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Posts Tagged ‘Bettencourt’

la république de la gamelle

juillet 12, 2010 Laisser un commentaire

Mon père me disait l’autre jour « c’est le Président de sa République, pas de la mienne ». Né en 28 il sait de quoi il parle quand il dit « Hitler aussi à été élu démocratiquement  » ou encore « il est aujourd’hui absolument impossible de se faire des illusions sur Sarkozy »… et pourtant on est pas du même bord, mais là dessus, force est de nous rejoindre.

Hélas donc, pas de point Godwin possible pour Sarkozy …

On est dans la république de la gamelle, de l’auge. Celle qui voit la gauche et la droite aller à la soupe sous couvert d’ouverture. Celle qui dessine cette politique de l’entourloupe, de l’alternance maitrisée : le PS comme l’Ump doit être dans le fond garant des mêmes valeurs – seul l’emballage change – il faut préserver l’économie de marché à tout prix, et pour cela tous les moyens sont bons … suivez du doigt la carte : Fouquets, le Siècle, Bettencourt etc

Ce soir intervention du « président de sa république ».
On sait tous que les dés sont pipés.

Attendre encore 2012 ? Mais pourquoi faire ?

toi aussi vomis correctement

toi aussi vomis correctement ...

une femme sous influence

juillet 11, 2010 Laisser un commentaire

Qui a besoin d’isoler Lillianne Bettencourt ?

Question que je me pose et a laquelle nous avons bien entendu depuis qq jours un début de réponse, en fait on se rend compte que le clan Sarkozyste du Fouquets et du Siècle squatte littéralement la fortune Bettencourt, histoire de contrôler au mieux les « arrosages » sans doute :

lire :
Françoise Bettencourt Meyers : “Je n’ai qu’un but : retrouver ma mère.”

et
Eva A, banquière de Mme Bettencourt, et amie de la soeur de Patrice de Maistre
sur Sarkofrance

Lilianne Bettencourt : le poids de l’héritage

juillet 10, 2010 Laisser un commentaire

La femme la plus riche de France. Une Héritière à la tête d’un empire financier et idéologique tirant ses racines de la droite extrême et d’une vision de management profondément paternaliste, sexiste, voir cruelle.

J’ai relevée qq articles qui donnent des éclairages intéressants sur l’ambiance qui règne au sein de l’empire L’Oréal – un des donateurs les plus riche du « Premier cercle » de l’Ump … Donc très proche de Nicolas Sarkozy.

Il y a d’abord un article de Thierry Meyssan – investigateur aujourd’hui en parti discuté – malgré tout, le fond historique de cet article est clair et sans détour. A lire donc, pour comprendre qui étaient les Shueller – Bettencourt.

Histoire secrète de L’Oréal
par Thierry Meyssan*

Le géant de la cosmétique, L’Oréal, vient d’annoncer la restructuration de son capital. Ainsi disparaît le holding de contrôle créé par Eugène Schueller pendant la Seconde Guerre mondiale. Le fondateur du groupe était aussi l’un des grands financiers du complot de la Cagoule et du nazisme français. A la Libération, la société et ses filiales étrangères servirent de refuge aux criminels en fuite. Aujourd’hui, l’héritière du groupe, Liliane Bettencourt, est devenue la femme la plus riche de France. L’histoire du groupe éclaire la face cachée de la politique française contemporaine.

Ensuite il y a la série d’articles écrits par Mona Cholet dans le Monde Diplomatique :

L’Oréal ou la science de l’éternel féminin
Les « Nations unies de la beauté » ?

« La blonde parfaite qui se met du pétrole sur la tête » : la formule, glanée sur un forum Internet, résume bien une image persistante de L’Oréal dans le public. Or, il n’y a pas que le mot « pétrole » qui pose problème dans cet énoncé : il y a aussi, pour un groupe parti à la conquête du marché mondial, le mot « blonde ». Ses dirigeants vont répétant qu’ils ne cherchent pas à rabattre toutes les femmes sur le même modèle : « Une machine de guerre, nous ? Pas du tout ! On n’impose pas un canon de beauté universel. Bien au contraire ! Nous sommes au service de la beauté de chaque femme, chinoise, russe, africaine… » s’enflammait en 2006 M. Patrick Rabain, alors responsable de la division des produits grand public (1). « Nous sommes les Nations unies de la beauté », proclamait, quant à lui, M. Lindsay Owen-Jones, actuel président et, à l’époque, PDG du groupe, en 1999 (2).

« Shahnaz Habib mettait en cause la campagne promotionnelle pour White Perfect, dont elle avait été témoin en Inde : « Même le plus naïf des responsables marketing chez L’Oréal a dû avoir une lueur de doute : “Attends une minute, est-ce que c’est raciste de promouvoir la blancheur ? Est-ce qu’on afficherait ça sur un panneau géant à Times Square ?” (9) » M. Guerric de Beauregard, à la direction communication du groupe, déclare pour sa part : « Les produits dits “blanchissants” permettent une unification du teint et une suppression des taches. Nos marques sont plébiscitées par les consommatrices et sont parfaitement en phase avec les codes de beauté de l’Asie. »

« Assignation des femmes au souci de leur apparence, enchaînement à des critères physiques aliénants et tyranniques : c’est probablement la fondatrice de The Body Shop qui avait raison. Dans les années 1930, Eugène Schueller, pour sa part, ordonnait à ses commerciaux : « Dites aux gens qu’ils sont dégoûtants, qu’ils ne sentent pas bon et qu’ils ne sont pas beaux  »

Mona Cholet le Monde Diplomatique Article inédit — Juin 2009

Et celui-ci également :

L’Oréal ou la science de l’éternel féminin
Un management « cruel envers les faibles »

Le géant du cosmétique se distingue par son modèle de management, dit par la « saine inquiétude », et considéré comme exemplaire dans le monde de l’entreprise. Mis en place par M. Lindsay Owen-Jones, qui a dirigé le groupe pendant près de vingt ans, il repose sur l’informel, sur la culture orale, et sur l’esprit de compétition, tant en interne qu’en externe. Quelques anciens salariés ont bien voulu nous raconter leur expérience.
« Thibault*, ancien cadre, que nous avons également rencontré, en tremble encore : « On aurait dit Anthony Hopkins dans Le Silence des agneaux. Ou un parrain de la mafia. » Autre ex-salariée, Bénédicte*, qui a démissionné il y a un an, nous raconte : « Parfois, lors d’une réunion, quelqu’un était choisi comme bouc émissaire, et à partir de ce moment, quoi qu’il puisse dire ou faire, il n’avait aucune chance de s’en relever. Owen-Jones donnait l’exemple, et son comportement faisait boule de neige dans toute l’entreprise. »
Mona Cholet le Monde Diplomatique Article inédit — Juin 2009

Mais tout aussi glauque est la façon dont la presse et le milieu des affaires présente Lillianne Bettencourt. En gros cette femme – en dehors du fait d’être considérée comme la femme la plus riche de France – n’a aucune existence propre : le procès intenté par sa fille la fait passer pour une femme sous influence incapable de gérer ses relations privées. Quand Claire Chazal procède a une interview – on fait passer Lillianne Bettencourt pour une veille dame sourde, complètement gaga et sans aucun relief. Si « Dédé » était encore vivant Chazal aurait fait une interviex tout à fait différente. Infantilisation, réduction, inexistence: Tous les markers de l’éffaçage de la personnalité sont là. LB est l’archétype même du fameux « soit belle et tais toi ».