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Et maintenant boycottons le zénith de Martine ! ;-)

« Tous au Zénith de Paris le 22 mars ! »

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« Chère Camarade, Cher Camarade,

Tu trouveras ci-dessous le tract d’invitation au rassemblement du 22 mars:

« Le Printemps des libertés. Pour la défense de la République »..

Nous te remercions de veiller à ce que cette invitation soit diffusée le plus largement possible pour que cet événement soit une grande réussite.

Nous comptons sur ta mobilisation !

Amitiés socialistes.

et blablabbla …

Il faut que ce zénith soit vide …

Martine Aubry prépare son 2012

martine

Elle prépare son zénith, un peu copié-collé, il faut bien le dire, sur celui de Royal. Fout la zone exprès dans les liste pour les Européennes pour disperser la motion E façon puzzle. Bétonne sa région Nord Pas de Calais pour garder la main quoi qu’il arrive et surtout pour avoir un bon réservoir pour les prochaines Prési … Y a pas à dire. Elle cause peu mais elle flingue tout le PS !

Mais les chats retombent toujours sur leur pattes et ont sept vies ! 😉

LE DOUBLE LANGAGE DE MARTINE AUBRY

novembre 20, 2008 Laisser un commentaire

LE DOUBLE LANGAGE DE MARTINE AUBRY
Reims : le fantôme de Guy Mollet

par Jacques Julliard, Le Nouvel Observateur,

Deux figures ont émergé parce qu’elles n’ont pas pratiqué la langue de bois : Ségolène Royal et Benoît Hamon

Ne pas ajouter la commisération à l’imposture» : renonçant à son discours de clôture, François Hollande a parfaitement exprimé les sentiments qui agitent acteurs et spectateurs de ce calamiteux congrès socialiste de Reims. Inutile, donc, d’ajouter de nouvelles imprécations au formidable lamento qui s’élève des campagnes et des villes, des bistrots et des tables de rédaction, toutes opinions confondues.

Tâchons plutôt de comprendre. Le coup de barre à gauche est au PS un grand classique des lendemains de défaite et des phases de reconstruction. On l’a entendu dans la bouche de Guy Mollet à la Libération, de Chevènement après dix ans de gaullisme, d’Henri Emmanuelli après la déroute de 1993. Cela n’a pas empêché ensuite Mollet de s’allier aux tenants de l’Algérie française, Chevènement de flirter avec Villiers et Pasqua, Emmanuelli de préconiser une candidature Delors à la présidentielle…

Or le mollétisme, cette figure de style faite de contradictions et de dénis de la réalité, est bel et bien de retour au PS. Le fantôme de Guy Mollet hantait les travées du congrès de Reims quand on entendit Martine Aubry, qui s’était alliée aux centristes à Lille, soupçonner sa rivale du noir dessein de vouloir faire de même partout ailleurs, et elle encore – qui anima jadis le club Agir financé par des patrons – emprunter des accents ouvriéristes qui eussent dû faire jaillir «l’Internationale» des gradins… Pour en arriver là, Martine, européenne de convictions comme de famille, avait passé un accord privilégié avec Laurent Fabius, le champion du non en 2005. Faut-il rappeler encore que la dame des 35 heures avait été d’abord, au Parti socialiste, la seule à combattre lucidement cette idée sortie tout armée du cerveau fertile de Dominique Strauss-Kahn ? Tant d’inconséquence donne un peu le tournis.

Ces alliances, partout présentes dans les discours de Reims, parlons-en. Donner la priorité à la question des alliances est un aveu de faiblesse : un grand parti, avant d’aller chercher de l’aide à l’extérieur, s’efforce d’abord de rassembler autour de lui et de ses idées. Cela dit, faut-il que le PS ait à ce point perdu confiance en lui-même pour en venir à faire du refus de toute alliance au centre le critère principal de son identité ? Et qu’est-ce, aujourd’hui, que cette fantomatique union de la gauche, quand Besancenot récuse d’emblée toute alliance avec le PS et que le PC a rassemblé moins de 2% des suffrages à la dernière présidentielle ? On feint de raisonner au PS comme si l’on était encore aux riches heures du Programme commun, quand les communistes pesaient plus de 20% des suffrages. Le refus de regarder la réalité en face est un symptôme de décadence. Si le monde extérieur disparaissait, combien de temps le PS mettrait-il à s’en apercevoir ?
Grande est aujourd’hui la tentation de s’écarter d’un parti aussi déréistique. Et pourtant, il faut y résister. Ni Bayrou ni Besancenot ne sont la solution. Quant à Sarkozy, il est le problème. Deux figures ont émergé de la confuse mêlée de Reims, parce qu’elles n’ont pas pratiqué la langue de bois de rigueur chez leurs rivaux : Ségolène Royal et Benoît Hamon.

par Jacques Julliard, Le Nouvel Observateur,