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Posts Tagged ‘fichage civil’

hadopi : pas de féminisme possible sans liberté de l’internet ! Il reste 24 h pour convaincre votre député(e)

Paris, le 11 mai 2009 – L’HADOPI sera soumise au vote solennel de l’Assemblée nationale ce mardi 12 mai. En plein « Hadopigate », la pression est très forte sur les députés. Quelques jours après la condamnation du texte par le Parlement européen pour la quatrième fois consécutive, il reste 24h pour appeler les députés et les convaincre de rejeter le texte.

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Un ordre à faire tomber

Un ordre à faire tomber

vendredi 1er mai 2009, par soutien11novembre

C’est raté. Nous n’avons pas eu peur des terroristes « anarcho-autonomes » tissant des réseaux internationaux. Cette irruption si brutale, si grossière, de la police politique nous a poussés à mettre des mots sur nos amertumes, à sortir de nos isolements. Dès le lendemain des arrestations, les comités de soutien ont fleuri comme des crocus après le dégel. Sans concertation ni mot d’ordre, la contagion a opéré : concerts, débats, rencontres, soirées…

Partout, le soutien a réuni des dizaines, des centaines de personnes. C’est raté. C’était trop gros, peut-être. Personne n’a voulu croire que celles et ceux qu’on accusait d’avoir débranché des TGV étaient des brutes sanguinaires qui fomentaient de terribles attentats. L’affaire de Tarnac a été un déclic. Parce que nous avions oublié qu’on traitait ainsi les ennemi-e-s politiques, oublié que quelques intentions radicales pouvaient mener si officiellement dans vos geôles. Nous ne savions pas non plus que ce qui représente à vos yeux un si grand danger était isolable dans une fantasmatique mouvance. Nous avons senti, différemment, de maints endroits, épidermiquement, que quelque chose clochait. Et si ces arrestations mettent à jour une volonté de terroriser, elle ne vient pas des personnes inculpées.

Il y a une étrange résonance, partout où nous évoquons l’affaire qui ici nous occupe. Et nous sentons bien que le soutien, au moins autant que dans le nombre des signataires d’une pétition, est dans le regard amusé de la passante qui observe une altercation entre des policiers et un groupe de jeunes en souhaitant secrètement que ces derniers l’emportent, qu’il est dans l’œil espiègle de celui qui consulte au bureau un pamphlet antisocial caché dans un manuel de management, dans le geste discret de l’administratif dissimulant les pièces qui justifieraient une reconduite à la frontière, dans la détermination de celles et ceux qui séquestrent leurs patrons, qui pratiquent les réquisitions de biens, ou dans la tension qui monte désormais systématiquement à chaque fin de cortège.

L’« affaire de Tarnac » est un prisme efficace pour lire l’époque et les luttes qui la traversent. On reconsidère avec moins d’indifférence les arrestations – plus discrètes – qui avaient précédé. On voit plus clairement à quoi servent les lois antiterroristes. Et à quoi sert le fichage, et ce qu’il en coûte de vouloir s’y soustraire, et ce qu’il en coûte d’accepter de s’y soumettre. Ce qui était diffus, dans l’air, s’est cristallisé là de telle manière qu’il est devenu très difficile de ne pas prendre parti. On saisit mieux la nécessité pour un gouvernement, dans une époque si explosive, d’inventer la figure d’un ennemi intérieur. Et l’on devine en filigrane le cauchemar inavoué d’un système qui perd pied : celui dans lequel les citoyens d’hier arrêtent de jouer le jeu, se défient de l’ordre établi, et s’organisent en conséquence.

Il y a finalement bien des légendes auxquelles, en chemin, nous avons cessé de croire. Comment, dès lors, ne pas se sentir proche d’insoumis-es qui ont pris au sérieux la nécessité de s’organiser collectivement ? Comment, dans cette époque où ce qui se partage le mieux est l’amertume et le sentiment de passer à côté de sa vie, ne pas ressentir une complicité avec celles et ceux qui ont cherché à s’extraire de la tristesse ambiante, et à lutter contre ses causes ? Comment ne pas percevoir dans leur défiance l’écho de celle que nous éprouvons tous ?

Sans les arrestations du 11 novembre, L’insurrection qui vient n’aurait peut-être jamais été aussi lu – en tout cas, pas collectivement, et sans doute pas dans une perspective si évidemment pratique – ; comme n’auraient peut-être jamais eu lieu toutes ces discussions, toutes ces actions, toutes ces rencontres. Nous éprouvons la force et la joie qu’il y a à mettre en commun nos doutes et nos colères, et nous voyons des « bandes » se former que vos récentes lois n’arriveront pas à dissoudre. Nous voyons combien les arrestations qui, pour des motifs plus ou moins oiseux, se succèdent, relèvent du réflexe panique d’un pouvoir affolé. Aussi, elles ne nous dissuadent plus de grand-chose. D’autres personnes sont encore en prison pour des motifs similaires à ceux de Tarnac. Certaines y retournent, pour n’avoir pas scrupuleusement respecté l’interdiction qui leur était faite de se voir. Les contrôles judiciaires, la dispersion forcée de toutes les amitiés qui s’organisent, se multiplient. Vos prisons, et toutes celles que vous pourriez construire, ne suffiront jamais à enfermer tout ce qui sort de vos normes. Et où que nous soyons, les solidarités se tissent. Dans cette période de crise et de troubles, nous ne sommes qu’une voix dans le concert de celles et ceux qui ne s’accommoderont plus de rabibochages. Dans des pans entiers du territoire, dans des pans entiers du peuple, l’adhésion au système est en miettes. La désaffiliation devient un peu partout un chemin praticable. Et c’est tant mieux. Rien ne nous console tant de ce que vous avez voulu infliger aux « neuf de Tarnac », que de constater que de toutes parts surgissent pour vous des menaces autrement plus nombreuses que ce que vous avez cru conjurer.

Ce n’est plus de l’incompréhension que nous ressentons, à retracer le fil de cette affaire. Mais comprendre les logiques à l’œuvre n’apaise pas. Cela aiguise seulement la colère. Les inculpations doivent être levées, comme doivent être défaits les arsenaux antiterroristes, antibandes, antimasques, antirassemblements, qui visent à briser toute solidarité effective. Durant tout le mois de mai, dans chaque ville où ils se trouvent, les comités de soutien multiplieront les initiatives ; le 8 mai, se tiendront des réunions publiques afin que se pose partout la question de savoir ce que signifie réagir à hauteur de la situation qui nous est faite. Il n’y a pas neuf personnes à sauver, mais un ordre à faire tomber. A la fin mars, près de trentes comités de soutien aux inculpés de Tarnac se sont retrouvé à Limoges pour discuter des suites à donner à leur action. Ce texte a été élaboré au cours de ces rencontres.

Après EDVIGE, voici le temps de HERISSON

avril 30, 2009 Laisser un commentaire

23.03.2009

Corinne Lepage:

Après EDVIGE, voici le temps de HERISSON

Le projet HERISSON risque de faire couler autant d’encre que le fichier EDVIGE et ce d’autant plus qu’il convient de le rapprocher du projet de loi HADOPI.

De quoi s’agit-il ?

Hérisson signifie Habile Extraction du Renseignement d’Intérêt Stratégique à partir de Sources Ouvertes Numérisées. Un appel d’offres avait été lancé en 2007 par la délégation générale de l’armement avec pour objet, la conception, réalisation et évaluation d’une plate-forme dédiée au traitement des sources ouvertes pour le renseignement militaire d’intérêt stratégique.

Il s’agit en réalité de surveiller tous les réseaux avec des technologies extrêmement poussées permettant le cas échéant de surveiller en réalité tous les acteurs du Web, en dehors de tout contrôle. En effet, le système s’intéresse à tous les contenus qui transitent sur les chats IRC, les mailings liste les forums, les réseaux sociaux, les newsgroups, les flux RSS, les blogs, podcasts, et les systèmes P2P , le système peut également gérer tous les e-mails et tous les formats de telle sorte qu’il n’y a plus aucun secret de la correspondance. Les radios et télévisions sont également visées puisque quel que soit le contenu (texte , image, son et vidéos), Hérisson peut les suivre. Il peut même faire mieux. En effet il accède aux caractéristiques brutes et aux métadonnées d’une image, peut identifier une personne dans une vidéo . Il peut bien sûr reconstituer les liens cachés et prendre ainsi en compte la problématique du Web invisible.

Toutes les informations sont ensuite stockées, mises à jour, archivées et peuvent être exploitées par un moteur multicritère. Ainsi, non seulement les messages, l’image d’une personne pourront être aisément fichée par hérisson mais encore, les liens de cette personne avec d’autres qu’elle aura ou non choisis pourront faire l’objet de toute une série d’extrapolation. Bien sûr, personne ne peut être opposée à ce que la défense nationale ne fasse évoluer ses moyens de contrôle de la sécurité nationale mais la difficulté vient précisément de ce que aucune assurance n’existe bien au contraire que cet immense instrument de contrôle ne sera pas utilisé à d’autres fins. Pensons un instant au nouveau rôle d’internet dans les campagnes politiques !

En réalité, c’est bien une société de surveillance généralisée qui se met en place. Ainsi, rappelons qu’en novembre 2008 Xavier Darcos et Valérie Pécresse avaient chacun lancé, un appel d’offre, respectivement d’un montant de 100.000 et 120.000 euros dont l’objet est «la veille de l’opinion dans les domaines de l’éducation, de l’enseignement supérieur et de la recherche». La veille devait porter sur l’Internet ainsi que sur la presse écrite, les dépêches d’agence de presse, les baromètres études et sondages

Selon le cahier des clauses particulières, il s’agissait notamment d’«anticiper et évaluer les risques de contagion et de crise», d’«alerter et préconiser en conséquence» ou encore de «repérer les leaders d’opinion, les lanceurs d’alerte et analyser leur potentiel d’influence….

Le projet de loi HADOPI qui permet la riposte graduée, est contraire au demeurant à une résolution votée le 10 avril 2008 par le Parlement européen qui « invite la Commission et les États membres à éviter de prendre des mesures qui entrent en contradiction avec les libertés civiques et les droits de l’homme et avec les principes de proportionnalité, d’efficacité et de dissuasion, telles que l’interruption de l’accès à l’Internet. »

Lors des Assises du numérique, le président de l’Autorité de Régulation des Mesures Techniques et probable futur président de l’Hadopi s’est dit prêt à mettre en place « un processus de traitement automatisé permettant l’envoi de 10 000 messages d’avertissements par jour ». 10.000 messages par jours, ce sont 3,65 millions de messages par an.

Pour les envoyer, il faut connaître l’adresse IP de l’abonné, et demander l’adresse e-mail correspondante au FAI. Pour mettre en oeuvre la riposte, le nom de l’internaute devra être inscrit dans un registre communiqué aux fournisseurs d’accès à internet. Or par le passé, la CNIL n’a autorisé ce type de fichage qu’à la condition expresse que le nom de la personne soit retiré dès lors que le dommage qu’il a causé est réparé Or ici, le fichage reste actif pendant un an, sans que l’abonné n’ait la possibilité de mettre fin au dommage qu’il a causé par sa négligence. Pour cette raison, la CNIL a rendu un avis très réservé sur le projet Hadopi en termes d’opportunité et pour des raisons juridiques en raison de l’absence de proportionnalité entre l’atteinte à la vie privée (collecte de masse d’adresses IP, coupure de l’accès Internet) et le respect du droit de propriété (la protection des ayants droit), via une base de données personnelle monstre.

Ainsi, ce fichage des les internautes qui se met en place vient s’ajouter aux 45 fichiers déjà existants sans compter les 12 qui sont en préparation (contre 34 en 2006). Près de 8 millions de personnes sont aujourd’hui répertoriés dans les fichiers STIC et JUDEX , dont des victimes, des témoins et des personnes innocentées.

Il est clair qu’au nom de la sécurité , qu’elle soit intérieure ou extérieure, nous sommes en train d’entrer dans une société de surveillance généralisée dans laquelle non seulement les organes de contrôle, à commencer par la CNIL n’ont pas les moyens nécessaires pour remplir leur mission, mais de surcroît ne sont pas suivies quand il donne des avis négatifs et ne sont même pas consultés pour les menaces les plus graves comme le projet HERISSON. Il ne reste plus qu’ aux citoyens de défendre leur liberté.

Tribune France-Culture du lundi 23 mars

Nous allons récolter la tempête … si nous ne faisons rien …

mars 29, 2009 2 commentaires

Cette chanson à bercé mon adolescence … elle n’a pas pris une ride … je ne m’affole plus et j’attends la tempête !

Tarnac : La journée d’hier a été l’occasion de pseudos rebondissements …

Pseudos rebondissements dans l’affaire dite de Tarnac

La journée d’hier a été l’occasion de pseudos rebondissements dans l’affaire dite de Tarnac. Dans un premier temps, un article du journal Le Monde revient à nouveau sur l’enquête judiciaire, une journaliste ayant visiblement eu accès à l’intégralité du dossier d’instruction. Décrivant sur toute une page ce qu’elle y a découvert, elle en arrive à cette conclusion (la même que tous ceux qui ont pu accéder à ces informations) : la justice ne dispose d’aucun élément matériel permettant d’étayer l’accusation « d’association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste ». L’article détaille par ailleurs les mesures toujours plus délirantes qui furent mises en oeuvre pour surveiller Julien pendant plusieurs mois : écoutes, caméras dans les arbres, intervention des services financiers, courrier ouvert, filatures, enquêtes de voisinage, etc. Quelques heures après la sortie de cet article, l’accusation s’est fendue d’une brève contre-attaque. « Non non le dossier n’est pas vide » : la police prétend avoir « découvert » plusieurs documents informatiques permettant de légitimer l’accusation de terrorisme : des textes évoquant l’ouvrage « l’Insurrection qui vient », une quittance EDF (« qui aurait pu servir à d’éventuelles falsification »), et un « manuel » de 60 pages (!) expliquant la fabrication de bombes artisanales.

La police et le parquet sont visiblement à la peine pour tenter de relancer l’intérêt pour cette affaire. Personne ne croira sérieusement à la « découverte », sur des ordinateurs saisis il y a 4 mois déjà, de « nouveaux » documents accablants. Il ne faut pas plus de quelques heures pour faire le tour d’un disque dur. Une partie du matériel informatique a d’ailleurs été inspectée durant les gardes à vues. Ces documents sont-ils si crédibles qu’il n’a même pas été nécessaire de les évoquer plus tôt dans l’enquête ? Où découlent-ils de pures falsifications ? Ces basses manoeuvres sont celles d’une accusation visiblement en perte d’arguments. Malgré la grossièreté de telles opérations, il n’en a pas fallu beaucoup plus à certains médias pour relayer cette information « croustillante », participant (encore une fois) pleinement à cette nouvelle opération de propagande qui vise à faire oublier la faiblesse du dossier d’instruction.

La police se délecte : elle a non seulement réussi à réactiver l’imaginaire terroriste (grâce au simple mot « bombe »), mais elle prétend à partir de ces « nouveaux éléments » pouvoir user de cette spécificité française qu’est l’accusation d' »association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste » – qui permet des condamnations préventives sur des présomptions d’intention, même quand aucun acte ne peut être imputé aux inculpés. Gageons que ces pseudo-révélations feront long feu, comme nombre d’éléments dans cette affaire qui, avant d’être totalement décrédibilisés, furent brandis victorieusement par les fins limiers de la SDAT. Il serait d’ailleurs temps que l’accusation cesse de se ridiculiser jour après jour. Rappelons enfin que cette offensive intervient alors que les inculpés ont publié il y a peu une lettre ouverte à leurs juges, et tandis que le pouvoir accentue les opérations répressives dans la crainte de troubles sociaux : poursuites judiciaires à la suite de la manif du 19 mars, lois anti-bandes, réincarcération de Farid, sommet de l’OTAN.

 » Il y a le feu au plancher » !!!!!!!

décembre 21, 2008 Laisser un commentaire

HYSTÉRIE SÉCURITAIRE
 » Il y a le feu au plancher », le député des Verts, Noël Mamère, a appelé les citoyens au sursaut.
C’est vrai que ça commence à bien faire. La dérive policière à laquelle on assiste depuis quelques semaines fait peur à nombre d’entre nous, et c’est peut être le but recherché…

Ce 11 décembre 2008, le député de Gironde a invité autour de lui plusieurs parlementaires pour une conférence de presse sur l’affaire des supposés dangereux « terroristes de Tarnac » en Corrèze. Sur les 9 personnes violemment arrêtées le jeudi 11 novembre dernier, deux sont encore incarcérées. Julien Coupat, désigné par la police et la justice antiterroriste comme le leader du groupe, et sa compagne, Yldune L., sont toujours détenus à Fleury-Mérogis et à la Santé. Leurs parents étaient également présents ce jeudi. Très (trop) vite déclarés coupables et qualifiés de « terroristes » par la police et les médias, tous sont encore sous l’autorité d’une justice d’exception.

«On assiste à une diabolisation de ces jeunes adultes qui ont fait un choix de vie différent et généreux», a estimé Gérard Coupat, le père de Julien. Tous ont réclamé que les jeunes bénéficient de la « présomption d’innocence », et ont demandé que cette affaire de vandalisme, qui n’avait mis aucune vie en danger, ne soit plus considérée comme du terrorisme par la justice.

Étaient présents ce jour là: Noël Mamère (député des Verts de Gironde), Martine Billard députée des Vert de Paris, Patrick Braouezec (député communiste de Seine-Saint-Denis), Bernadette Boursai (sénatrice PS de Corrèze), Gérard Bapt (député Socialiste de la Haute-Garonne)et Jean-Pierre Dubois (président de la Ligue des droits de l’Homme)

John Paul Lepers
Matthieu Martin
Olivier Joube

un fichage d’opinion des enseignants sera mis en place pour la France

novembre 10, 2008 3 commentaires

Darcos d’abord sur Reuters

Xavier Darcos veut « repérer les leaders d’opinion »

ORLEANS, Loiret (Reuters) – Le ministère de l’Education nationale entend surveiller étroitement les blogs et les forums de discussion sur internet auxquels participent les enseignants français, au grand dam de syndicalistes du secteur.

Le ministère vient de lancer un appel d’offre ayant pour objet « la veille d’opinion » et son cahier des charges, paru au Journal officiel du 4 novembre dernier, est très précis.

Il prévoit que le prestataire retenu devra « identifier les thèmes stratégiques (…), décrypter les sources des débats et leur mode de propagation (…), repérer les leaders d’opinion, les lanceurs d’alerte et analyser leur potentiel d’influence et leur capacité à se constituer en réseau ».

Jean-Marc Vinauger, du syndicat Sud-Education du Loiret, s’est insurgé contre la création de cet outil qui, selon lui, démontre que le gouvernement veut contrôler les opinions contestataires, des mouvements de grève ayant accueilli sa volonté de supprimer 13.500 suppressions de postes en 2009. A la rentrée 2008, 11.200 postes ont déjà été supprimés.

« Le ministre, qui affirme dans la presse que les enseignants adhèrent largement à ses réformes, est si sûr de lui qu’il lance un appel d’offre à des officines privées pour la modique somme de 220.000 euros par an afin de détecter les foyers d’agitation », déclare Jean-Marc Vinauger.

Au cabinet de Xavier Darcos, ministre de l’Éducation nationale, on dément ces accusations tout en reconnaissant une attention particulière portée à l’opinion des agents.

« Il s’agit d’un appel d’offre renouvelé chaque année depuis 2006 », précise-t-on à la délégation communication du ministère.

« Ce qui est nouveau, c’est la place occupée aujourd’hui par les forums et les blogs sur internet. Il est très intéressant pour un ministre de connaître l’opinion de ses agents et en premier lieu des enseignants », explique-t-on au ministère.

« Il n’est pas question d’un esprit de fichage, mais d’une connaissance plus fine de la façon dont les enseignants perçoivent la politique de leur ministre. »

Les principaux syndicats d’enseignants des collèges et lycées ont appelé à la grève le 20 novembre contre le projet de budget pour 2009 qui prévoit des réductions d’effectifs, rejoignant ainsi l’appel des enseignants du primaire.

Mourad Guichard, édité par Yves Clarisse

Lire aussi ce texte en provenance du blog résistance pédagogique

Puis ce document qui circule sur le net depuis qq jours et que je met a dispo dans la colonne de droite … C’est un appel d’offre pour une veille d’opinion sur le net très orienté éducation – cela ne fera que renforcer la mobilisation de résistance des enseignants qui doivent faire une manifestation de très grande envergure ce 20 Novembre

J’ai fait trois captures d’écran :

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