité à la fois masculine et de classe  car elle émane souvent, trop souvent, de femmes , commencent, dès le troisième jour (le 16 mai) à se frotter les yeux et à saisir leur ordinateur. De leur côté, les amis de DSK  comme la théorie du complot est apparue à tout le monde très fumeuse  e raccrochent à une autre bouée  : la «  présomption d’innocence  », par laquelle ils comprennent que même suspect, même inculpé, il doit avant tout être considéré comme totalement innocent. »

« Les mots qui nous submergeaient, c’étaient les paroles de la musique qui se fait plus insistante de jour en jour et d’année en année et qui accompagne le spectacle de femmes habillées - ou plutôt déshabillées - en bunnies sur les plateaux de télévision, en corps sans têtes, sexes ou fesses en avant, sur les murs de nos villes. Les paroles, nous les connaissions  : elles sont dans neuf blagues sur dix de la radio «  Rires et chansons  », elles font rire Benoît Hamon, porte-parole du Parti socialiste qui les trouve «  un peu sexistes  » mais «  amusantes quand même  », elles sont dans neuf sketches sur dix des «  humoristes  »  ; elles sont dans les chansons du rappeur Orelsan («  je vais t’avorter à l’Opinel  »)  ; elles sont dans les commentaires de nos animateurs de télévision, ceux qui font crouler de rire les audiences. Elles se résument à «  du cul du cul du cul  » - mais «  le cul  », c’est, en dépit de sa crudité apparente, encore un euphémisme. «  Le cul  » c’est en réalité la mise en scène de situations où une femme est humiliée, soit parce qu’elle est idiote, soit parce qu’elle se fait baiser, soit encore - ça c’est le fin du fin - parce qu’elle est si idiote qu’elle ne se rend même pas compte qu’elle se fait baiser. Dans les cours de récréation, dans les bureaux, et jusque sur les bancs de l’Assemblée nationale. »

« Mais cette haine des femmes, qui parcourt toute notre société, nos contes populaires, nos chansons, notre culture, aussi loin qu’on remonte, cette haine qui est en arrière-plan - quand elle n’est pas au premier plan - de presque tous nos films, de presque tous nos romans, elle est comme la lettre cachée du conte d’Edgar Poe  : si visible, si «  évidente  » qu’on ne la voit pas. Quand on la voit, dans des cas exceptionnels de tueurs en série, on fait mine de croire que tous les viols sont exceptionnels, sont «  pathologiques  ». On ne dira jamais assez que les violeurs, comme les délinquants de la route, ne sont justement pas des délinquants  ; comme les maris violents, ce sont des hommes ordinaires  ; les plus ordinaires des hommes. Des hommes «  normaux  ». Qui, comme les autres, ne demandent que leurs droits. Le droit d’être les maîtres. Des maîtres qui punissent les femmes au nom de tous les autres maîtres. » Christine Delphy

Excellent article de Christine Delphy a lire sur le site du collectif Les Mots sont Importants …

Catégories :Domination, droits, féminisme Étiquettes : ,

Du Genre en politique, ce qu’en pensait Royal en 2007

août 27, 2011 7 commentaires

Du Genre en politique

Je n’ai jamais fait du simple fait d’être une femme l’étendard de mon combat. Mais j’ai toujours assumé cette dimension de mon identité personnelle et politique.
Que les choses soient bien claires : je ne crois pas que les femmes aient, par essence ou par nature, un rapport génétiquement différent à la politique. Ce que je crois, en revanche, c’est que nous sommes hommes et femmes, les héritiers et les héritières d’une histoire où l’inégalité des sexes alla longtemps de soi et dont nous commençons seulement à nous déprendre.

Ce que je crois, c’est que les hommes et les femmes sont encore inscrits dans ce qu’on appelle des rapports de genre – cad des rapports sociaux, pas biologiques – qui continuent de façonner, pour une part, les sensibilités, les imaginaires, les perceptions de soi et des autres, bien que la mixité progresse sous nos latitudes, à grands pas. Ce que je crois aussi, c’est que l’égalité n’oblige pas à l’indifférenciation. »

Ségolène Royal 2007
extrait de son livre « Ma plus belle histoire c’est vous » chez Grasset
chapitre 4 « L’autre moitié du ciel : candidate mais femme »

La prétendue séduction « à la française » n’est que de la violence sexuelle

août 25, 2011 Laisser un commentaire

C’est un curieux féminisme « à la française » qu’ont fait apparaître les débats autour de l’affaire Strauss-Kahn. Selon la sociologue Irène Théry, il « veut les droits égaux des sexes et les plaisirs asymétriques de la séduction, le respect absolu du consentement et la surprise délicieuse des baisers volés » (Le Monde, 28 mai 2011). En se référant au féminisme universel, qui en France comme ailleurs veut l’égalité et la justice, on peut se demander à qui profite ce mélange de notions opposées — droit et séduction, consentement à un acte sexuel et vol de baisers. Depuis des décennies, des féministes ont précisé le sens de mots relatifs à la sexualité, dissipant ainsi des confusions dues à la complaisance pour la violence machiste, symbolique (en mots ou en images) ou réelle (viols, coups, meurtres).

Plutôt que de flotter dans le ciel des idées, sur le nuage d’une prétendue « exception française », revenons aux réalités de la violence sexuelle dans le monde, cette violence que tant d’hommes, encouragés et protégés par le système de domination masculine, exercent sur de plus faibles.
Qu’est-ce qu’un séducteur, aujourd’hui comme hier, ici comme ailleurs ? Un homme qui, à force de sourires et de belles paroles, cherche à obtenir d’une femme ou d’une fille ce qu’elle ne propose pas, ce qu’elle ne désire pas. Quelle qu’en soit la forme — de la drague lourde des baratineurs de plage à la cour raffinée des libertins se croyant au XVIIIe siècle —, la séduction masculine « à la française » repose par convention sur une asymétrie visible : l’homme fait les avances, car c’est à lui de s’exposer en faisant le premier pas. Au contraire, l’éducation ou la contrainte sociale imposent aux filles et aux femmes des attitudes présentées comme typiquement féminines, pudeur ou réserve, tandis que la famille doit veiller sur leur réputation, voire sur leur virginité. Comme me le disait une voisine, mère de fils avec lesquels jouaient mes filles : « Plus tard, vous ferez mieux de rentrer vos poules, quand je lâcherai mes coqs ! » Tout au plus une femme « bien » peut-elle manifester discrètement sa disponibilité. Même si elle en meurt d’envie, elle se doit de résister à l’homme, de commencer par refuser ses propositions ; après une cour dont la durée dépend de la valeur qu’elle veut se donner, elle peut enfin paraître céder avec une réticence suffisante au désir masculin. Une femme qui accepterait avec empressement se déconsidérerait, comme le prouve le raisonnement machiste : « Une femme bien qui dit “non », ça veut dire “peut-être » ; si elle dit “peut-être », ça veut dire “oui » ; et si elle dit “oui », ce n’est pas une femme bien. » Déduction du dragueur : « Elle dit “non », mais ça veut dire “oui » ».

Une femme osant en public exprimer son désir à un homme est qualifiée d’« allumeuse », « provocante », ou « chaudasse », tous mots inusités au masculin. À tous âges et dans tous les milieux, la voilà classée — « une pute ! » — et rejetée du groupe. Alors que celui qui « ne pense qu’à “ça » » et « baise tous azimuts » est salué comme un « chaud lapin » ou un « don Juan », son équivalent féminin est une « grosse nympho » qu’« a le feu au cul » et « y a qu’le train qui lui est pas passé d’ssus ».

suite de l’article ici …